DE CARÊME
LE MAUVAIS RICHE
r’i'udor in hâc flfimnui.
Je suUtoumifntédjns celte flaraoif. ^Mc, ivi, 24.)
QueUsoul donc le. crimes.ffreui, mesFrères, j
ipii onl GreiHé i cet iarorluiK ce gouHie de tour- |
menu où il est enseeeli , et illnnié le feu TenKeor qui le dévore ? Est-ce un prof.iMteur de son propre corps ? s-l-il trempé ses msiiu dans le sang innocent ? a-t-il fait de U veuve et de l'orphelin la proie de ses injustices? est-ce un homme sans foi , sans mœurs, sans caractère, un monstre d’iniquité?
Ecoutez-le , vous qui croyez qu'une vie douce et paisible, où l'on n’accoide rien aux paaaions extrêmes, mais où l’on accorde tout à l'imonr-propre, est une vie chrétienne; et qne ne pu faire le mal, e'est tout l'ËvangUe. Ce réprouvé qui sort aujourd'hui de l’aMine pour vous instruire étoit riche , dit Jésus-Clirist ; il étoit vêtu de pourpre et de lin ; il bisoit tous les jours bonne dière ; du reste, moins atletilif qu’il n'auroil dù aux besoins de Lazare qui languissoit à sa porte; voilé tous ses crimes. En vsin en vondrions-Dous chercher d'sntres dans la dissolution de ses mœurs; oe n'est pu ce qu'on lui reproche. Il avoit reçu de grands biens ; il en goùtoit toutes les doucears : Abraham ne cherche point ailleurs le sujet de u condamnation ; nous serions téméraires de lui prêter des désordres que son histoire tait, dont Jésos-Cluist l’absout par son silence : nous oontredirioiu même les bitentioos du Sauveur en detoumant le sens et l’esprit de cette histoire , et détruisant tout le fruit qu’il se propose d’en retirer.
Qu’eùt-il été besoin en eilél, mes Frères, que Jésus-Clirist vint nous ouvrir l’abime , pour nous ■aire voir dans les tourments un impudique, un sacrilège, un pécheur déclaré? On sait assez que les fomicatears', les impies, les ravisseurs du bien d’autrui, n’auront point de part dans son royaume : tonte l’Écriture est une prédiction continuelle du malheur qui leur est préparé. S’il nous ouvre donc aujourd’hui le sein de l’enfer, c’est pour nous y montrer un réprouvé que nous n’y attendions point, et dont le plus grand vice a été de n’avoir point de vertu : c’est pour nous apprendre que la rie mondaine toute seule , quand vous en demeureriez U , et que vous ne tomberiez dans aucun excès , est nne vie criminelle à ses yeux , digne de l’enfer et de ses flammes.
Voilé l’esprit et la Un de Phistoire qoe Jésus- Christ nous racnnte aujourd’hui ; et c’est é cette vérité , la plus importante peut-être qu’on puisse traiter dans la morale chrétienne, que je vais ramener, par des réflexions édifiantes , toute la suite de notre Évangile. Dans le portrait que nous fait Jésus-Christ du nuuvais riche, vous verrez la peinture d’une vie moUe et mondaine, qui n’est accompagnée, ni de vice , ni de vertu : dans le récit de son supplice , vous en verrez la condaranatioa et U lUplotaÙe destinée. G’est-é-dire l’intMceace dit
LE MAUVAIS RICHE
monde exposée et condamnée : c*e$t le sujet de celle homélie. lmpleix>ns, etc. Avty Maria .