IS RICHE
la Tîolenee de l’aroonr naturel qne notre ame a pour son Dieu; parée que les faux biens qui noos environnent , et que nous prenons pour le bien véritable , ou l’occupcnt , ou la partagent : mais l’aroe une foi-s séparée du corps , ah ! tous ces fantômes qni l’abiLsoient, s'évanouiront : tous ces altachementsëlrangerspériront : elle ne pourra plusaimer que son Dieu , parce qu’elle ne connoltra pKis que lui d’aimalile : tous ses pencliants , toutes ses lumières, tousses désirs, tousses mouvements, toot son être se réunira dans ce seul amour : tout l’emportera , tout la précipitera , si je l’ose dire , dans le sein de son Dieu , et le poids de son iniquité la fera sans cesse retomber sur elle-même : éternellement forcée de prendre l’essor vers le ciel , éternellement repoussée vers l’abtme, et plus malheureuse de ne pouvoir cesser d’aimer, que de sentir les effets terribles de Ia justice et de la vengeance de ce qu’elle aime.
Quelle affreuse destinée ! le sein de la gloire sera totijonrs ouvert aux yenx de ces infortunés; sans cesse ils se diront à eux-mêmes : Voilà le royaume qui nous étoit préparé; voilà le sort qui nous attendoil; voilà les promesses qui nous étoient faites; voilà le Seigneur seul aimable, seul puissant, seul miséricordieux, seul immortel, pour qui nous él ions créés ; nous y avons rentmeé pour un songe , pour des plaisirs qui n'ont duré qu'un instant. Eh ! quand nous n’anrions rien à souffrir dans ceséjonr d'horreur et de désespoir, cette perle toute seule pourroii-elle être assez jfleuréc? Première circonstance que nous rapporte Jésus-Christ des tourments du riche réprouvé : U est niallieoreux par l’image toujours présente de la félicité qn’il a perdue.
Mais il est encore malheureux par le souvenir des biens qu’il avoit reçus pendant sa vie : seconde circonstance de son supplice. Mon fils, lui <lit Abraliaro , souvenez-vous des biens que vous avez reçus pendant votre vie : Fiii , recordare qnia rereptsH ^na tn rtfd fvd. Or, quelle foule de pensées désespérantes Abraham ne réveille-t-il pas dans soa esprit avec ce souvenir ! l’avantage d’être descendu d’un peuple saint et d’une race bénie , méprisé ; les promesses faites à la postérité d’Abratiam , inutiles pour lui; le temple, l’autel , les sacrifices , la loi, les înslructkms des prophètes , les exemples des justes de la synagt^ue, tout cela sans fruit pour son salut ; les biens même temporels dont il auroit pu se servir pour acheter une couronne immurlelle , employés à flatter un corps destiné à brûler éteruelleinent : Hecordare quia rêcepitii bona il) vitd fud. Ainsi l’arne réprouvée enteiKlra pendant toute rétemilé , au milieu de ses tour-
JEUDI DE LA DEUXIÈME SEMAINE
ments, etOe voix amère : iourrnes-rom des biens gue TOUS ares reçus pendant votre vie. Rappelez cea jours passés dans l'abondance ; cette Toule d’esclaves attenlib i prévenir même vos souhaits ; les distinctions publiques, qui vous avoient fait passer des moments si doux et si a^éables ; ces talents éclatants qui vous avoient attiré l'estime et l’admiration des peuples, reeordare; souvenez-vous-en. Quel supplice alors pour celle ame , que le parallèle de ce qu’elle avait été avec ce qu’elle est ! Plus l’image de sa félicité passée sera agréable , plus affreuse sera l’amertume de sa condition préseule ; car lelle est la destinée de l’adversilé , de nous grossir et nous mettre sans cesse sous les yeux les plaisirs de notre première situation , et les malheurs attachés é notre condition présente.
Ce n’esl pas assez ; un lui rappellera encore tous les biens de la grâce dont elle a abusé : Jtecordare quia recepisti bona. Souvenez-vous que vous étiez enbnt des saints, et né au milieu d’un peuple fidèle : vous aviez reçu tous les secours d’une éducation chrétienne : Je vous avois donné en partage une ame bonne, un coeur défendu par d'heureuses inclinations : tous vos moments presque avoient été marqués ou par quelque inspiration secrète, ou par quelque événement public, qui vous rappeloil aux voies du salut ; Je vous avois fait naître dans des circonstances si favorables è la piété ; Je vous avois environné de tant d’obstacles contre vos passions , de tant de facilités pour la vertu , qu’il vous en a plus coûté pour vous perdre, qu'il ne vous en eût coûté pour vous sauver, reeordare: souvenez-vousen : rappelez toutes les grâces dont vous avez abusé avec tant d’ingratitude , et combien il vous étoit aisé d’éviter le malheur où vous êtes tombé.
Ah ! c’est ici quel’ame réprouvée, repassant sur toutes les hdlités de salut que la bonté de Dieu lui avoit ménagées, entre en fureur contre elle-même. Plus elle approfondit son aveuglement, plus son malheur l’aigrit et la dévore , plus sa rage croit et augmente; et la plus douce occupation de son désespoir, est de se liair éternellement elle -même. O Dieu ! que vous êtes Juste en punissant le pécheur, puisque vous le rendez lui-même rinstrument le pins affreux de son supplice ! Seconde circonstance des tourments de notre infortuné : il est malheureux par le souvenir du passé.
U est encore malheureux par les peines présentes qu’il endure : Crucior In hdc jiammd ; Je souffre d’extrêmestourmenLsdanscette flamme; troisième circonstance de son supplice ; la conformité de ses tourments avec ses fautes. Des flammes étemelles s’attachent i sa langue voluptueuse ; une soif ardente le dévore ; U demande une goutte d’eau , non
pour éteindre, mab pour adoucir l’ardeur vatgeressequi le brûle, et elle lui est refusée. Au lieu de la pourpre et du lin qui couvroient autrefob son corps , il est aujourd’hui environné d’un vêtement de feu ; en un mot, autant avoit-il été dans les plaisirs , autant lui rend-on de tourments. Nous ne savons pas ce qu’il souffre , mes Frères ; et Je ne prétends pas aussi vous l’expliquer , ni affoiblir par des peintures vulgaires une image si effrayante ; mab nous savons qu’il crie depuis deux mille ans du milieu des flammes : Je souffre d’extrêmes tourments dans celte flamme : Crucior in hde fammd. Nous savons qu’il souffre ce que l’oeil n’a Jamab vu, ce que l’oreille n’a jamab entendu, ce qne l’esprit de l’homme ne peut comprendre : noos savons que des flammes éternelles allumées par la Justice divine , sont attachées à son corps; et qu’il souffre tout ce que Dieu lui-même peut ûdre souffrir à un coupable qu’il est intéressé de punir : noos savons que dans le séjour de rborreur et du désespoir, la victime sera salée avec un feu éternel, sans cesse consumée, et renaissant sans cesse de ses cendres : nous savons qu’un ver secret et dévorant, pbeé de la main de Dieu an milieu de son omir, la décliirera durant tous les siècles : nous savons que ses pleurs n’éteindront Jamab les flammes qni la consumeront , et que ne pouvant se dévorer ellemême, les grincements de dents suppléeront à ce désir affreux ; nous savons que , lassée de blasphémer en vain contre l’Auteur de son être, sa langne deviendra la pâture de sa propre fureur; et que son corps, comme un tison noir et fumant, dit le Prophète, sera le Jouet des esprits immondes, dont il avoit été l’asile sur la terre ; nous savons enfin, que dans l’ardeur de sa peine, elle maudira éternellement le jour qui la vit naître , le sein qui la porta ; qu’elle invoquera la mort , et que la mort ne viendra point ; et que le désir d’un anéanlissement éternel deviendra la plus douce de ses pensées : nous le savons , et ce ne sont là que les expressions des livres saints.
Vous noua dites tons lesjours, mes Frères, avec un air déplorable de séciuilé , disoit autrefois saint Chrysoslùiue aux grands de la cour de Constantinople , pour vous calmer sur les terrenrs d’un avenir, qne vous vaudriez voir quelqu’un revenu de l’autre vie, pour vous redire cequi s’y passe. (CimvsosT. , Conf. 3 de Laps. ) Eh bien ) continuoit cet éloquent évêque , contentez aujourd’hui votre cnriosité; écoutez cet infortuné que Jésus-Christ en rappelle , et qui vous raconte le détail affreux de ses malheurs et de sa destinée : c’est un prédicateur que l’enfer lui- même vous fournit. Quand nous voas parlons, nous , des tounnens de l’antre
L'.OOgI
LE MAUVAIS RICHE
vie : hélas ! il faut adoucir nos expressions de peur de blesser Totre fausse délicatesse ; une vérité qui a épouvanté les Césars, converti les tyrans, cliangé l’univers, n'est presque plus destinée aujourd’hui qu’à toucher les âmes simples et vulgaires : ces images dans nos houclies sont écoutées avec dédain, et renvoyées au peuple. Mais ici vous devez en croire un infortuné , qui ne vous redit que sa propre infortune , et qui vous en dit plus par ses cris et par son désespoir que par ses paroles. Vous écoutez avec tant d’attention ceux qui , revenus des Iles les pins éloignées, vous racontent les niirurs et les usages des pays où vous n’irez jamais; pourquoi n’entendriez-vnos pas avec plus d’intérét un malheureux qui vient vous apprendre ce qui se passe dans un lieu d’où lui seul est revenu, et qui sera peut-être votre demeure éternelle ?
Mais ses souffrances sont d’autant plus afheuses, qu'on lui fait connoitre qu’elles ne finiront point : quatrième circonstance de son supplice. De plus , lui répond Abraham :Jlya un grand abîme entre rous et nous, de sorte que ceux qui foudroient passer d’ici vers cous, ne le pement, comme ou ne peut plus venir ici du lieu oiivous éles.
Ainsi l’ame réprouvée perce dans tonte la durée des siècles, et elle n’y voit point le terme de ses malheurs ; des peines qui doivent llnir ne sont jamais sans consolation , et l’espérance est une douce occupation pour les malheureux. Mais ici l'avenir est la plus affreuse de ses pensées : plus elle avance en esprit dans ces espaces infinis qu'elle voit devant elle , plus il lui reste de chemin à faire : l’éternité toute seule est la mesure de ses tourments. Elle voudroit pouvoir do moins se dérober la pensée de cet avenir terrible ; mais la justice de Dieu lui présente sans cesse cette affreuse image, la force de l’envisager, de rexaminer, de s’en occuper, d’en Ibire le plus cruel de ses supplices ; chaque instant est pour elle un tourment étemel, parce que chaque instant n’est que le commencement de ses peines, et que chaque tourment est pour elle sans espérance. Souffrir des tourments affreux, souffrir une éirenité à chaque moment, souffrir sans ressource, et recommencer tous les , jours son supplice; telle est la destinée de l’aine malhenreusè. Je passe rapidement sur toutes ces cù-constances ; il est des vérités qu’il suflit d’avoir montrées, qui sont elles-mêmes de grandes sources de réflexions, et qu’il flint laisser développer à ceux qui les écoutent.
Enfin , le dérèglement de ses frères qui vivoient encore, et auxquels l’exemple de sa vie molle et voluptueuse avoit paru un modèle à suitTe , et par conséquent été nne occasion de chute et de scan-
dale , fait la dernière circonstance de ses peines : Père Abraham , s’écrie-t-il , enrayez du moins Lazare dans la maison de mon père , afin qu'il avertisse les cinq frères que y y ai laissés, de peur qu’ils ne viennent euj'-mémes dans ce lieu de tourments ; car si quelqu'un ne ressuscite d'entre les morts, ils ne croiront pas. Il souffre pour les pécliés d’autrui ; tous les crimes où ses frères tombent encore, augmentent la fureur de ses flammes , parce qu’ils sont une suite de ses scandales, et il demande leur conversion comme un adoucissement à ses peines.
Ah! mes Frères, combien croyez-vous qu’il y ait d’ames ré{irouvées dans l’enfer, avec lesquelles vous avez vécu autrefois, et qui sont tourmentées pour les fautes où vous tombez tous les jours encore? Peut-être que la persorme infortunée qui corrompit la première votre innocence , crie actuellement dans le lien de son supplice, et fait des mstances de rage auprès de son juge, afln qu’il lui soit permis de venir vous montrer ce spectre affreux , qui alluma autrefois dans votre ame encore pudique des désirs impurs, dont ia licence de vos mopurs n’a été depuis qu’une suite funeste. Peutêtre que cet impie, qui vous avoit apprb à douter de la fui de vos pères , et qui avoit gâté votre esprit et votre cœur par des maximes d’irréligion et de libertinage , lève sa voix dans le séjour de l’horreur et du désespoir, et détrompé trop tard , demande de venir vous détromper lui-même, et adoucir ses tourments en corrigeant votre incrédulité. Peut-être que cet écrivain profane et lascif, dont les œuvres fatales à la pudeur font tous les joms sur votre ùmocence des im|ireasiuns si dangereuses , pousse dans les flammes des cris affreux, et sollicite en vain que quelque compagnon de son supplice vienne vous informer des malheurs de sa de.stinée. Peut-être que l’inventeur de ces spectacles crimineb , où vous courez avec tant de fureur, sentant croître la rigueur de ses peines , à mesure que les fruits dangereux et irréparables de son art portent un nouveau poison dans vos âmes, peut-être qu’il fait monter ses rugissements jusqu’au sein d’Abraham, pour obtenir qu’il puisse lui-même, avec son cadavre hideux et dévoré de.s feux étemels , venir paroltre sur ces théâtres infâmes que sa main éleva autrefois , et corrigm' par Peffroi de ce nouveau spectacle , le danger de ceux qui lui doivent leur naissance , et auxquels il doit lui-même son étemelle infortune.
Mab quelle réponse hit-on du sein d’ Abraham i toutes ces âmes réprouvées ? que vous avez Moïse et les prophètes, et de plus les préceptes de Jésus- Christ; et que si les vérités des Écritures ne vous
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oorrigpnt |»as, en vain im niorl refsnscîleroi( pour vous convrrlir, el qur ce s|K*rtaHe vous lais'i< roil encore incrédule. Jlubeui Mo^sr.i et ^nuihelos. Ai Moijsen et propfietas uou audiunt^ iieqvesi fjuis es wortuis resurreserii y rredeui. Vous croyez qirim miracle» qu’un morl re^^su^cité, qu’un an;je qui viendruit vous parler de la pari de Dieu » vous fetoii renoncer au niüiideel elian^'erde vie; vous le dile.s lous les jours: vous vous Ironqx'z, mes Frères : vous li-ouveriez encore des misons de dcm> 1er; voire e^pur corrompu iriMiveruil encore des pretexles |Hnir se defeniJre ct)ntre l’évidence de la vérité. Les miraelesde Jés«is-Gl»risl ne corrigcoienl pas l'hypocrisie des pliarisiens , ni rincrédnliié des saducéens: ils en devenoienl plus inexeu-ahles ; mais ils n’en cloient [las plus fidèles. Le plus ^nand miracle de la rcli:don» c’est la suhiiinite de sa doctrine, c’est la sainteté de morale» c’est la ma- ^lificence el la divinité de nos Kcriiures ; si vous n’en êtes f>a.s touché» (flairé, clian^é, tout le reste scroit inutile. /Jaheut Motjxen ei pnipbetus. Si .}/oysen et prop/ietas imu aiidiuiif, nrrjue si fjuis e.r jiiortuis rcsurre.rerit , crcdcjit.
Lisez-les donc ces livres saints» nies Frères; commencez par là tontes vos journées» et par U linL<sez-les toutes» puisque c’est le seul expédient que nous propose aujourd’hui Jésus-Chri>l » pour éviter la destinée du réprouvé de notre Evangile. Hélas’ mes Frères, si vous méditiez res livres divins, nous n'aiirions pas besoin de venir prouver qu’une vie mondaine» voluptueuse, exemple même de désordres» est une vie criminelle cl üi^îie de l’enfer ; nous ne serions pas ohii;;(‘s de vous apprendre que le royaume du ciel souffre violence; que ne [wis se renoncer sans cesse soi-même , chercher sa romsolation en ce monde» n’en pas user comme si l’on n’en nsoit point, ne vivre que pour .son corps . c’est perdre son ame et n’élre (kis disciple de Jésus Clu ist : ce sont là li’S vérités les plus simples et les plus familières de l’ Evangile , le.s premiers foiulemenls de la doctrine du salut.
Fl au fond , dans ({tielque état d'opulence el de pros|>t*rité <|iic vrms soyez né» comme notre riciie reprouvéjes jours lie nolrepélermaire sont-ils assez lon^s » ou |Ktur vous livrer tranquillement aux plaisirs (|iii vous enviroiineut,mi pour vous laisser alarmer par les devoirs {M'uibles qui vous assurent une meilleure destinée. Nous paroissons un iiislaut sur la terre , el en un clin d'iril tout s’cvanutiit devant nous; et nous reii trous <laiis les abimesderéteraité. Quelle impression peuvent donc faire sur nos co urs des plaisirs qui vont Ituir domain , et qui ne nous laissent rien de plu.'i réel que le regret d’en avoir joui ? Quoi ! si [lendaiil une longue vie, vous ne
deviez avoir d’agréable qu’on seol songe, d que tout le reste de vus jours fût destiné à expier, par des loumicnls indicibles, le plaisir de cette courte rêverie» votre .sort vouspa^oll^oil-j^si digne d'envie? l'elle est cependant votre destinée , dit saint Clirysosiûme » vous qui vivez dans les délices » et dans l’oubli <le Dieu ; vous ressemblez à un homme qui songe qu’il est heureux , et qui » après le plaisir de celle courte rêverie, s’éveille au .«mmi d’une voix terrible » voit , avec surprise » s’évanouir ce vain fantôme de félicilc» qui aniusoil ses sens assoupis, tout s’anéantir autour de lui » tout disparuitre à ses yeux » et un abîme éternel s’ouvrir, où des flammes vengeresses vont punir» durant l’éternité » l'erreur fugitive d'un .songe agréable. Méditez ces vérités saillies» mes Fi-ères; apprenez quelle est Fesperance et quels sont les devoirs de votre vocatioii, alin que » méprisant tout ce qui doit passer , vous ne perdiez jaiivais de vue les biens immuables.
.^iosi soit-iL
SERMON
l'OlR LE VENDREUl DE LA DEUXIÈME SEMAINE DK CARÊHE.
SUR L’EXFAiST PRODIGUE.
profectus e4t in regiourm longitfjtuim, rl iN 4uam vtirrNt^o ttutuiHosè.
11 s on alla daiis un payt étrangfr fort éloigné, ou il di»> «pa lual 9011 Mi*ij ca cicè* cl en dcliauchc».
(Lix. XV. 13.)
La parabole du prodigue pénitent est un des traits de toute rÉcriiuie des plus consolants pour les pécheurs; et, comme je me propose aujourd’hui de vous en expo>er toutes les circonstances» il me paroit nécessaire de vous en rapporter d’a- IkhxI roccasiuu.
Un grand nombre de publicains et de gens de mauvai.se vie, toucliés des paroie.s de grâce et de salut qui sorloienl de la bouche du Sauveur» avoieut renoncé' à leurs dérèglements , el parois.soieni à sa suite fiarmi ses disciples. Ce médecin ccle.sle , qui n'etuit venu que (Muir ceux qui avoieiil besoin d’éire guéris, honoroil leurs maisons de scs visites , leurs per.<onne> de sa familial lié, leurs taldes mêmes de sa prcM*nce. Tant de honte ne larda pas de scandaliser l’orgueil des sciilies el des pharisiens (car la fausse pil le est toujours cruelle) : iis trouvent à redire à l’élroile liaison qu’a Jésus-ChrUl avec des [^éclieurs ; eine inaiKiueiil pas de chercher dans une ressemblauce de mœurs, la raison de celte conduite :