LA SAMARITAINE
dplm de la croix , étranitf rs sur la terre ? ipie peut ajouter no retranclier votre étal de (îens du inunde 011 lie la cour, aux oliiijtatiima c.«<viitiellea de la Toi ? JCaua-Clirist a t-il dimiié un Évaii^’ilr i part â la cour et au monde ? a-t-il maripié dans le sien des exceptions favorables au monde ? a-t-il dCclaré qu’il ne prCtendoit |ias comprendre le monde ilaiis la riieueur rie ses maximes? Il a dit , i la vérité, que le monde les combat! roit, ces maximes saintes, et qu’il seroit jugé par elles ; or ce qui nous juge , c’est noi re lui ; et nous ne serions pas jugés comme transgresseurs de ces maxiines, s! ces maximes n’étoient pas nus devoirs. \’oiis êtes du monde, mais la peclteres.se de l’Evangile étoit du monde ; se crut-elle dispensée de faire |>énitrnce, et de pleurer le reste de ses jours les égaretnents du premier Age? David était du monde, et assis sur le trdne; se persuada-t-il que ce litre dât modérer l’aboïKlance de ses larmes, et la rigueur de ses austérités? lisez-en le detail dans ces cantiques divins, qui en furent les fruits , et qui en seront les monuments immortels. Les Jtiditli,les Eslber, les Paule, les Mareelle, étoient du inmale, et sorties d’un sang illustre; fuient-elles monilaines , voluptueuses , environnées de fa.vlc , de mollesse .d’indécence, de plarsirs? vous le savez; et il est inutile de vous rapporter ici re ipii est venu ju.squ’à nnas de leurs miFiirs et de leur conduite.
D'ailleurs, mes Tréres, d’où est venue dans l’Église cette distinction de ct-ux qui sont du mmide, d’avec ceux ipii n’en sont pas? n’esl-ce pas de la corruption des mmiirs et du reirirbement de la fui ? Dislingnoil-ou entre les premiers ruléles ceux qui étoient du monde, de ceux qui n'en étoient pas ? Alt ! Us avoient tous renonce au inonde. Les ministres de l’aulel, les saints confe.-seurs , les vierges pures , les femmes partagées entre Jesiis- Clirlst et les soins du mariage, les .simples fidèles, ceux mêmes qui étoient de la maison de César, ils vivaient tous séparés du monde ; ils n’avuieiit rien de connunn avec le monde; ils savuiml tous <|ue le salut n’eluil pas pour le inonde ; être clirelieu et n'élre plus du monde eloit alors la inénie eliose, et sur ce |siiiit il n’y avuil entre eux aucune différence. Vont êtes du monde, mon cIkv .Auditeur? mais c’est là votre crime, et vous en faites votre excuse! Ln cbrélieii n'est plus de ce monde; c’est un citoyen du citi : c'est un homme du siècle à venir ; c’est le juge et rennemi du monde. Il n'y a plus de niuude pour l'aine lidèle : tout ce qui se passe est déjà |ia.vHe |Hiur elle; tout ce qui doit pétrir n’est déjà plus A ses yeux. Voii.s ii’étes venu, ô mon Dieu ! que pour coiulamm rie monde; et nous pretciidoos que notre couformUé avec lui
devieniira le titre de notre innocence, cl nous justifiera contre votre loi .même!
De plus, quand vous nous dites que vous êtes du monde, que prétendez-vous dire? Que voixs êtes dispensés de faire pitnitence ? Mais si le monde est le séjour de riiinocence , l’asile de toutes les vertus, le protecteur fidèle de la pudeur, de la .sainteté, de la tempérance; vous avez raison. Que la prière est moins nécess.iire? Mais ai dans le monde les périls sont moins fréquents qtie dans les solitudes, les pièges moins à craindre, les séductions moins ordinaires , les chutes plus rares , et qu’il faille moins de gr.vce jiotir s’y soutenir; je suis pour vous. Que la retraite n’y sanroit être un devoir? Mais si les entrclieiis y sont plus saints, les as.>«mblées plus innocentes; si toiilcequ’un y voit, qu’on y entend , élève 1 Dieu , nourrit la fui , réveille la piété , sert de soutien à la grâce : je le veux. Qu'il en liait moins coAter pour se sauver ? Mais si vous y avez moins de passions à combattre, moins d’otistacles à surmonter; si le inonde vous faeilite tous les devoirs de l’Évangile, l’humilité, l’oubli des iiiiures, le mépris des grau leurs liuinaines, la joie dans les aflliclioiis, l'usage chrétien des richesses; vous dites vrai , et on vous l’accorde. O homme! tri est votre aveuglement, de compter vos malheurs p.irmi vos privilèges; de vous persuader que ce qui multiplie i os chaînes, augmente voire liberté; et de faire votre .sArelé de vos iiérils mêmes.
Mais au fond, direz-vous, il faut pourtant faire des différences; et il sera toujours vrai q le ceux qui vivent dans les cloîtres sont obligés i |diia de perfection que ceux qui vivent dans le moiHle. Et je vous dis que vous vous trompez, et qu’il faut être plus ferme dans la fui, plus solUlement enraciné dans la charité, plus à l’épreuve des dangers, pour .se suutenir daas le monde, que dans la soli- I nde ; et je vous dis que si vans ne veillez avec plus de soin sur tous les innuvcmrnis de votre coeur, que le sidilaire et raiiachoiète; si vous ne priez avec plus de feneiir; .si vous ne resUlez avec plus de liilclité; si vous n'aitirez sur vous plus de secours d’en-liaut , vous êtes perdu. Ce sont les dangers d'un état, qui décident de la mesure de la vertu qu’il demande de i»>us : les vertus foibles trouvent du moins un asile et des ressources dans la sûreté des clidlies, et dan-les .secours d’uue.sainle di.cipliiie ; au lieu ipie les vertus les plus su ides ne trouvent dans le monde que deséciieils, où ellesse bri;.ent, ou des sé>luctiuns qui les affuiblissenu
El piiir confondre ici nue bonne fuis une erreur si universelle et si injurieuse à la piété direiienne , dites-moi, je vous prie, vous qui voulez qu’on
VENhUKOl m-. KA rnOISir.MK SF.MAINK.
meUe ime si giaïule différence Cuire ic-s devoir^ de votre étal, et ceux des cloüres et des déserts; quelles furent les vues de ces saints fondateurs rjui assemblèrent les hommes dans des solitudes , et les assnjelirent aux lois d’une discipline sévère ? préiPiulireni-ils prû|H)scr à leurs disciples un nouvel Évangile, ou ajouter des rigueurs inutiles aux maximes que Jé*us-Chrlst propose au commun des lidèl<*8?
É,coute7-le, mes Frères. Tandis fjiie les clirétiens forinoient encore an milieu du monde une assemhb e de saints, dont le mnnüe lui-mèine n’étoilpasdigne; cpie les femmes annoncoicnt la piété par leur pudeur et leur modestie; que les fidèles l»ri)loient comme des astres purs au milieu des naiioiLS cr>rrompues; et que les païens cux-mènies respecloieiit , dans la pureté de leurs mœurs, la sainteté de leur morale; alors il eût été iiiiiUle de se retirer dans des soUliides; cl rassemblée des fidèles étoit encore l’asile de la verlu ; et la vie commune, la voie qui c<mduisoit an salut. Mais depuis (pie la foi commença à s’affoiblir, en commençant à s’étendre , et que le monde devenu cbréiien (lona avec lui dans l’Eglise sa corruption et ses maximes , alors ceux que l’Esprit de Dieu voulut préserver, voyant les iniqiiilés et les contradictions des villes ; que la vie commune n*y étoit plus la vie clirclienne, et que les usages avoienl prévalu sur la loi , cherchèrent un asile dans la retraite, élevèrent des lieux de sûreté au milieu des déserts, assemblèrent des hommes pour les y mettre à couvert de la corruption générale; mais ils ne se proposèrent (jtie d’y renouveler les anciennes mœurs des chrétiens fort altérées, et fort difficiles à pratiquer dans le monde ; qu’à faciliter à leurs dlsci[»!cs l’observance de l’Evangile, règle proposée h tons, et que tous sont obligés d’observer; de sorte que toutes les précautions de retraite, de silence , d’austérité , que nous regardons comme si éloignées de notre état, ne furent pourtant que des moyens que ces saints pénitents crurent nécessaires pour observer des devoirs qui leur étoient communs avj‘c ikkis. Ils se prescrivirent des pratiques particulières, dont l’Evangile, je l’avoue, ne vous fait pas un précepte; mais ils ne voulurent. par le .secours de ces pratiques particulières , qu’arriver plus sûrement à l’olxservance même des préceptes : ainsi ils renoncèrent au lien sacré du mariage |>onr se faciliter la pudeur et la oiia.stelé ordonnées & tous les fidèles; ils se soumirent aux lois d'un silence rigoureux , pour éviter plus sûrement les discours de vanité, d’oisiveté, de malignité, de dissolution, interdits au reste des chrétiens ; ils renoncèrent réellement aux biens et
aux espérances du monde, pour en venir plus aisément à ce renonceineiit de cœur, à ce mépris de tout ce i|ui passe , commandé à chacun de nous dans l’Évangile; ils se renfermèrent dans l’enceinte d’une retraite austère, pour s’éloigner sans retour des plaisirs et des pomf«s du monde, auxquelles nous avons tous renoncé dans notre baptême; ils g’inqMsèrenl le joug des jeûne; , des veilles , des macérations , pour dompter une cliair que vous êtes tous obliges de crucifier sans Césse , et se faire comme une lui domestique de la pénitence « dont l’Evangile vous fait à tous une loi indispensable.
Or, que conclure de là? qu’avec moins de secours qu’eux , nous avous pourtant les mêmes obligations à remplir qu’eux; que, sans toutes les facilités que donne la pratique des conseils pour olbien'er le fond de la loi, nous sommes pourtant obligé.s d’en accomplir tous les préceptes ; que, sans renoncer à tout comme eux, nous devons pourtant être pauvres de cœur comme eux , et user de ce inonde comme si nous n’en usions pas; que vivant au milieu de tous les attraits de la chair, et dans le lien honorable des noces, nous devons pourtant posséder <;onime eux le vase de notre corps avec sainteté , et faire un pacte avec nos yeux pour ne pas même penser à des objets dangereux ; que, dans l’usage des viandes et la lil>erté des repas, nous devons user d’une censure rigoureuse envers nos sens , et conserver, comme l’anachorète le plus pénitent, toute la frugalité évangélique; que, sans le vœu cl la religion du silence, nous devons mettre une ganlede circonspection sur notre langue, afin (pi’il ne nous (^happc pas même une parole oiseuse, et que tous nos discours soient des discours de Idcu; que dans une vie commune, il faut pourtant trouver le secret de porter sa croix , se renoncer sans cesse soi-même, être dUciplc de Jé.«ius Christ, et le suivre; sans le secours d’une retraite extérieure , {Kirter au milieu des entretiens et des commerces, une solitude, un calme au fond de votre ccnir où le Dieu de paix puisse habiter; sans sortir du monde, y renoncer en effet , le mépriser et le haïr; sans être revêtu de poil de chameau, comme le solitaire, porter sous l’or et sous la soie un homme péiiilenl , et un corps revêtu de la morlilication de Jésus-Chrüit; et en un mol, que, sans vous interdire tout ce qui peut flatter les .sens , vous vous interdisiez pourtant toute complaisance sensuelle.
Venez nous dire après cela, dit saint Chry’sos- Uime : Il faut donc se retirer .sur les montagnes, et déserter les villes. Est-ce que l’Evangile n’est plus que pour les soliuires ? est-ce que la chasteté ,
LA SAAlAUliAliNL.
la tempérance, la pauvreté du ca'ur, le méprU du i monde, le renoncement à soi-méme, ne sont plus que les vertus des cloîtres et des déserts ? Quelle ^ erreur donc des ^etis du monde, de renvoyer aux | soliuiires et aux personnes retirées toutes les ans- ' térites de la vie chrétienne! Ah! il en coûte bien i plus au fidèle de se sauver au milieu du monde, ; qu'au solitaire au fond de sa retraite : il est bien I plus diflicile d’étre cliaste au milieu des dangers; humble dans les distinctions du rang et de la nais- , sance; tempérantdans la liberté des repas; pauvre dans l’aliondance des biens de la terre ; pénitent dans des occasions étemelles de mollesse et de plaisir; doux et |>alienldans les concurrences infinies des intérêts et des passions ; et cependant si vous n'éles tout cela , vous êtes perdu. Mon Dieu! les saintes riguenrs (f une discipline sévère seroient bien plutôt biuliles au fond des déserts, où l'eioignemenl des dangers semble demander moins de précautions; au lieu (pfelles deviennent imlUpensables daus le monde , où la vertu plus exposée ne peut se soutenir qu’à la faveur des plus sévères attentions.
Cependant , mes Frères , malgré toute la sûreté des cloîtres et des déserts, et toutes les précautions \ que le zèle et rexpériencc des Niiiils fondateurs a ' pu prendre pour préserver rinnocencc, ceux qui | habitent ces pieux asiles ne laissent pas de tout | craindre de leur foiblesse , et d’étre sans cesse at- i teniifs, de peur que l’ennemi ne les surprenne ; ils | ont de la peine à se défendre contre eux-méroes, et trouvent dans le lieu même de la paix et de sûreté , des combats et des agitations, ou iis se voient mille fois à la veille de perdre en un instant le fruit (f une vie entière de recueillement et de pénitence; et vous, au milieu des |>érils, vous croiriez que votre privilège est de vivre avec pins la de sécurité et d’indulgence pour vous-méiiie? vous, environné sans ces.se de tout ce qui est le plus capable de corrompre le cœur, vous , dans un état où tout est piège et tentation, voiis croyez que l'avantage de cet état est une indolence profonde ; une inutilité de vie dangereuse même à la plus austère retraite ; une immorlification, qui, loin des périls, deviendroii im péril elle-même? et depuis I quand, û mon Dieu! ceux qui soûl exposés au mi- i lieu des flots sont-ils moins obligés de veiller à { leur salut, que ceux (]ui jouissent du calme et de , la sûreté d’un saint asile?
. Lorsque David , caché dans les déserts et dans i les montagnes de la Judée, (Miur se dérol>er à la j fureur de Safil, proposa à ceux qui l’accumpa- ' gnoieiit de sortir de leurs antres et de leurs bois, I (lour aller attaquer les Pbilisliiis : Quoi ! lui répon- |
dirênt-ils, nous ne sommes pas en sûreté retranchés dans ces forêts et snr ces niniilairnes; nous nous voyons à tous moments sur le point <le tomber entre les mains de notre ennemi; et que serace si nous en sortons, et que nous descendions dans la plaine pour aller attaquer les Pbiiislins? £rce NOS hic tu Juda/d cousis/cutes fhnemus: quauià maffis si ierimus adrersUs nfffuîiia P/itfisfiuorum? (1. Reg,, xxm, 3.) Kl v« ilàce que je pourrois vous dire ici : Quui ! nous craiimons, uous au fond de nos retraites ; nous nous sommes à nous-mêmes une tentation continuelle dans la sûrete des asiles où la Providence nous a conduits depuis le premier âge ; nous y opérons notre salut a>ec tremblement ; nous prions, iH)usgémisson.s, nous sentons ((ue la retraite elle-même devieudroii un écueil pour nous, si nous ne travaillions sans cesse au reoueillemenl des sens, et à la inuililicatioii des passions : £rcc nos hie iii Judœd con~ sistciitcs iimemus; et vous ^uudriez nous persuader que nous aurions moins à craindre ; que nous aurions besoin de moins de vigilance, de moins de précautions, de moins de prière, si nous vivions comme vous au milieu du inonde , environnés de celte fonle de pièges, de séductions, d'illusions, d’exemples; en im mot, d’ennemis qui vous environnent? QurtolO marfis si ierimus adrersùs agmi/ia Philisliitorum.^ La {>énitence toute seule fait la sûreté de nos retraites; et vous croiriez (jiie la mollesse ei les plaisirs no seioieiit plus un danger au milieu du monde même?
Mais après tout, nies Frères-, ue companz plus, si vous voulez, le.s dangers infiuls que vous trouvez daus le monde, et les précautions de violence, de prière, de sacrifice, de vigilance, qu'ils exigent de vous, à la sûrete des cloîtres et des déserts, (]ui semblent en demander moins ; comparez seulement fliistoire de votre vie, les dissolutions de vos mœurs passées, avec celles des saints pcuîteiiLs qui les irabileut; les satisfaclinus que vous devez à Dieu, avec celles qu’ils lui doivent eux mêmes. Quoi ! vous prétendez que des aiucs retirées et innocentes, qui portent le joug du Seigneur depuis une tendre jeunesse ; (jui, élevées dans le secret de son tabernacle , n'ont même Jamais connu la corruption du monde, lom d’en avoir été iiifectécs, et dont les fautes les plus criminelles seroient presque des vertus fiutir vous; vous prétendez que c’est leur partage de gémir toute leur vie sons la cendre ou sous le cilice , de refuser tout à leurs seus, de ne vivre que pour mourir cimque Jour; tandis que vous, dont les crimes oui, pour ainsi dire, prévenu 11*8 années; vous qui n^osez prcscpie ouvrir les yeux snr les buneurs d’une vie passée,
*kj - - by GuuglL
VENDRKDi DE LA TROISIÈME SEMAINE.
(lonl 1rs abîmes el les embarras vous font tant l>alancer sur une prrm^^^e (iémaidir de changemeni ; vous, dis-je, vous imiis souiimlrez que vos obligations sont moins auM/^res; que les jeux, les plaisirs, les spectacles, les prufiisions, ie** st-nsualités, les excès de la table, vous sont moins interdits ; que le ciel doit bien moins vous cot'iter qu’à ces aines pures et innocentes ; que les larmes, les jeûnes, h's veilles, les maa’ralions , sont leur afTdire et iton pas la vôtre ; que c*est à elles à souffrir, à plier, à gémir, à se moitilier, et à \ous à vivre dans Tin lolence, el dans l’usa^^ de tout ce qui tiaite 1rs sens? Grand Dieu ! que les hommes, rapprochés de la vérité, parohront un Jour injustes, insensés, cl téméraires I
La femme de ÎSamarie s’abiisoit donc, en opposant à la grâce de Ji^tis-Chnst sa qualité de Samaritaine. Si elle eût clé fille d* Abraham el née dans Jérusalem, le secours du temple el des sacrifices , les insituciions de la loi et des projdièt^, l’avantage d'étre sortie d’un peuple saint, et à qui les promesses avuhni été faites, tout cela auioii pu la porter à se faire de son état une excuse et une raison de sécurité. Mais que dit-elle, en disant qu’elle est Samaritaine, sinon qu'elle habile nu milieu d’un peuple réprouvé, dans une terre où le culte du Seigneur est corrompu, où les u.«;agps sont (les abus , les exemples des écueils , les maximes des erreurs; en un mut, dans une comliiinn qui l’éloigne du salut , el l’enveloppe dans la condamnation générale prononcée contre tous les adorateurs de Garizim? El voilà quelle est votre illusion. Vous vous défeiKlez sur ce tpie vous êtes du inonde? Mais si vous viviez dans le fond d'une maison .«>ain(e et retirée, vous auriez bien plus de raison de vous faire de votre état un prétexte de sécm ité , et de croire qu'aiiisi éloigné des t>éi ils , vous n’avez pas besoin de tant d'ausieriié el de vigilance : mais d’alléguer que vous êtes du monde, c’est regaider les diflicuUr^ de s.ilut atiaciues à votre état, comme des adouci.vsenienLs qui vous l’apanissenl. Vous nous direz |»cut être que ce sont ces dirnciillés mêmes qui xoiis anêlciil; et que nous faisons la voie si diflie le, que vous perdez courage : secomle excuse ipie la femme de Samarie op[>üse à Jésus-Christ, la dinicuitc de l’entreprise.