SUR LA MÉDISANCE
rorantne éierntl ; !a malice des hommes tous les aoroit peut être enlevées ; vos passions les auroieiit peut-être englouties; les rérolutions de la fortune les auroieat peut-être fait passer eu d’autres mains , ta mort du moins vous auroit forcé Idt ou tard de vous en séparer : ah ? la charité seule les met à couvert de tous les accidenta; elle vous en rend éiemelletnent possesseur ; elle les inet en siV reté dans les laliemacles étemels , et vous donne le droit d’en aller jouir dans le sein de Dieu même.
N’étes-vous pas heureux de pouvoir vous assurer l’entrée du ciel par des moyens si faciles? de pouvoir, en revêtant cetix qui sont nus, cfbcer du livre de la justice divine les immodesties, la luxo, les nudités , les indécences de vos premières années? de pouvoir, en rassasiant ceux qui ont faim , réparer tant de carêmes mal oltservés, les abstinences, dont l’EgUse vous fait une loi, presque toujours violées , et tomes les sensualités de votre vie? de pouvoir enfin, en mettant l’innocence i couvert dans les asiles de miséricorde, faire oublier à Dieu la perle de tant d’ames, pour qui vous avez été un écueil et une {Merre de scandale? Grand Dieu ' quelle bonté pour l’homme, de nous foire un mérite d’une vertu qui codte si peu au conir ! de nous tenir compte des sentiments (Thtimaniiédont nous ne saunons nous dépouiller, qu’en nous dépouillant de la nature même! de vouloir accepter pour le prix du royaume éternel des biens fragiles que nous tenons de votre libéralité; que nous n’aurions pu tonjours conserver; et desquels, après im usage court et rapide^ il auroit fallu enfin se séparer ! Cependant la miséricorde est promise à celui qui Paiira foite : un péciieur encore sensible aux calamités de ses frères, ne sera pas long-temps îiuseiisible aux inspirations du ciel : la grâce se réserve de grands droits sur une anie où la charité n’a pas eneme perdu les siens : un bon cœur ne sauroit être longtemps un cœur eiKlurci : ce fcHKls d’humanité tout seul, qui fait qu’on est touché des misères d’autrui , est comme une préparation de salut et de pénitence; et la etmversion n’est jamais désespérée , tandis que la charité n’est pas encore éteinte. Aimez dmic les pauvres comme vos frères , secourez-les comme vos enfants , respectez - les comme Jésus-Christ lui-nième, afin qu’il vous dise au grand jour : Vtntz, U» bénis de mon Père; possédez te royaume qui roui est préparé, parce queyavois faim , elrouz m’arrz rassasiéij'etois malade . el tous m ares aoulagé ; car ce que tous avez fait au moindre de mes serviteurs ^ vous Tares fait à moi-uiéme. { Mattii. , x\v, 34 e< seq. ) C’est ce que je vous souhaite. Ainsi toil-U,
rOl'R LE LUrtni de la QCATRlbtE SEMAINE DE CARÊME.