‹ Œuvres de Massillon, Évêque de ClermontChapitre 184 sur 348 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

On pourroit faire A la plupart de ceux qui nous vantent sans cesse leurs doutes sur la teligioa , et qui trouvent que tout est plein de contradictioiit dans ce que la foi nous oblige de croire ; on pourroit, dis-je , leur faire la même réponse que Tertullien faisoit autrefois aux païens sur tous les reproches qu’ils formoient contre les mystères et la doctrine de Jésus-Cbrist. Ils condamnent , disait ee Père, ce qu’ils n’entendent pas; ils UAment ce qu’ils n’ont jamais examiné , et qu’ils ne connaissent que par oul-dire ; ils blasphèment ce qu’ils ignorent; et ils l’iguorent, parce qu’ils le haïssent trop , pour vouloir se donner la peine de l’approfondir et de le connoltre ; llfalunt nssdrs , quia jamoderunl. (TERTiJiL.)Orrien n’est pins indécent et plus insensé, continue ee Père , que de décider fièrement sur ce que l’on igiune ; et tout ce qne la religion demanderait de ces hommes foivoles et dissolus qui s’élèvent si fort contre elle , c’est qn’ils ne la condamnassent pas avant de l’avoir bien connue : f/iimn qestit iaferdèm ne ignorata damnelur.

VoilA , mes Frères, où en sont presque tous ceux qui se donnent dans le monde pour incrédules ; ils n’ont jamais approfondi , ni les ditflcnllés, ni les preuves respectaliles de la religion ; ils n’en savent pas même assez pour en douter. Ils la baissent; car comment aimer ce qui nous coa-

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