‹ Œuvres de Massillon, Évêque de ClermontChapitre 186 sur 348 · DOUTES SUR · texte numérisé non relu

DOUTES SUR

el qu’ils ne parlent plus ciu’en rougissant contre la smmiiÿsitiii du (iilèle! c’est un langage de n]au> valse fui ; ils duuucnt à la vaiiiié, ce que nous don* nous à Iq vérité : £rubesrantimpii....qu(cloquunlur vdversüs justum iniquUatem in stiperbid et tn abustour. (Ps. xxx, 18, 19.)

Je dis la vérilèj el c’est la grande el dernière raison qui fait senlir encore mieux tout le faux et tout le foiWe de rincréduliié. Oui, nies Frères, tons nos pr élemlus incrédulrs sont de faux iiraves, qui se donnent pour ce qu’ils ne sont pas : ils regardent l’incrédulité comme un bon air; ils se vantent sans cesse de ne rien croire; et à force de s’en vanter, ils se le persuadent à eux-inémes : semblables à certains hommes nouveaux que nous voyons parmi nous, lesrpiels (oiiclieiit presque encore à robscurilé et à la roture de leurs ancêtres, el veulent [Kiurtant qu’on les croie d'une naissance illustre, el descendus des plus grands noms; à force de le dire, de l'assurer, de le publier, ils parviennent preMjue à se le persuader à euv-mémes. 11 en est ainsi de nos prétendus incrédules : iU touclienl encore, pour ainsi dire, à la foi qu’ils ont reçue en naissant, qui coule encore avec leur sang , el qui n’est pas effacée de leur cœur : mais c’est pour eux une manière de mture et de liasses.se dont ils rougissent; à force de dire qu’ils ne croient rien, de l’assurer, de s'en vanter. Ils croient ne rien croire , el en ont bien meilleure opinion d’eux-nième.s.

Premièrement , parce que cette profession déplorable d'incriHlulité sup[iose des lumières mm communes, de la force el de la supériorité d’esprit, el une singularilé qui plaît et qui flatte : au lieu que les passions ne sup;>osent que du dérèglement el de la débauché, etque toiislesliommes sont ca(iables de dén-glement , mais ne le sont pas de cette supériorité merveilleuse que la vaine impiété s’attribue.

Secondement, parce (pie la foi est si éteinte dans le siècle où nous vivons, qu’on ne saurait pres(|iie trouver dans le monde des hommes qui se piipient d’esprit , et d’un peu plus de lecture et de coiuKiissance que les autres, les<]uel.s ne se permellenl sur nos mystères el sur ce que la religion a de plus auguste el de plus sacré, des objections el des doulc.s. On auroit donc honte de paruUre religieux el fidèle avec eux : ce sont des hommes que l’estime publi(}ue élève, et auxquels il panûl beau de ressembler : on croit qu’en adoptant leur langage, on adopte h'tirs Uiients et leur réputation; elii semble que ce seruit faire un aveu pubiic de fuihlesAe el de médiocrité, de n’oser, ou les imiter, ou du moins les coatrefaire : Taoité

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