DIMANCHE DE
U mnqailliU d« noire emir, et nom rendre loute son élévation et loute sa noMene. Combie» de servimrsdantlii muieondemoe ;iére (Ll'c, xr,
<7 ), disuit le prodigue enoure lié des cluliiead'un vice honteux , «ont dans la gloire et dam l'ibondanee I et je traîne ici dans l'ennui et dans l'opprubre l'indignilé de ma passion. C’éloit un reste de raison et de uoltlesse qui se faHuit eneore entendre an fond de son cœur.
Enfin , parcoiuvz tous les préceptes de la loi de Dien, vous sentirez qu’ils ont un rapport nécessaire avec le cœur de l'hoinme; que ce sont des règles fondées sur une prubnde connnbsanoe de ce qui te passe tu deiltns de nous; quelles ne renferment que les remèdes de nus maux les plus secrela et les secours de nos pencbanis les plus justes ; et qu’il n’y avoit que celui seul qui connuit ie fond des cœurs, qui pût prescrire de telles maximes aux hommes. Les païens eux-mêmes, en qui toute vérité n’etoil pas encore éteinte, rendaient celle gloire à la morale des cliréiiens : ils éloient forcés d’admirer la sagesse de ses préceptes, la néceasité de ses dereiises , la sainteté de ses conseils , le bon sens et relévalion de loules ses régies : ils éioient surpris de Imiiver dans les discours de Jésus-Christ une philusophie plus sublime que dans les écoles de Rome ou de la Grèce ; et ne pouvoieni comprendre que le Fds de Marie c6t miriix connu les devoirs , les désirs , les penclianis secrets du cœur de l’homme, que Platon et tous «es disciples.
Venez nous dire après cela, que la nature est notre première lui, et que des pencbanis de plaisir nés avec nous ne sauroieni être des crimes. Je l’ai dit souvent ; c’est une impiété qni n’est que dans le discours ; c’est une ostenlalioa de librrtinage, dont la vanité se foit honneur, et que h vérité dément en secret. Augustin, dans ses égareanenls, n’avoit rien oublié pour eflacer au fond de son cœur ce reste de foi et de conscience qui le rapfieloit rneore à l.i vérité ; il avait riierdié avidemriit dans 1rs sentiments les plus impies, et dans les erreurs les plus niunstrueuses, de quoi se rassiiriT contre ses crimes; son esprit, fuyant la lumière qui le poursuivait, emiil d’impiété en impii'té, et d'égarement en égarement ; cependant, malg é tous ses efforts et toutes ses Alites , la vérité , toujours victorieuse au fond de son ame , s’f bisoil entendre malgré lui ; il ne puuvoil réussir à se séduire , et à se calmer dans ses désordres : Je portais, d mon Dieu , dit-il lui-méme, une conscience déchirée, et coumie toute sanglante eneore des pbies doulourru-es <|oe mes passtoi» y hisoieni «ans cesse ; Portabnm roNseimasoei nuentam uuimaM mémn ( S. AM., in esN ( l’étoia I
LA PASSION
charge è moi-même ; je ne pouvoia plot atMlenir mou propre comr : je me tournois de loua les cdlés, et il ne se trouvoit bien nulle part ; et je ne savois où le pbcer, pour m’en décliarger, et soulager mon inquiélu^ : Impatintem porlari è me, ai ubi asm ponaram nea iavanialiam. (S. Acc., Co»f. )
Voilé le témoignage que rend de lui-méme nu pécheur, qui ajoutait é la vivacité des passions l'impiété des sentiments el l’abus des lumières. Et ces exempb-s sont de tous les siècles : le nâtre loâméme a vu des pécheurs oéièbres et déclarés , qui se hisoient nue ghnre effreuse de ue point croire en Dieu, et qu’on itgardoit comme dos héros dans l’impiété et k liliertioage; ou les a vui loucbéseofln de repentir comme Augustin , et revenus de kuia égarements; ou kt a vus, dia-je, avuneê, qu’ils n’avoknl pu réussir i efhcer les règles et la vérilé du fond de leur ame ; qu’au milku de leurs impiétés et de leurs excès les plus affreux, leur cœur encore chrétien démeuloit tout bas leurs dérisioas et leurs blasplièmés; qu’ils se hiaokut honneur devant la liomma d’une Rirec d’esprit qui la abundonmil en secret ; que cette inerédulilé apparente cachait la remords la plus cruels el ks Arajeure la plus Irista; et qu’ila n’avoieni jamais été ferma et Iranquilla dans le crime.
Oui, ma Fréra, k crime, toiijouralimide , porte partout, ditl’Eapril de Dieu , un lémuigiugc de condanioation contre lu>méaie : Cam eileeim timidu twqailiu, dut taiimoniiim condemetHonii. (SAP., XVII, 10.) Partout voua reudei lionimogé, par vos troubla et par vm remoids secicu, à k «ainlelé de U loi que vous violez : partout an fonds d’ennui et de tristesse inséparable du crime, vous fait sentir que l’ordre et rinnoc< nee sont le seul bonheur qui vous éioit datiné sur Is terre : vous ava beau foire moatre d’une vaine inirépU dilé; la oomctence criminelle te trahit tonjoura eUe-méme : Semper evim pra ternit tana, ptrlur^ èo<aeontc{aaiia.(tbid.) Dis ernuncruéllaœardienl partout devant voua ; la soliiude vous trouble , ks ténèbra vous alarment ; vous croyez voir aorlir de touscéléa da hiiléaia qni viennent voua reproclier la liorveun sécréta de votre ame ; <kt soiiga funesia vans remplissent d’images iioiiot cl sombra : Semptr mim prœnmit tfréo, yierturhita eOHtrieiilia : et k crime , après kqod vous courez avec tant de guAl , court ensuite après roua comme un vautour cruel , et a’atlaehe è voua pour voua déchirer k cœur, et roua punir du plaisir qu’il vous a lui-méme donné. O mon Dieu ! qné voua ava laissé de icssourea dans notre cœur peur neoaicppélaritTous! «quélc béwliMig
Digilizr”! by CllIJÿlf
ÉVIDENCE DE LA LOI
Jamiee de votre loi trouvent une puiuanle prolection an fbiid de notre £tre ! Premier témoiitn»^ que ta cnnacience rend A la loi de Dieu, iin témoignage de vérité à ta «ainteté de ses niasimés.
Mais elle rend encore un témoignage de sévérité à l'exactitude de ses régies. Car une seconde illusion pour la plupart des âmes mondaines qui vivent exemptes des grands désordres, mais qui d’ailleurs vivent an milieu de tous les plaisirs , de tous les aliiis , de toutes les sensualités , de tonies les dissipations que le monde autorise ; c’est de vooloir se persuader que l'Évangile n’en demande pas davantage, et nous persuader 1 nous-mêmes que leur conscience ne lenr reproclie rien qu'elles se croient en sAreté danscet ctat. Or, je dis que c’est encore ici que la conscience mondaine est de mauvaise foi , et ne prend point le clian^; et que malgré tous les adoucissements qu’on tâche de se jttstUierèsoi'roéme, elle rend au fond de nos cœurs un témoignage de sévérité à la loi de Dieu.
En effet, mes Frères, l'ordre demande que tou* tes nos passions soient réglées par le frein de la loi ; tous nos penchants corrompus dans leur source ont besoin d’une règle qui les rectifie et qui les redresse ; nous nous rendons à non - lémes ce témoignage; noos sentons que notre corruption se répand sur les plus petites, comme sur les plus grandes choses: que l’amoiir propre inrecie toutes démarches, et que partout nous nous retrouvons foibles, et lou|oiirs opposés à l’ordre et au devoir : nous sentons donc que la règle ne doit nulle part être frvorable â nos (lenchanls; que partout nous devons la trouver sévère , parce que partout elle doit noQs être opposée ; que la loi ne peut être d'accord avec nous ; que tout ceqtii favorise nos inclinations, ne saiiroit être le remèrie destiné â les guérir; que tout ce qui flatte nos désirs, ne peut être le frein qui doit les réprimer ; en un tiiol, que tout ce qui nourrit l’amour-propre, n’est pas la loi qui n’est établie que pour le drtruiie K l'anéanür. Ainsi, ^arun sentiment secret et insêparablede notre être, nous nous di.stinguons toujours nous-m^nes de la toi; nos penchants de ses i-ègles , nos plaisirs de ses devoirs ; et dans toutes les actions douteuses , oà nous nous dêlenninons en Ibveur de nos penctiants, nous sentons fort bien que nous nous éloignons de la loi de Dieu , tou • Jours plus sévère que nous-mêmes.
Et souffrez . mes Frères, que j’en appelle ici à votre conscience même que vous nous alti goez , et â laquelle vous nous renvoyez sans cesse. Êlesrous calmes de boni>e foi , comme vous nou^ (’asanrez, dans celle vie toute de plaidh^, de dis^ipatfoo, d'oisiveté, de sensuâliié; en un mol, dani
cette vie du monde , don! vous nous soutenez étcrne lemeiU l’iiuHrceiice? Avez-vous pu reussir jusqiies ici à vous persuader ipie eV>i la voie (pd mène au salut? seniez-\ons pa.s que rKvaugile exige de vous quelque cliose de plus que ce que vous faites? Voudriez-vous aller paruilre devant Dieu, et n'avoir à lui présenter que ces plaisirs , oes amusements que vous appelez innocetiis, et qui ccmqH>seiil presi|ue tout le fond de votre vie ? je vous le demande. Dans ces moinenis, où touchés quriquefois plus vivement de la grâce, vous vous proposez de penser serieusemenl à l’elemité : ne mellez-vims pas dans le plan que vous vous formez alors d’une nouvelle vie, la privation de toutes les mêmes choses presque auxquelles vous notis dites sans ces<ie que vous ne voyez point de mal ? ne ooumiencez-vous pas à vous dire à vousmêmes, qu’alom uniquement occujiesde votre salut , vous renoncerez aux excès du jeu , aux spectacles. aux vanités, et é l’indrcence des parure.s, à la dissipation des a'Seniblees et des plaisir>; vous (tonnerez plus de tenq» à la prière , à lu retraite, aux lectures saintes, aux devoirs de la religion? Or , que vous dites-vous (>ar là à voiis-iiièiiies, sinon que tandis que vous ne reiimicez |»as à lou.s ces abus, que vous n’eniployez pas plus de leinp.s& tous ees devoirs de pieté, vous ne (>ensez [>as sérieusement au salut ; vous ne devez rien y prétendre; vous êtes dans la voie de mort et de perdition?
Mais d’ailleurs, vous poussez si loin la sév^té de vos cemures contre les gens de bien : rappelez toute la rigueur de vos niaviines et «te vus dérisions sur leur conduite. Ne blâmez-vous pas, ne censurez-vous pas tous les Jours vous-iiièines , ces personnes (|ui veulent allier avec une profession pubü(|ue de piété ces abus, ces amusements dont vous nous faites sans cesse l’apologie, et qui veulent jouir tie la réputaiion de la vertu , sans rien perdre de.s plaisirs du monde ^ ne traitez-vous |tas leur piété de cliiniéte et de grimace ? C’est ici où TOUS éialez avereiiipliase toute raiisiérilé de la vie diréiieiine. Ne diiea-vous pa.s qiru faut renoncer tout de bon au noiule , ou continuer à vivre comiite le monde vit; et que tiuiles ces verlits ainhigoés, ne servent qu’à décrier U vertu vériiahle ? J'eo conviens avec vous; mais j** voi réi»oiiils : Voire conscience vous dicte qu'il iiesi pas mV de 'redonner à demi â Dieu ; et votre cimseience ne vous repniHie rien , à ce que vous nous .lites . dans une vie où Dieu ne se irouve ixùnidu tout? Vous cond (II) lez ces dînes ab i>ées >pi'im |tarla*4e du moins apparent eiilr>! le m mi le cl J ‘s«iS’C insi peut rav i surer ; el vous nous faites i'apologie de votre coH’i