EMPLOI D
maine; mais tous, t\ vous arez besoin de tous i d<lavser, cVst de la continuité de vos plaisirs et j de vos tiélas«emenU mêmes; c'rsl de la fureur d'un Jeu outré , dont la durée , le sérieux , Tappli* cation , outre la perle du temps, tous rend inha> bile, au sortir de là, à vaquer à tous les autres devoirs de votre eut. Quel déla«emeiit qu’une passion effrenée qui occupe prceque toute votre vie, qui épuiae votre semé , qui dérange votre fortune , qui voua reiKl le jouet étemel de la bizarrerie du ha* nrd ! El n’esl ce pat dans ees maisons où règne on jeu éternel et public, qu'on ne voit nul ordre , nulle règle, nulle discipline, tous les devoirs sérieux oubliéi , des enUiils nul élevés , des doniesttifues dératés, des affaires en décadence, les murmures de eeux qui ont autorité sur vous , le scandale des gens de bien , la risée du public , les soupçons, et peut-être les discours sur vos mœurs , sur votre conduite, sur une vie qui vous livre, pour ainsi dire , au public , à des inconnus comme à vos citoyens, i des sociétés qui ne sicent ni à votre rang ni à votre sexe , à des familiar. tés dont la réputation souffre loujonrs ? la passion du jeu n’est presque Jamais seule , et dans les personnes du sexe surtout , elle est toujours la source ou l'occasion de toutes les autres; voilà cesdélasseineuli que vous croyez innocents et nécessaires, pour remplir les moments vides de vos journées.
Ah ! mes Frères , combien de réprouvés au milieu des flammes étemelles ne demandent à la miséricorde de Dieu qu'un seul de ces moments dont ^ vous ne savez que faire ! et si leur demande pouvoit être exaucé, quel usage ne feroient-ils pas d’un moment si précieux ? Que de larmes de componction et de pénitence ! que de prières et de supplications pour toucher le Père des iniséricunirs , et engager ses entrailles paternelles à leur rendre sa bienveillance ! Cependant on letir refuM: ce moment unique; oii leur ré^nmd qu’il n’y a plus de temps |M)ur eux : et vous, vous êtes emlwrrasw'S de celui qu’on vous laisse. Dieu vous jugera, mes Frères : et au lit de la mort , et dans celle heure terrible qui vous surprendra , vous demanderez en vain du temps , vous promettrez en vain à Dieu un usage plus chrétien que celui que vous tAclieiez ü'obieiiir; sa justice coupera sans pitié le (11 de vos jmirs; et ce temps qui vous (>èse, qui vous embarrasse, vous sera alors refusé.
Mais en quoi notre aveuglement est ici plus grand, mes Frères, c’est que non senlemenl le temps que nous perdons avec tant d'insensibiliic est court et précieux , mais encore irréparable ; et ce que nous en avons une fois perdu est perdu sans resaouroe.