‹ Œuvres de Massillon, Évêque de ClermontChapitre 255 sur 348 · TENTATIONS · texte numérisé non relu

TENTATIONS

Hait In {Hincn et les grands ont secoue ce joug : ils ne font pas assez decasdnhomniespoar redouter leurs censures; les Itommages publia qu’on leur rend les rassurent sur le mépris secret qu’on a pour eus : ils ne craignent pas un public qui In craint et qui In respecte ; et , à la honte du siècle , ils se Battent avec raison qu’on a pour leurs passions les mêmes égards que pour leur personne. La distance qu'il y a d’eni au peuple le leur montre dans un point de rue si éloigné, qu’ils le regardent comme s’il n’étoil pas : ils méprisent des traits partis de si loin, et qui ne sauroient venir jusqu'à eux ; etpresquetnujnursdevenuslaseols objets de la censure publique, ils sont la seuls qui l’ignorent.

Ainsi plus on est grand , Sire, plus on est redevable au public. L’élévation , qui blesse déjà l’orgueil de ceux qui nous sont soumis , les rend da censeurs plus sévèra et plus éclairés de nos vices ; il semble qu’ils veulent regagner par la censura ce qu’ils perdent par la soiunission; ils se vengent de la servitude par la liberté da discoure. Non, Sire, la grands se croient tout permis, et on ne pardonne rien aux grands ; ils vivent comme s’ils n’avoient point de spectateurs , et cependant ils sont tout seuls comme le spectacle éternel du reste de la terre.

Enfin , Fambition et l’amour de la fortune dans la aiitra homma partage l’amour du plaisir; la soins qu’elle exige sont autant de moments dérobés à la volupté : le dair de parvenir suspend du moins da passions qui , de tout temps , en ont été Tobstacle : on ne saurait allier la mouvements saga et maurés de l'ambition avec le loisir, l’oisiveté , et presque toujours le dérangement et la extravaganca du vice : en un mot , la débaucbe a toujours été l’écueil inévitable de l’élévation ; et jusqua ici la plaisirs ont arrêté bien des espéranca de fortune , et l’ont rarement avancée.

Mais la princa et la grands , qui n’ont plus rien à dairer du cdté de la fortune , n’y trouvent rien aussi qui gène leurs plaisirs : la naissance leur a tout donné ; ils n'ont plus qu’à jouir, pour ainsi dire , d’eux-mèmes ; leurs ancètra ont travaillé pour eux; le plaisir devient l’unique soin qo i la occupe : ils se reposent de leur élévation sur leurs titra; tout le rate at pour la passions.

Aussi la enHuits da homma illustra sont d’ordinaire la successeurs du rang et da bonneore de leurs pères , et ne le sont pas de leur gloire et de leurs vertus : l’élévation dont la naissance les met en possession, la empèclie toute seule de s’en rendre digna : héritiers d’un grand nom, il leur paraît inutile de s'en faire un à eux-mèma ; ils godt.

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