QUE LE.S GRANDS DOIVENT A LA RELIGION
Et tett apparufrunt Ulis iivsftu et Elias tum Jetu loqUflttfS-
tu méine temps ili vircut parotlir VIoTsoel tlic qui »*eutreleooif*at avec Jésu». (MiTTs., , 3.)
Sire,
Ce sont les deux plus grands homroa qui eussent encore paru sur la terre qni viennent aiijour-
DEUXIÈME DlMAiVCHE DE CAKÊME.
âtbui snr la montage sainte rendre iiummage à ta i gloire et à la grandeur de Jésua-Oirisl :
Moïse, ce Dieu de Pliaraoii, ce législateur des peuples , ce vainqueur des rois , ce maître de la nature , et plus grand encore par le titre de serviteur fidèle de la maison du Seigneur ;
£lie, cet lionune miraculeux, la terreur des princes impies, qui pouvoit faire descendre le feu du ciel, ou s’y élever lui-nième sur un cliarde gloire et de lumière , et plus célèbre encore par le zèle saint qui le dévoroit que par toutes les merveilles qui accompagnèrent sa vie.
Cependant Tun et l’autre n’avoient été grands que parce qu’ils avoient été les images de Jésus- Christ. Ui viennent donc adorer celui qu’ils avoient figuré, et rendre à ce divin original la puissance et la gloire qiiiappariiemieiit à lui seul, et dont ils n’avoieiit été eux -mômes que comme les précursenrs et les dépositaires.
Telle est, Sire, la destinée des princes et des grands de la terre. Ils ne sont grands que parce qu’ils sont les images de la gloire du Seigneur et les dépositaires de sa puissance. Ils doivent donc soutenir les intérêts de Dieu , dont ils représentent la Majesté , et respecter la religion qui senle les rend eux-mémes respectables.
Je dis la respecter : elle exige d’eux un respect de fidélité, figuré par Moïse, qui lein eu fasse observer les maximes; et un respect de zèle, représenté dans £lie, qui les rende protecteurs de sa doctrine et de sa vérité :
Fidèles dans robservance de ses maximes, zélés dans la défense de sa doctrine et de sa vérité, .fve, Maria.