DE MESSIRE DE VILLEROY
ABCtlEVfiQOE DE LYON.
Sacerdo* magiiiw.*. gui prenatuU ompHficare etetln- Irm , gui adeptus eil gloriam in cunvertatiime ggutU . et ingrestum demie et atril omplifieaviL
C’est ici on pooUle illoitreqiü a sa aasmenler le bonhenr et U puiKsnce (le 1a viUe , qui s'est acqnii de ta sieire an ml. lieu de sa Dation, et qui a été bonueé par les funcUons de seo mhdsteo* . dans la maboo do SeisiKUr, et dans l’enceiliU du tesiqile. (Au chap. L de rEcdéslaitiipie. vers 1)
A inai , pour consoler Israël de la mort do grandprêtre Simon , un auteur inspiré d’en-baut immor-
talisoit jadis, par des louanges nobles et divines, la mémoire de ce pontife , et cherclioit dans le souvenir de ses vertus , une triste ressource à la douleur de sa perte. D’abord le plaçant parmi ces hommes pleins de gloire , qui rendent les peuples heureux par la solidité de leur sagesse, qui ont été riches en grands talents , et dont le nom vivra dans la snceession de tons les siècles , il va puiser dans la nature mille images vives et brillantes, et célèbre avec cet air de majesté, où l’esprit humain ne peut atteindre, les plus glorieuses circaastances de son histoire. Id, dans des temps de trouble et de confusion , on le voit, ainsi que l’étoile du matin au miliea des nuages, briller, suivre toujours sa course, et montrer même de loin les sentiers de la justice et de l’obéissance, â ceux qui, attirés par de fausses lueurs, s’étoient jetés (ians les voies glissantes et ténébreuses de la rébellion et de Tinjustice.
Également attentif à régler les différends du peuple et des principaux d’Israël , c’est un Irait de feu vif et perçant , qui va jusque dans le cœur faire en un instant le discernement délicat de U pas.sioo et de l’équité.
Enfin se répandant lui-même tont entier sur les besoins publics; usant, pour le salut et la sûreté de Juda , jusques aux restes mourants d’une vie infirme et défaillante , c’est un doux parfum , qui pendant les jours de l’été exhale au loin son odeur bienfaisante, s’évapore et s’éteint à force de se communiquer.
De là, l’antenr sacré rappelant des spectaeles plus Saints et plus augustes , le représente an milieu des enfants d’Aaron appliqué aux fonctions redoutables du sacerdoce, présentant an Seigneur une oblation pnredevant toute l’assemblée d'Israël, étendant sa main pour offrir le sang de la vigne , soutenant la maison du Seigneur, et affermissant les fondements du temple; en un mot , ayant soin de son peuple, le délivrani de la perdition, et faisant couler sur lui par des canaux purs et fidèles , les grâces des sacrements, et les eaux sacrées de la doctrine.
Quand vous dictiez à cet homme inspiré des expressions si divines; oserai-je le demander ici , Esprit saint, quelles furent vos vues? Prétendîtesvous raconter ou prédire? Consoliez-vous la synagogue sur la mort de ce fameux pontife ; ou promettiez-vous à l’Eglise la vie de messire Camille de Neuville de Villeroy, archevêque et comte de Lyon , commandeur des ordres du roi, dont nous venons aujourd’hui pleurer la perte?
En effet, Messieurs, avoit-ou jamais vu dans le même liomme, tant d’attachement aux intéiêti