DE FRAN^»IS-LOÜIS DE BOURBON
PUMCB DB COim.
I/abeAo rlnriUitcM ad turbat , et ktmorem apud K.iih l et.jHmU. Jeulm tmealar 1. jadleio. In ronepeetupa- Imtlum admirabUU era , et habebo tenmortatttatem.
Je ID. imdrat ûliutre parmi lea pcoplca , et J. me ferai reepecter flea laaiea et (Jet rieiitanla, m^liM dia nu JenDeme. Lea prtaioea et lea puliuaiU adrainroal l'«eiid(M de mea inmiitta et la pàidirallt» de non jiifienent. et J. jonlrai d. rimmortiliid. tSap.,Ylil, 10, It.ld.)
Mo.NSEioErii,
PoisqiK l’Esprit de Dien , source de toute rrerilé, loue lui-iuéme dans un prince de Juds ces Uleols rares et éclatants qui rarment les grands bommes; pourquoi viendmis-je ici, Mesiietirs, nias tenir nn autre langage ?
Poorqnoi , poussant trop loin , ou le demir de mou ministère, onlenéantde tonlesles grandeurs humaines, que celte cérémonie fanèbrenous met devant les yeux, emprunterois-je le langsge de la piété pour vous dire que la gloire des armes eit on vain brait; qne les vertus civiles, qui fout toute la douceur et toute rbarmonie de la société, ne Bont que des Doma ; qne les vastes connoiaMnees et l'élévalioD du génie aoot de (ausaet lueurs qui n'ont rien de plus réel , qne ht méprise qui les admire; et qa'enim lea plua grands liommes nesont que néant?
LaiasiHis aux dons de T Auteor dé la nature tout leur prix et tout leur usage ; respectons ces grands spectacles dont sa puissance décore de temps en temps rnnivere, en y mootrant des Iwaunes extraordinaires; et ne oanfondons pas l’abus que l’orgueil bit toujours des dons de Dieu, avec U gloire attadiée i l’iisage légitime que rbammé en devroit bire.
U est vrai que b gloire des pécbenrs n’est qn’nn ver ( t . Macii., ii, (Q) qui, en brillant au-dehora, les ronge et les dévore en secret par l’iqjutUoede leurs désirs, et bit de leur gran^ui même leur supplice.
Hais les pécbenrs ne sont pas l’ouvrage de Dien ; ce qu’ils ont de grand vient de lui : il met en eux ces dons éminents pour le bonheur des peuples , pour b sûreté des Euts, pour b défense des inteb, pour l’honnenr de riramanilé; et pour bs rappeler eux-mémea par ces traits d’élévatioD, dont il les avoilennoUb, de b bassesse des choses présentes, û b grandeur des étwneilst.
ut- Al. Lfc l'IllKCt Ut; CU.Ml.
Coupables , dis qu’ils (ont servir les dons de Uieu i riojuslice; et qii'ib trouvent dans oes ressources de salut, la plus inévitable oecuion de leur perte.
Ainsi, Messienn, si le tris-haut, tris-pnissant. Iras excellent prince François-Louis de Bourbon, prince de Conti , que toute la France pleure , que les étrangers regrettent; que nos ennemis mimes, oubliant les pertes qu’ils durent antrelbis 1 sa valeur, honorent de leur douleur et de leurs éloges : si ce prince n’avoit été qu'un grand homme selon le monde , et qu’il Mt mort plein de glaire devant les hommes mais vide de foi et de charité devant Lieu ; Itélas ! que viendrois-je Caire ici ? et quelle jiart la religion pourroit-elle avoir i son éloge ?
Mais , grâces i vos miséricordes étemelles , A mon Dieu! vous avez vu ses voies(b., Lvii, 185) ; vous l’avez rappelé lor.sqa’il étoit éloigné. Sa valeur au milieu des périls n’a plus été qu’une force drrétienne, dans ses infirmités. Ce fonds de raison, de modération, de bonté, de vérité, d’équité, de tant ce qui peut foire d’un homme les délices des autres hommes, a fourni à votre grâce les préparations de tout ce qui devoit le rendre agréable à vus yeux. Ses lumières qui lui avoient toujours montré de loin le salut et la Vérité, l’en ont enfin rapproché; et vous avez liait succéder les consolations aux larmes de ceux qui le pleurent. (Is. ,