LE JOUR DE NOËL
Division. Jésus-Christ par sa naissance tient residré la gloire à Dieu et la paix aux Aommex. /. A Dieu , la gloire que les hommes aroieiit roiifu Ini rarir. /I. Aux hommes, ta paix qu'ils n'avoient cessé de se rarir à eaz-mémex.
l** PiRTuc. L'ick^lrie reodolt A la crésbire |o cnlté que le Crésleur t'éloit réservé A lui aeol ; U syoagogue De rboDOTOil que des lèvres et par des liommages exl6*
AiNALVShS DES SERMONS.
benri, qni oVIùieat pai tligQM Je lui ; la pliiloauphif lui rarfasioil la gloire de ta profideocc et de n sagi'su- «HrrDelle: trois plaies répandues sur toute la surface de la Urre, que Jesus-Christ rient giM*rir.
1 * L'bmnmageque son ame sainte unie au Verbe rend à Dieu, d^otniiiage d’altord sa majesté suprême des honneurs que l'unirers lui ar(^t jusque-là refusés ; une foule de disciples fldMes, instruits par cet Ilomme- ■Dieo . ourre les yeus à la lumière : le monde reconnoit son Auteur, etl^u rentre dans ses droits. Voilà le premier bienfait de la naUiatice de Jésus-Christ; mais ce bienfait est-il pour nous? noos n'adorons pitu de raines idoles; mais ne mettons- nous pas à leur place le monde arec loua ses plaisirs F
2* Jésus-Christ ne le borne pas à manifester le nom lie son Père aui hommes ; il lui forme des adorateurs en esprit et en rérilé, qui ne compteront pour rien les hommages eitérieurs, si Tamoiir ne les anime et ne les sanctifie. Pouvons-nous nous flatter d’étre du nombre de ces adoratenrs réritables? A quoi se réduit tout notre culte? à quelques observances eitérietires; et encore, c'est la religion des f^us sages. Voilà te aecomi bienfait de la natksancede Jêsus-CbrUt. auquel nous u’arons presque aucune part.
3** Knfln les hommes avoient voulu encore ravir à Dieu la gloire de sa providence et de sa sageve éternelle; les piiilüsophes, forcés de recoiinoltre un seul Klre suprême , se le représeolotent, ou comme un Dieu oisif et sans attention aux choses bumaini's, ou comqie un Dieu sans liberté et assujéU à un enchalnemrot fatal d'ë- Ténemonts nécessaires. Jésus-Christ vient rendre à son Père la gloire que les vains raisonnements de la philosophie lui avoient Aiée ; et , en exigeant le sacriflee de nos foibles lumières, il nous apprend ce que nous devons connoltre de TKIre suprême et ce que nous en devons ignorer. Mais, béUs! où sont parmi nous les Fidèles qui font à la foi un sacriflee entier de leur raison?
LI* Partie, f-o naiisanre de Jèsus-Christ rend attx hommes la poix qn'Us n'a rdenl cessé de sentir à mé-wus.
L'orgueil, la volupté, les haines et les vengeances avoieol été les sources fatales de toutes les agitations que le cœur de l’homme avoit éprouvées : Jésus-Christ Tient lai rendre la paix en les larissunt par sa grâce, par sa doctrine ei par son exemple.
Je dis que l'orgueil avoit été la première source des troubles qui déchiroienl le cœur des hommes. Quelles guerres, quelles lureurs cette funeste passion n'avoitelle pas allumées sur la terre! Mais ce qui sc passoH audehors n'étoit que l'image des troubles qne l'homme orgueilleux éprouvoit au-dedsns de lui-même. Jésus- Christ, en dégradant par sa naissance pauvre et abjecte les biens et la gloire bumaine, rétablit dans le monde la paix que l'orgueil en avoit bannie. Cependant cherchez au milieu des chrétiens cette paix heureuse qui devroit être leur héritage, vous ue la trouverez ni dans les villes , ni dans renceiute des murs domestiques , ni dans les palais des rois, ni même dans le sanctuaire.
Les voluptés diameiles n’avoient pas excité moins de troubles dans le monde que l'orgiicil; Jésus-Christ Tient retirer les hommes de cet abîme de corruption , et leur donner la paix en leur rendant Hnnocence et la liberté que la tyrannie de ce Tice leur aroit ôtée. U natk
il'unc vierge et la plus pure de toutes les créatures : par* là il met déjà en honneur une verlu Inconnue an montic, et qnn son peuple même regardoit comme un opprobre ; de {dus, en s'unissant à notre chair il la purifie, il en fait le temple de Dieu, le sanctuaire de i’Eaprit saint. Mais ne prufanons-nuos pas encore ce temple saint? les passions honteties ne troublent-elles pas encore la tranquillité des empires, le repos di t ramilles, l'ordre de la société, la bonne foi des mariages , etc. ?
Enflii la naissance de Jésus-Christ, en ne faisant de tous les peuples qu'un seul peuple , et de tons ses disciples qu'un crriir et qu'nne ame , éteint toutes les inimitiés et toutes lesbaiues; dernier genre de paix qu’ella apporte aux hommes, et dont tes hommes ne savent pas profiter.