POUR LE JOUR DE L’ÊPIPIIAME
Division. La rériU /îgiirér par rêtoi/e, Iroure dans tes ' mages des adorateurs : dans 1rs prêtres des dissimu-^ latrurs : dans Hemdeun persécuteur, l'e/teestencote 1 panai nous sa deslhiée: pcK /o reçoircHt , l»eawcoup « I ta raetteutet la deçttisent, encore plus la méprisent ! et la f^rsêcutmt. .4insf , I. La ràité reçut- IL An eerité dissimtifée. ///. La rerité persicutif.
\ I" Partie. La rérité reçue. Il est peu d'aines, quelque plongées qu’elles soi(*nl dans les sens et d.ins les |KtssioiM, dont les yeux ne s'ouvrent qiK’lquefoLs sur la vanité des biens qu’elles poursuivent , sur la grandeur des eq>éraDres qu’elles sacrifient , et sur l'iiidiguilé de la vie qu’elles mènent : mais hélai leur» yeux ne s'ouvrent à I la lumière que pour le refermer à l'instaut; el tout te ; fruit qu’elles retirent de la v érité , c’est le crime de l'a- I voir inutilement connue.
Les uns te bornent à raisonner rar la lumière qui les I frappe, et font de la vérité un sujet de contention et de { vaine philosophie. Les autres, mal d'accord avec eux- ' mimes , souhaitent ce Mmble , de la coimoitre , mais ! ne la cherchent |Mts comme il faut , paru* qu’au fond ils I seroient fâchés de l'avoir trouvée. Èofin quelques-uns. i plus dodles, se laisMml <'branler por son év idencc ; uiais rassurés par l'opinion ptildiipie, ou rebuUé |*ar les difficultés et les violences que la vérité leur olfrc , ils s'en étotgnrnl el l'alNindomieul, apres s'éirc.n'juiiis quelque temps à sa lumière.
Ce n'est pas U l'usage qu'en firent les mage». Qihùqu'accoutuinCsà tout rappeler au jugcnieut de la raison, fis suivent la lumière céieste, sans s’arrêter aux Tainot
ANALYSES DES SERMONS
réflextoos de l’etpril humain, sans(^rd à U'urs nmUct à lenra proches , malgtx* les diiciHirs el les (krisions pui»liques« et k*ur lyrur désabusé de tmit ne trouve (dus que la vérité qui les réjouisse, qui les internse el qui les console. Voilà la vérité reçue dans les magt's avec soumission , avec siucérité, avec joie; voyons dans la conduite des prêtres la vérité diauninléi*.
II* Pautie. 7'roii sortes de dissimulations dans les prêtres de ta synagogue ; une dissimu/atiou de silence, une dissimti/ation de romp/aisatiee et d'odoueissement. une dissiiiiii/ation de feinte et de mensonge.
Dissiniuhlionde silence, ('.onsullrà par Hérode sur le litHi où le (ibrist devoil naître, ils réjtoDdent à la véritc^ c|u<‘ c'e»t à Belldécni; mais ils irajoiilent pas que Tétoile prvHlite ayant eiiHu paru, et les rub de Salm et de rAral>k> venant avec des présents adorer le nonveaii clH'f qui devoit conduire Israël , il ne fhlloit plus douler de sa naiMuince. Ils o'assrmblent point 1rs peuples pour h*ur annoncer celte beurriLie noiiTpUe ; ib m.‘ vont pas A Relhlét'm pour animer Jénisnlem par leur exemple : renrennés dans leur criminelle timidité, ib {fardent un profond silence et reUennent la vérité dans l'injustice.
Sans toucher ici aux oinb du SHpnenr , il est j>eu de personnes tinns le monde qui ne se renient tous les Jours coup.ibirs de cette dissimulatûMi de «ileoca : car pour en être coupables, il n'est pas nécessaire de souscrire A rim|Méb’ et d'approuver les maximes du siècle , il suffit de SC taire quand on attaque la vérité devant nous A déconvert.
Dissimulation de complaisance et d'adoucissement, prêtres et les docteurs, forcés par l'évidence des Ecritures de rendre gloire A la vérité , l'adourisscnt par des expressions ménagées. Pour complaire à Hérode, ils suppriment le titre de roi que les mages veiioienl de donner, et que les prophètes avoient si souvent donne au Messie; ils le désignent par une qualité qui pnuvoit marquer également en lui uoc autorité de doctrine et de puissance, quoiqu'ib altcndbaent eux-mêmes un Messie, roi et conquérant. La conduite de ces pK’tres nuns piroit indigne; mots si nuas voulons noos juger noiuroéincs , nous verrons que nos discours et no^ démarches ne sont souvent que des adoucissements de la vérité,et des tempéraments pour la réconcilier avec les préjugés ou les passions de ceux avec qui nous avons A Tivre.
Dernière dbsimulation des prêtres juib, dissimulalion de mensonge. Ils ne se ronteotent pas d'alléguer les prophéties en termes olwcurs et adoucb; ne voyant pas revenir les mages, ib ks accusent, pour calmer Hérode, d'une créduHlé vaiue et raperslitieuse. Et voilA où nous en venons enfln ; A force de ménager les pastioDs des hommes et de vouloir leur plaire aux dépens de la vérité, nous l’abandonnons enfin oovertcnient.
III* Partie. Vérité persécutée par Hérode. Cet impie persécute la vérité: premièrement, par l'éloignement public qu'il tait parotlre pour elle , et qui entraîne tout Jérusalem par son exemple, et c’est ce que j’appelle UDC persécution de scandale : secondement il la persécute en tâchant de corrompre les prêtres , et en dressant même des embûches A la piété des mages ; el c'est ce que j'appelle une persécution de séduction : enRn U h persécute en répandant le sang innocent, et c'est une persécution de force et de violcm-c.
I Op, CM (rois Bpnrmdr pcpK<cnlinn s'cirroml anjnni^ d'hui d>ns le rhrislMniniiriciir, i" qui |ifuI w naller I de n rtre (un du nonibn* di's |u^rsi*ruleuni de la Tdrild |iar 1m icandates 7 Je ne |>arie pas ni^iie de ces hommes |iers ers qui ont lesC l'Chuidard du prime ci de la liceoce, je parle de cm aines lisnics aus plaisirs ci aui sanilCs du siMr, ri dont la eonduilr , d'ailleurs rCfpilihrr, s'at- Urr l'ratime ri les louanfirs des honimM ; ci je dis qu'dira pcndculent la riirilC par leurs seuls eiemplra , qu'dira
nndmliisenlanlanl qu'il est en elles dans loin iHcmura Ira
niaiiiura de l'KTanaile, d qu'rlira fout plusdeds^ei^ leurs de la rdrild, que n'en flrent aulrerois les tyrans.
2" >0118 persécutons h)us Ira jours la sêrild par roie di’ sCdortiOD , rn (aiaoi d'e,d« la fprveup des Justes, en leur faisant des peiiiliim rires d aüirialiles des plaisin qu'ils fuient , en eianCrant les diflIciillM de la persCsdranre, penWIro mdiie en altaquani le fondemenl inéhraulalde de leur foi ; Rénaol par notre autorlld le sMe d la pii'ie des [lersonnes qui ddiM-ndenl de nous ; eniln eu faisant serrir nus lalenU a la dralrucUon du rh(roe de Jéswâ-Christ.
3* Le monde eri plein de persécuteurs publics de la vérité; et xi l’Eglise n'eil plus aflligée par la Iwrtiarie des tyrans et jwir l’effusion du sang de ses enfants , elle est encore toiu les jours persécutée par les dérisions puj Idiques que tes mondains font de la vertu , el par la ! perte des âmes fidèles qu'elle voit avec douleur surconi- } ber si souvent A la craiate de leurs dérisions el de Icvirs censures.