I.K M\KIU DE I.A QUA'riUÊME SEMA1>E
üLS IJOL TES al il t.A nli.ir.um.
Divisior». ÏM pfupart ürenurqui se rfisruf Inerédiifcs, ne /f sont pns ni l. C'est Ir ilrnglcmtut qui
propose lesâttutrs, sans oser les rroire. II. C'est Cignoranre qui les adopte sans les comprendre, fil. C'est la rcNÎtc qni s'ni fait hounenr , sans poui'oir s’en faire une ressource.
l'* Psi.Tir. Trois réflinionsmi'ntient qoeles lîoulis des prétendiu incmluli's son! di*» donti-s de i[crt*;:lrtueiil. IVemièremriii , c’est te déré;<leminl qui a formé leuis doutes, et non pas leiim doutes le déré;'lcmeul. S(.*conikmrnt, c'est h leurs passions qu'ils tieum-nt, et non A leurs doutes. Tro(sii*memcnt, ils u'alU qneiit que les vérités incommodes aux passions.
I" On n’a encore vu iiersonno rommoncer par des doutes sur la foi ; et des (Imites, tonilK*r ilans la déliauebe : on sc livre d’alHinl au plaisir; emaiilo ou cniit qu'il est iin]M«ul)le de se faire violence ; enfln , on cnncliit que oeik violeiiei* est inulile. (Jiie peiisoil-iin avant que d’avoir renoncé à la pudeur? alors le ca*ur n* étant point ^élé, la foi paroisi>il respcctalde, la misou étoit soumise , on ne se foniioit |»as luihue de difneullc's : dès que les nui'iirs ont changé, on a eu de» doutes : ce n'i st dune pas la force de la raison qui les a eiifaiilt's, c’crI la corruption du cirur; c'est même une lâcheté de courage ; on ne )Kut MMitfiiir li*s terreurs de la rel gion ; on lAclic de s'étourdir en les Irailant ik* fmjeurs puériles : on cache «a peur sous une ostenUilkm d<* bravoure. D'ailleurs, quoi Iiesoin n'init pas les passkms du secours des doutes? coHilinttnes au dedans et au dclioi-s, elles sont trop füiMcs, il faut k*s souliriir; 0111% smit trop chères, il laul lesjua;înir; h*8 véiih's ik la rrligioii in troublent, il faut i.ie!ier du se pi*i siiader qu’ini no ks cniil jws : c’i st-A-itii'c que le grand effort du (k^réglcment iit de inms ciuidiiirc nu désir de l'incridulité. SI donc riiiK'iisé dit qu’il ri'y a puhil de Dieu, c'csl dans son ca*iir qu'il le dit ; ce langage en est le désir : il voudroit qu'il n'y eût point de vcngnir du vice. Il l'anéaiilit donc par ses smihahs; niais ses soulmils sofit misd sléi'lle.x (pi’ils sont impies ; l'id<« d'uiie puissance infinie et irum* ji’Siice mliHitabIc dcmture toujours au ftwid de son étn* , cl ramène m*s remords. I.e« calmeroit-il eu 6edisauti|u'ilest tixip Hvit^à In ikbuuehe|M>urcnsorlir? c’cstbieii plnlùltiildi'sc dire, que n'y ayaut rien a|»rès la vie, il est iimlile de mieux vivre. OIU* idée le délivre île toute cotitrainle, l’eiilirlicnt dans l'indokmce, l'eiiqiècho do s’approfoiHlir lui-ménic : elle éiiKiussc an moins la sensibilité de sn couwiciirc; et en faisant qu’il se prend |M»ue ce qu'il ii’est pas, elle fail qu'il vit emiinie s'il éloil ceqn'i! voudroitétro: Irop dissolu imkii* consentir A mcmr une vierhnHienne, tropfnibk* |)oyr braver un vengeur qu'il it'ainniiiiruit sans n'piignana*, il si* lient dans une espère de neu(i*alilé e.nlre la foi (*t l’irrétigion , et vit sans vouloir savidr ce qu'il est en effet.
2** Une sectui le raison qui nWl qu'une suite de Iti pi'ciuière, c’est que h*s|)nMeihlusiiicréilules,s'iLMM*cbaugent |taii ncluellemeot de vie, lieniM'ot nieiirs jKisaions, et Itou A leurs dmites. l'out-iK quelque n-lmu* Mir euxmêmes? k*ur enilvarras n'evt plusdi* savoir comiucni
AINALYSKS DhiS SERMONS.
ils poorrODt croire des choses qui r^TolicDt leur raison, mais de savoir coinmrnt ils pmirront mrnrr une vie coiilre laquelle leurs iuclinalioiis soat révollécs. D’ailleurs ils vivent pour la pliipnrl dans des variations continuelles sur leur incn'duliie même : < n rerlairts ruomonts ils sont toiiiliO^i drs vOnlrs de la rrlipioii, en d’aiitrrs iU sVn mtH|u(‘i>t ; tantôt Ils diorclK'nl do* sri- Titeur* do Dieu (tour s'iiiKlrtiire, iantôl ils les traitent avecdf'rision. U'uù vient rdîe vk'issiUide.’c'csl que leurs IMiiaiions nVtanl pas toujours Oiialoment vivt«, leur* doutes qui (il naissent doivent djanger eonune elles; ai leur iuen^niitô prdendue venoU d'inccrlUudes réelles sur la rdiKinn, ces inccrlilude* subsislau', riiirrédulité seroit toujours la mémo. De plus, ri^poïKlex aux difflrultiis d’un prétendu iucredulet réduis<^x-lc à ne pouvoir répliquer : il uc sc rend pas encore -, son air mystérieux cl décidé voilv fait (téniir dn son entdement ; Kétiiincz plutôt do sa mauvaise fui : iju’au sortir do lit, une maladie mortelle le frappe ; vous le Irouvon z convaincu, confus, rejientanl , tninblan! , et demandant , nou pas des preuves, mau des c^ iisolaliouv. Son (>sprit v'ieut-H donc d'etre éclairci? non : ses passions vont s’éteindre, ses doules s'éteignent Avec elles : appi'Icx-eti avec Tcrlullien A ce pecliour mour.uit, il avuu ra (pi'il en ovoit imposé au puldic pnr une fausse oskiituikm d’iuipiété.
3** Enflii , ce qui achève de prouver que les doutes ne vienmmt que du déiiigtemcnt, c’est qu'ils n’ont pour objet flxe que lesTériiés incommodes aux passons. Si la religion ue {vroposoit que des inyslèrcs, que de» vériU% spéculatives , les iucn'dnlos srroienl rares : elle propose de» iiiaxiiiiesqiii gênent, des vérités ijui meurcent; c'est surct’Iles-Ui qu'on a des doules, nu c'(st à raïue d'etlc* qu'on se vautu d’en avoir sur les autres. Kn vain croiriex-vous qnc c’est |)ar amour pour In vérité, que l'incrédiilc ne se rend point A des mystèivs qu(‘ In raison rejette : as vénUs ne riulére.*scnt point; ce qui Hnléresse (**1 de vivre nu gré de scs désirs, et de ti'HVoir rien A rraindro après cette vie : poss< i-lui ce point ; il conviendra de tout. Aussi k*» inailres de l'impiéld sc sont atlAclKS A prouver que tout mouroit avec le corps; que les peines éteriM'Iles étoicut di** fnhlcs ; cl cc n’a été que pour eu venir IA , qu'ils ont attaqué ica> aulro poinis de la foi ; voilà p:mr(|iiot les impies djiis la Sagosc et les •addiicéeiLs daus i'Kvangiten'ailaqiicnt qun U rcMirrcc- Üun des iiiorLv et rimcnorlalitc' de l'aino ; voil.^ le point décisif: on ne secoui* le joug de b foi,(jui‘ pour nocoiut celui des devoirs ; la religion n'auit>it |K>int (i'uincuiis, si elle n'élüU pos enmiuic du vice.
Il* l’AUTit. C’est l'ignuraticr qui adoplr les donUs sans les romprendre. I/’s prcHenUus iucràiules IdAmenl ce qu'ib n’ont pitinl examiné : ils l!l:l^phètne(ltce qu'ils ignorent : ils haïssent la religion, et adle haine ed ta seule icicnce qui forme leurs (UjuIcs, .Vu/imt nesrire, quia jam odemnt. Kn effet, |)otir «Touhattre des vériU's reçues dans tous le* Mècles |>Mr lus plus grands huniutcs, |Hir les gcuie» les pins élcv(«, il fau^oit des raisons Ui. ii (l(‘cisivrs , des lumières bien ran s id bien nouu'll. s. Cu- IN’iMbnl , approfondkM'z cfô esprits forts ; Us n'ont pour toulu science qu(> desd<rutCMiséset vulgaires: ils ne »aveiit qu'un ccTbdti jargon de lilicrtciiagc : iU n'onl ni foiids , ni priiiripcs , ni suilc : ce sont des honuues le gprs, su|K‘rflcicU , en qui peut être U d<‘lviiic}it‘ a ed'iul
tonte pénétration : ce sont des hommes frivoles, dissij)és , igDornnLs , qni ne savent que réf>éter ce qu’ils ont entendu : ccIkm de l'inm^utité, sans eln* incrédules, ils savent ce qu’il faut dire p«Hir douter ; mais ils u'en s'iu nt pas assez poui' douter eux-mémes : ils ne doutent (>as |tonr K'ielairrir; ils n'adièterokmt | as si ther le ]>lnivir ck' »c dire inrrtdules ; ils en siToienl même incapaMes : ne les a[)(>el(’z ni so( initms, ui dciNtes, ui aillées :
! ce seroit encore les hmion-r.-ils no soûl rien; du moins : ils ne savent (‘ux-inriiies ce ({ii'iU «ont.
Kt ce qui est bien remarquai le, c’est qu’eux qui nous , traitent d’esprits creduks, do nous rendre à li plus grande aulorité qui ail p.ini sur la ten c, déféri nt A l'autoiilé d'un ÜU rliii, qui, <bns un moment de deliaucho, a dit qn’il n'y nvoU point de Dieu, (quoique peutêtre il ue le crût |>o<ni lui-ménic. Ils di^'lcnt asM*z leur ! ignorance, loi>qn’iUcberchcal des impies vériiaUesel inin'pides daiu rincrédiilité : SpiiuMa le fut ; et il ne diei'dia fHTsonne qni l’nfTemiU daus l’irréligiixi ; ceux , (juis'rmprosèjTiUde lecoiisutter. aUesUrentiiaraHempresM’meiil mètre l(‘ur |h-u de fi'niictéet leurs remords ; ib lirt'ul voir i|uo leur iticii^dulUé jtréteiiduc n'étoU eu «ffet ({u’un désir formel de devenir impies.
111' Kartik. <J'c*f la ranUf qui sc (ail honnettr des doutes t sans pouvoir s'en faire une rcssonrcc. Les pn*leudiu iiicnxJutes :uut de faiu braves qui se donnent pour ce qu'ils ne sont p.;a, cl qui à force de dire qu’ib ne cixHenl rien , rroient ne rien croire, et eu wil mcilliure optiiion d'eux-mèmes : PiYinièreim nt , p.irucqut> cette proUssion d'im-rédulilé suppose une su(Miriürité d’vsprii, au lieu que les passions ne supposent que du dércgleiiieni. tikcomiemeat , pan^ciu'aujourd'bui ceux qui sc jiiquent d’un p<ii plus de connobsances que les auires , sc pcnoelbinî (k's doules sur la religion . et rertaim prétendus grands bunimes, (|ui nous ont |>rèC('d(‘s, ayant fuit profession de ne ptts croire; on s'imagine partager la réputation d.'S uns et des «utros en adoptant leur langage, et se faire honmnir en les prenant pour tumlèlei. Truisiémenu'nl |wircc que ceux avec qui on est lié par la déltauche, panéssaiU uc pas croire, iisiruil • honteux de paroilre croire, et d’èlre dissolu ccmime I eux : étie débauché', et adnictliv uu eufer, c'est clrx*
I détiauchu en novice, c’est sc sentir cucoie de l’cnfance I et du colk'ge : la dehauebe (’st de bon air, quand on a I pu pcTsu-ider aux autres qu'on s'est mis au-dessax de cx's ! foihirsscs vulgaire» ; on se moque de roux qui parois- I sent encore er;:indre, cl on insulte A leur simplicité : j .ddàiirprrmanes t» simpheitafe (udf I Mais quelle ressource truuve-t-on dans ces doules i dont on sc fait honneur? aucune ; l'impie brave Dieu 1 tout liaut, et il k' craint en secret : c'est un imposteur, qui ne peut s’iii luip:.ser A lui-mcmo; un furieux qui ‘ fbit taire li pudeur, paire qu’il ne peut faire taire sa . conscience; un hoauiie ivre cl emporté, qui sarrino ti-ut A la déplorable vanité de paroilre incnxiule. Ah : comprenons cc (prune telle pixifessmu caché de toul ce qu'il y a de plus Ivas et de plus honteux tebm lo monde même , I . de d. rt^glemcnt , 2. de bassesse , .t. <’e mauvaise foi tl d’impo&lure, ■}. d'ovSeniallon cl irimligiir vniiüé, A. de tcmcrile, ti. d’extravagance, 7. ciiOn , ik* supiersUtion : je dis de .su{Tr*titi(m, piib(|tie nnusavoii^ vu CCS prcHrniîm espi-ib fcris coieudlcc Uîs devins, <k»niicrü iisdeaeiixlulilési ir'iili's. ailcitdix’d'uniradeiiu-