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LE VENDREDI DE LA QUATRIEME SE>UINE

UOSSLUK St’ft I.’KV ARGILE DE LAZAnK.

Division. Trois ré/le-rirntfrcM/irmeroRl toatr rhistoire de notre l\rangile. I, Combien rsl nff'renx et déplorable l'état d'nne ame gui rit daxts Vhabitiule du desordre. II. l^nrqxtelsmoijenseUe en peut sortir. III. Quels sont les motifs qui déterminent Jesus-Cbrist à opérer le miracle de sa rcsurreetlon et de so delivi anee.

!*• Réflexion. est afjrcux et dèjdorable

Fetat d'ufu ame (^iii rit daus Fkabitudc du désordre.

i<* l.azure devnm déjà un amas de ven» et de pourriture, répand rîiiriclioii et la puatil. iir : Jam fu trt: et voilà la profoade corruption d'une nmcMbms le pédu! d’habiliule. <^ar il uVst pas d'image plus u.iluitilo <t'uue ame qui croupi! dnns le dc^irdre, que <X’lK‘ü'ii;i cadavre déjà eu proie aux vet's ci à la pourrUmv. Or la mort produit deux clTeis sur le c-orj s où (ile s'allarlie : elle prive île la vie; ellealUTe ensuite tou»H-s traits, <i rurruoipt tous ses nictubres. Elle k‘ prive de la vie ; c! c'csl pai'-D 4(ue le |HH:be commenei' à dêflgmvr la lu'anle de l’amc : car Dieu ist la vie de nos âmes, la liimii i-ede nos esprits, le mouvi lucnt jKiur ainsi ùiit' de nov cunirs ; or, |M;r un seul jiéclké celte vie cesse, cette liimkTi' s'e- IcinI, cci esprit se relire, lous eis muimMuc'fils sont sus^tendos.

Aiiiù rame sans Dieu est une mue san» vie : nuisl'lui

I iHtmli'du pcctic, qui est imo mort invélérée, va plus I UniI' lazare réjiami l iiireclion dons le toadicau, pai'ce i (ju'il y est d.-puls quatre jour* : Jum fietet . quntridua- ' Nusrsl ruim. la? preiuk'r piVbr, eu nous faisonl perdo'

! la prace , nous laiss • â 1 > vérité vie ans yeux de ] Dieu ; on peut dire uéamnolns (ju'il niMis irslc encore égaillés seo>enrcs de vio s|ûritu ll:‘, certain, .s facilité-s , à recouvrer b praex’ pviduc ; mais à lui sure qu>* l'nuic IK'ivanére dans le crime, loul s’étcHnt, tout ronr.mipl I en elle, b corruption devient universelle, (i chnupc en un spectacle d'IruTiur et l<s do.is de la grâce, cl les ; duiH de b nalurc.

Mais c<mime un (^davre ne Muniit être I mp-lcinps caelie, «ms qu’un.' odeur de mort se répande à l'ciUmir,

I on ne jieutn-oupir Ump-knursd.m.s Icditsordre sans que ; i'ivdeur it’uui- mauvaise vie >c fasse* bieab'it K*]Uir : ..insi ! 1.1 corruption ne sc I orne jws au j>éc:tcur loul ncuI ; or j ses excès venant .à être con .us, «.‘ircut de mmlélL‘en ‘ mille Heuz, et le .sj'oclaele de scs mœurs rassun* junit- , être en secivl de* coiis(àe.ic?s que le crime Ironbloit etieort;. Nous njoulcrions, si lums i'o&iuns, ijur la corniptiou (|ue riia' iiiide du crime iuc« (luis tout rinUrieisr du pcchenr est ti tluivo^^clle, <|u'cik* infect.' son corps même.

2“ Un voile liipnluv couvre l.** y(*us et le viiape de Lazan* : Et faciès ejus stidario rrat ligota : et voilà i'a- V ctip!emc*ul funcsle d’une .imc dans le |>écbc d'Ii ibitude. J'avoucquelont péché esl une erreur qui nous fail prrndn* U* faux biens |>ourlcbicii vérilable: l'opcodaiit une pmiuêrechutc ireieiut |>as lonl-a-fait nus limiières : mais à iuc*sui-e que le |>écbé dépéuêre eu ha’Üude,l.i lut.iiêir de Dieu le relire, les lénéiires citusscnl, cl ar rive euRn b nuit profonde et raveupleuienl entier ; alors tout devient une occasion d'i ireurâ l'ame crinunelle, p.arce que tout i bniipc de f ’Æe à sc*! yeux.

I 3” L'ïzare jiaroU dans te tointicau , Ii*s ui.nns et les ! pie»ts liés : i.ipcitMS perles et nuinus instilisi et voilà la triste servilud.* d’une amedai» le (téelu* d'habitude. 1.4*

: monde a bw.u décrier la vk* « bréllenne comme une vie I d'avsnjétissomcut et de servitude, le régne de b jtiSiict? est un régne de lilicrlé,|U)rci* que rniiK'lidélcet soumly* à Dieu devient iiHléj'cuifante et mcmenialliTSscdc lon> tes les créatures : le pécheur, au (ontraire,q’.wiqu*d pa- I misse vivre saris joug et s ms irple . n’rst ponrl.viit (ju'mi vil esclave dépendait de lout , de son corps, de sa pa.s- ! skms, de scs bicuv, de scs amis, de scs ennemis, etc. j IVabônl, b passion niénapi? eiiC4>rc, pour .nind dirv', la I liU'rU'du <‘(cur; mais dés qu'une fois elle se sent inai- ' tre&!ic,roml>icji miiis fnil-cllo sentir lout le {K)id.scl luiilc I rjuncrluiiie de notre servitude .* servilude borilens;* par ! l'assujélivMnient de l'anu* (bn'plc'o aux sens, par l'iiidi- I guilé des démairbi s que la forer* de la passion olxienl I «relie, irai* lcsa(Tilleed4'sd(*voirsli*s plus imiHU'üinU à la I prissioii injusti', par ravilksemciit et le mépris public. ! «jirallire loujourN une v ie drtx^lw, etc.

! On se plaint quelquefois «le* rigncirn «le la vertu, et I ro;i craint b vie clm'Urmie Dunuic une vie d'a-isujéli*- I sèment et >letrisle.>se ; m.iison c.miviendroil tju'il ne s’v ! trouve rien de si triste que ce (jne l’on éprouve daii'. le ilésonire, si l'on osoil sc pbiiKin' de ramerliuiM* et d;* l.a lyrannie de Ms>paæiims.

I IF*’ Ukeuaion. I*ar quels ntoijens l'ante ;mmI .vw-lù- (le l'hubitade drt (ksonin'*

ANALYSES DES SEKMONS.

J> prmi^r moytn, c'etl la confuinw en 5i roM Otiez été iti , <tit uue do itrun de I^un; au i Sauveur, mon frirt ne serait pas mort : mais je sais que tout et que roui drmonderrsà Dieiu Dieu tous l'accordera. Autti rUluftHm dont te dt^nioo tc sert tuus k« jourx | pour rendre iuulilo nue désirs de coD«er»iao . c'est de nous jeter dniu la détianre et le dc^ur.iprmcnl : ci Udcatui 00 s'abandonne à la }>arcs»c et à l’induk'DOC ; et apr^ avoir irrilf^ U justice de Dieu par nus eflarcnienU, ooiu oulrsKeous sa miséricorde |>ar l'eicés di* uolrc dé> fiance. Ce n’esl pas que je prétende qu'il u'en coûte à une aniedepuislooK-temps morte dans le péché, pour rvicuir | ADieu : maisjedisqucscsmisérrsdoivcolauKmentersa cocnpoocUim , et non pas son découraRcment ; et que la ps^ihn* démarche <le sa pénitence doit être d'adorer Jéaos^hrist oiinme la rrsurrretion et la rie, avec une eonnance lecrtte que nos misères sont toujours uiuin> dres que ses nüséricoi des. En effet , quelle que poisse être rborrenr de vos crimes passés , il rst à croire que le SeÎRneur n’est pas éloigné de vous faire grâce, di« qu’il vous inspire le désir et la résolution de U demander : c'est donc è tort que l'élat do votre cooacieocc vous décourage, et que vous vous jicrsuiidei que c'est fait de vous sans ressource. Je vous réponds comiitc la ntére de Samson à son mari : Si le Seigneur vouloilvotu perdre, il ne faroit pas descendre le feu du del sur votre »i'ur : s’il Touloit vous laisser mourir dans raveuglcmentde vos paimi>ns, il ue vous montreroil pss k% vérités du salut ; il ne TOUS les metlroit pas dans un jour qui vous edairc, et qui TOUS trouble. Dieu veut toujours le salut de sa créature ; dès que nous voulons retourner A lui , ne nous dé- Sons que ^ notre volonté.

D’ailleurs , et ced doit bien nous rassurer ; que savezvous si Jésus-Christ n’a pas permis qne vous lomlMssiez dans cet état di^dorable , pour faire dn prodige de volri‘ conversinn un attrait pour la conversion do vos frtns , et pour manifester ta gloiref Seroad moyen. L’éloignement des oernsiona qui mettent un obstacle invincible A notn* résurrection rt A notre délivrance ; obstacles Agurcs j)ar la pierrequi fermoit l'entrée du lomlieau de Laxnre, et que Jésus-Clunsl commande qu'on 6te avant de le ressusciter : roZfilr fopidrm.

Et voilA pourquoi tant de pécheurs jiasscot tristeiiieal leur rie A détester leurs ebatnes, et A ne pouvoir parvenir A les rompre; c'est qu’en prenant des mesures de changement, ilsne prennent pas de ces mesures qui éloignent les périls par l'éluigneinent des occasi>tDS : c'est une erreur de croire que le cœur puisse changer , tandis que tout ce qui l'enTironne ci»t encore A notre égard le mémo. C'est donc uno pure illusion de venir nous dire que TOUS ne manquez pas de bonne volonté , mais que te nMKDcnt n'est pas encore venu. Comment peut-il venir au milieu de tout ce qui l’éloigne? et qucllé eslreltc Itonne vulonié renfermre au dedamde vuusqui m* conduit jamais A rien de réel, cl A auaiiie démarche sérieux de changement * c'est-A-dIre que vous voudriez changer tans qu'il vous en coûlAt rieu. Commencez par éloigner louiesccs occasions fatales A votre innocence; ûtez la pierre qui ferme A la grâce l'enlrée do votre ctvav : après cela vous aurez droit de demander A Dien qu’il achève en tous son ouvrage.

Troisihae et dernier moyen. Le ministère do l'EglU * qui délie nos liens; inojren nuirqué dans l'Evangilé par

CCS paroles qne le Sauveur adresse A sosapi'ifres : SolrUe et sinile abirti didiez-le , et le Ubaez aller.

11 n’esl pas question ici de vous a|>prcodre que la rémission de nos crimes ne nous est accordée que par le minislère de l’Église : vons ne l’ignorez pas. O que je dis , c’est que ouiuutc Jesuf4jirist n'onlonna A srs disciples de didier I.azarc qu’après qu'il fut sorti entièremeut du toiidieau , de même le péi-hnir d'hritdiude ne doit espérer d'éirc délié (|u'eo se iimotraot tout enlk r hors du tombeau de ses désordres : H faut une roanihslation universelle qui remonte jusiju'auz coiiimeneemenU de m vie , sans compter sur les sacremcots qu'it a reçus, et qu'il doil mettre au nombre de ses crimes : Preniièretiicnl. parce que n’ayant pas eu de doutenr vérilaUo de ses foules, là reanèdts de l’I-^iie, loto de le puritier , ont acbev é de le souiller. Secondemeot , para* que ne s’étant pas connu , il n’a pu sc faire e mnoitre. Troisièmement, parce que qtumd même il se seroit connu , comme il n’y a que la douleur qui sache s’expliquer comme il faut, jamais ü ne s'esi fait connoitre, s'il n'a jamais eu de douleur vérilabie ; et c’est en vain qu’il allégueruit les difDcullés d'um* U'ile dentarebe pour s’en dûq>enser : les diflicultés nous rehuleul-ellct jauiaU . lursqu'il s'agit d'éclaircir nos alTaires?

III* RÉFLEZ^iort. Quels sont les motifs qui detrrminent Jésws-CKrist à opérer te miracle de sa resumetiou et de sa delirranee.

Ij premier motif que le Seigneur jwrnjt se proposer dans la résurrection de Lazare, c’eri de consoler les larmes , et de réomipenser les prières et la j»iété de ar< deux smnrs : et voilà aussi le premier motif qui détermine souvent Ji^ua-Oirist A ojM^r la conversion d'un grand pécheur ; les larmes et h s prières des ames justes qui la deniandcut. Cununc tout $c fait ptHir les Justes daiiN l’Église, dit i'Ap«'4rc, on peut dire aussi que tout se fait par eux ; e’est dune uue espérana* de oonversion pour les plus grands péclieursque de m‘hercber la sodéié des gens de Urn, estimer leur ounseicuce et les intéresser A leur saluL 11 setablc que notre cnnir w Us»' déjà de scs passions, dès que omis nous plaisoos avec ceux qui les conilanioeot. Et vous qui autrefois, oommu f)eut-é(re Marie, étiez esclaves du monde, et qui dt'pitis, touchés de U grâce, ne bougez plus coninuîeil!* des pieds du Sauveur, que désoniM» un des plus icu- I )M)rtanLs dcvttrs de votre nouvelle vie soit de demander I continuellement A Jésus-Christ la résarrecUon de vos ^ frères , cl de dire, comme elle : A’cigHciir, celui que rotis , atmea est malade. Mats que tes pécheurs, d'un nuire I cûté , ne couiptent pas si fort sur les priiTcs dos gens de I bien, qu'iU attendent d'elles seuls le cliiogemeot de leur cirnr , cl le don de la {>éniU'nce ; ce st roit une |>ui\* illusiou : lés prières des gens de bien rendent le Srigueur plus attentif A nos besuins, mais non pas plus indulgent pour Des crimes.

U second taotif. C’est de ranimer la tiédeur et la b?chclé des Justes , amime Jésus-Cbrist en nssmcil.-uil Lazare voulut révdllrr la foi ses disciples eucorc foi Uo cl bingulssante. Gaudro propUr roi , leur dii-il', t/( credatis. En effet, il opère des amversiuos stmdainrs et surprctiaules, aux jeux de ceux qui luait'Jicnl depuis loug-U'iups dans ses voies , pour coiifondir par la ferveur et par le zèle de ces âmes depuis t'eu revaucilées , leur tk'deur et leur indolenci'.

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7Ui ANALYSKS DKS SKRMONS.

IroiaifWf motif. La jimlku’ divine y niétiape pour ccrlatik* itcTliciirs, cotiinie |N>ur ces Juiri itirrt^ulcsqui fu* leitl |éiiHMiw<k‘ in rtHurredion de Lazaiv, une nouvelle oc4-üsûm dViMlumNSPiitcnl et d‘incrédutité. Ktr'cctIA» en elTet, le Ktnil fruU que la ploprt <les pons du monde ivUreiil d'unlinairc de la conversion et de la résurrection spihtuellc des f7r8uds pt‘cbeur3i; ils ne font que s'emliii'cir iiavanU(;c dans le mal. Avant que la tiiUéri* corde de Jc»us<Ihrist eût jeté sur une aine crimiiM'Ile des rcftards de grâce cl de salut , ils paroUsolent touclu« de egannncnls et de son ignominie; mais i peine la grâce de Ji^us-Chrùt l'a rappelé** A la vie, ib dcvienueiil les censeurs de sa piéle même, et ils trouvent dans les miracles mêmes de la grâce , si capaldcs d'ouvrir les veux, un ninivcau motif d'aveugloneaC et d'iiicn^ulilé.

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