LE MERCREDI
sons-en des amertumes de pénitence, afin que nous ne perdions pas tout. Il faut qu’il en coûte pour sen irle monde , comme pour servir Jésus-Clirisl; 80ufTit)ns pour Dieu ceque nous souffrons pour le monde; nos peines seront les mêmes, et les récompenses bien différentes.
Mais que dis-je, mes Frères, que nos peines seront les mêmes ! Le Seigneur adoucit le joug ({u’on porte pour lui , et le joug du monde est un Joug de fer , ((ni meurtrit et qui accable. I.es violences de la croix sont mêlées de mille consolations , et celles de la cupidité ne sont (Kiyées que par des peines nouvelles. Les sacrifices de la grâce câlinent le cœur, cl ceux despassionsle déchirent. Les saintes agitations de la pénitence laissent l’ame dans la joie et dans la paix , et les agitations du crime la troublent et la dévorent. Les épines de la vertu portent avec elles leur douceur cl leur remède, et celle.sdu vice laissent l’aiguillon daas la conscience, et le ver dévorant qui ne meurt plus. En un mot, les l igueurs de l’Evangile font des heureux, et les dégoûts du monde n’ont fait jusqu’ici que des misérables.
Les grâces qui vont couler de la croix de Jésus- Cliri.stvuusorrreiit donc, mon clier Auditeur, une ressource que vos crimes ne trouveront peut-être pas dans un autre temps. Les prières même de l’Eglise, pluslongucset plus louchantes, rendent, durant cette sainte carrière , le ciel plus propice aux pécheurs.