DEUXIÈME PARTIE
L’orgneil est la source secrète de rincrcdulité. Il y a dans cette ostentation de raison, qui fait mépriser à l’incrédule la croyance commune , une déplorable singularité qui le flatte, et fait qu’il suppose en lui plus de force et de lumière que dans le reste des hommes, parce qu’il a osé secouer un joug qni les assiijétit tous « et contredire témérairement ce que les autres jusqu’à lui s’étoient contentés d’adorer.
Or , pour dler à l’incrédule une si affreuse consolation, il n’y a qu’à démontrer d’abord qu’il n’est rien de plus glorieux à la raison que la foi : glorieux du cété des promesses qu’elle renferme pour l’avenir ; glorieux par la situation où elle met le fidèle potir le présent; glorieux enfin du côté des grands modèles qu'elle lui propose à imiter.
Glorieuxdu côtédes promesses qu’elle renferme. Quelles sont les promesses de la foi, mes Frères? L’adoption de Dieu , une société immortelle avec lui, la rédemption parfaite de nos corps, l’élernelle félicité de nos âmes, la délivrance des passions, nos cœurs fixés par la possession du bien véritable, nos esprits pénétrés de la lumière ineffable de la raison souveraine, et heureux par 1a vue claire et toujours durable de la vérité. Telles sont les promesses de la foi : elle nous apprend que notre origine est divine, et nos c^nuu:cs cterpelles,