HESPECT DANS LES TEMPLES
!tappose,qne n Tons n'éies pts encore tonl-à-fait puriHé de vos crimes, votis en êtes du moins ton* rhc ; que vous venez en gênitr aux pieds des autels ; et que voire conrusioii, et le regret sincère de vos fautes, vont commencer id votre justiOcalion et votre innocence.
Ce sont donc vos desirt d'nne vie plus chrétienne, si vous êtes péclienrs, qui seuls (leiivent vous autoriser et vous donner droit de venir paroltre ici dans le lien saint ; et si vous n’y venez pas gémir sur vos crimes, et que voiis en portiez la volonlé et rafTection actuelle d déterminée jusqu’au pied de l'autel, l’Kglise, à la vérité, qui ne voit pas les ctnirs et qui n’en juge pas, ne vous ferme {tas ces portes sacrées ; mais Dieu vous rejette imisihlen»enl : vous êtes à ses yeux un anathème et un excommunié , qui n'avez plus le droit à raulei et aux sacrilices, qui venez souiller par votre seule présence la sainteté des mystères terribles , premlre votre place dans un lieu qui ne vous appartient plus , et d’oii l’ange du Seigneur, qui veille à la porte du tenqtle, voas chasse invisiblement , comme il cliassa autrefois le premier (léchear de ce lieu d’innocence et de sainteté, que le Seigneur sanctihoit |tar sa présence.
Kl en effet , mes Frères, se sentir coupable des crimes les plus honteux , et venir parollre id dans le lieu le plus saint de la terre ; y venir (laroUre devant Dieu sans être touché du nrains de honte et de douleur , sans penser du moias aux moyens de sortir d’un étal si déplorable , sans le sonliaiter du moins, et fumier quelcpies sentiments de religion : porter jusqu’au pied de l’aulel des cor|ts et des aines souillées; forcer les yeux de Dieu même , pour ainsi dire , de se familiariser avec le crime , sans lui témoigner du moias la douleur qu’on a de parollre ainsi devant lui couvert de confusion et d’opprolire, sans lui dire du moins , comme Pierre : Hetirez-vous de moi. Seigneur, parcequeje Misttn Aomme pécAcur (Lrc . v,8); ou comme le prupliète : Détournez . Scigiicur. votre visage de mes iniquités, et rréez en moi un c(Tur pur {Ps. l, Il , 12), afin que je sois digne de parollre ici en votre présence : c’est profaner le temple de Dieu, outrager sa gloire el sa majesté , et la sainteté de scs mystères.
Car, mon dicr Auditeur, qui que vous soyez qui venez y assister, vous venez offrir spirituelleiiienl avec le prêtre le saerilice redoutable : vous y venez présenter à Dieu le sang de son Fils comme le prix de vos péchés : vous y venez apaiser sa justice |mr la dignité et l’excelleiiee de ees offrandes saintes ; et lui représenter le droit que vous avez à ses ni»éricoitle8,<lepuuqiicle sang