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de son Fils vous a purifié, et que vous ne formez plus en un sens avec lui, qu’un même prêtre et line même victime. Or, dès que vous y paroissez avec un conir corrompu el endurci, sans aucun sentiment de foi, et aucun désir de résipiscence, vous désavouez le ministère du prêtre qui offre à votre place : vous désavouez les prières qu’il fait monter vers le Seigneur, par lesquelles vous le conjurez |»r la bouche du prêtre de jeter des regards propices sur ces offramles saintes qui sont sur l’autel , el de les aci'epter comme le prix et l’aliolilion de vos crimes ; voii.s insultez à l’amour de Jésus-Christ lui-même, qui renouvelle le grand saerilice de votre rédemption, et qui vous offre à son Père, comme une portion de cette Eglise pure et sans taciie , qu’il a lavée dans son sang : vous insultez à la piété de l’Eglise qui, vous croyant uni à sa foi el à sa cliarité , vous met daas la lioiichc , par les cantiques dont elle accompagne les saiuU mystères , des sentiments de religion , de douleur et de p(‘nitence ; vous trompez enfin la f»i et la piété des Justes qui sont là présents, et qui, vous reniant comme ne formant avec eux qu'un même cirur , iin même esprit el nn mc'me sacrifice, s’unissent à vous , et offrent au Srigneur votre foi , vos désirs , vos prières, comme leur bien propre. Vous êtes donc là comme un anathème, séparé de tont le reste de vos frères; un imposteur qui désavouez en secret tout ce qui se liasse en public , et qui venez insulter la religion, et i>e prendre aucune part à la rédemption et au sacrifice de Jésiis-Clirist , dans le tentps même qu’il en renouvelle la mémoire , et qu’il en offre le prix à son Père.
Que conclure de là , mes Frères? qu’il faut se bannir de nos temples et des saints mystères,
lorsqu’on est péchenr? A Dieu ne plaise Ah!
c’est alors qu'il faut venir chercher sa délivrance dans ce lieu saint ; c’est alors qu'il faut y venir, solliciter aux pied« des autels les miséricordes du .Seigneur toujours prêt à y exaucer les pécheurs: c’est alors qu'il faut se faire un secours de tout ce que la religion offre ici à la foi, pour exciter en nous quelipies sentiments de piété et de repentir?
Et 011 irions-nons, mes Frères, lorsque nous avons été a.ssez malheureux que de tomber dans la disgrâce de Dieu ? et quelle autre ressource poiirroitil nous rester? Ce u'est qu’ici où les {léclieum peuvent encore trouver un asile : ici coulent les eaux vivifiantes des sacrements, qui sentes ont la force de purifier leurs consciences ; ici sont élevés des tribunaux de miséricorde, aux pietls desquels on remet leurs |)écliés, el on les tlélivre de leur» ciialnes : ici s’offre pour eux le sacrifice de propi-
MAHDI DE LA PREMIÈRE SEMAINE
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liatkm , seul capQbks d^apaiier la jostice de Dieu , que leurs crimes ont irriu'‘e : id les vérités du salut f parties dans leur cn>ur, leur inspirent la lutine du {téché et ramoiir de la jiisiice: ici leur rance est éclairée, leurs erreurs dissipées , leur foihiesse soiUciiue , leurs bons désirs forUHés: ici, en un mol , à tous leurs maux , la relijrioii offre des remèdes. Ce sont donc les pécheurs, qui doivent fréquenter plus souvent ces temples saints; et plus leurs plaies sont envieiliies et déses(K‘rées, pins iis doivent s’empresser d>n venir cherchir ici la ffiiérison.
l'ellc est la première disposition d’innocence et de pureté que dtinande ici de nous, comme des bienheureux daits le ciel , la prt^cnco d'un nieti saint: tS'incmuru/a f»im suit I aide fArmiiim/>d. (Aron., XIV, 5.)
Mais si le seul étal de crime sans remords, sans aucun désir de rhani;cmenL, et avec une volonté actuelle d’y {«rsevérer, est une manière d’irrévérence, qui profane la sainteté de nos temples et (le nos myières ; que sera-ce , ^and Dieu ’ de choisir ces lieux saints et l’heure des mystères terribles, pour venir y inspirer des passions honteuses; pour s’y permellre des regards impurs; pour y former des désirs criminels; pour y clierclier des occasions (pie la bienséance tonte seule euq>éche de ciierchcr ailleurs ; pour y rclioiivcr peut-être des objets que la vigilance de ceux qui iK)us éclairent éloigne de tous les antres lieuxi' Que sera-ce de faire sen ir ce que la religion a de plus saint, de facilité au crime; de choisir votre présence, grand Dieu! pour couvrir le secret d’une passion impure, et de faire de votretemple saint uii rendez-vous d’iniquité , et un lieu plus dangereux que ces assemblées de pcclié, d’où la religion bannit les fîdèles? Quel crime de venir criictlier de nouveau Jésus-Christ dans le lieu même où il s’ofTre tons les jours pour nous à son Pèrel quel crime d’employer, pour faciliter notre perle, l’heure même où s’opèrent les mystères «lu saint et de la rédemption do tous le.s hommes! ({uelle fureur de venir choisir les yeux de son juge, pour le rendre témoin de nos crimes, et faire de &a présence le sujet le plus affreux de notre condamnation! quel abandon de Dieu, et quel caractère de réprobation , de ciianger les asiles sacrés (le autre sanctification , en des occasions de déréglaient et de licence !
Grand Dieu! lorsqu’on voils outragea sur le Calvaire où vous étiez encore un Dieu soufrranl , les lomlicaux s’ouvrirent aulonrdc Jérusalem; les morts rc-ssüscilèreiU , comme pour venir reprocher à leiiis neveux l’horreurde leur sacrilège.
Ah! ranimez donc les eendrea de no» pères qni attciuleut dans ce temple saint la bieniieureuse imnH>rlalile ! faites sortir leurs cadavres de ces tombeaux pompeux que notre vanité leur a élevés , et qu’enllammés d’une sainte indignation contre des irrévérences qui vmis crucilienl de nouveau , et qui profanent l’asile sacré des dépouilles de leur luodaiite, iis paroissenl sur ces monuments; et puisque nos instructions et nos menaces aoift inutiles, qii’iU vieiineiil eux-nièmes reprodier A leurs successcui's leur irreligiuri et leurs sacrilèges! Mais si la terreur de votre présence , ô mon Dieu! n’est pas rapalde de les contenir dans le respect ; quand les in(Mls ressusciieroietil , oomme vous le disiez voits-mêtne, iis n’en seroient ni plus religieux, ni pins IkJèies.
Mais si la [vréMiice d’un Dieu saint demande ici , comme des bienlieureux dans le ciel , une disposition de pureté et d'iuiiocence, la présence d’un Dieu terrible et ptein de inajeslé en demande une de frayeur et de rccueillemeiU; seconde disposition marquée par le profond anéaotissemeiu des bienheureux dans le temple céleste : Kt veviderunt tn roHspeclu lAroHi in faeits suas. CApoc.,vii,H.)