LES TEMPLES. 1H
frappés ici de ia grandeur et de la puissance du Dieu que nous adorons , plus nos l>esoin8 induis nous avei lissent de recourir à lui, de qui seul nous pouvons en obtenir la délivrance et le remède. Aussi le temple est la inai>on de prière où cliacun doit venir exposer au Seigneur ses plus secrètes misères; où on l’a^taisc sur les calamités publiques par des vœux communs ; où les niinislres assembles lèvent les mains pour les pédiés du peuple ; et où les yeux du Seigneur sont toujours ouverts A nos besoins , et ses oreilles attentives à nos cris.
Ce n'est pas qu’on ne puisse le prier en tout lieu, comme dit l’Apêtre; mais le tenqde est l’endroit où il se reiul plus propice , et ou il nous a promis d’être toujours présent, pour exaucer nos vœux et recevoir nos hommages. Oui, mes Frères, c’est ici ou nous devons venir gémir avec rÉglise sur les scandales qui raflligeiil, sur les divisions qui 1a dccliirent, sur les périls qui l'environnent , sur rendurcissement des pcdieiirs, sur le refroidissement de 1a cliariie parmi les fidèles : nous y venons solliciter avec elle les miKéricordes du Seigneur sur son peuple, sa protection sur celte monarchie où le titre auguste de la fui honore ses souverains , et sur le prince qui en est et le protecteur et le modèle; lui demander la cessation des guerres et des fléaux publics , l’exiinctiitn des scliisuies et des erreurs, la coiinoissanre et l’amour de la justice et de la vérité , pour les peciteurs, la persovéranoc , pour les justes. N ous devez donc y venir avec un e«prit attentif cl recueilli; un cu'ur préparé, et qui u’offre rien aux yeux de f>ieu, qui puisse éloigner les grâces que rÊgllse sollicite |h>ut vous; et y |>arul treavüc un extérieur desuppiiaul, et doul le seul speciadc prie et adore.
Cependant, mes Frères, tandis que les ministres autour de l’autel lèvent ici les mains pour vous; (|u’Us denianüenl la prospérité de vus maisons, rabondanee de vue campagnes, le succès de nos armes, la coiiservaliuii de \os prodics eide vos enfants , qui s'exposent pour le salut de l'étal, la üu des guerres , des disseusioiu, et de tous les malheurs qui nous affligent ; qu’Us demandent les remèdes de voscImU's, et les secours de votre faiblesse ; tandis qu’ils parlent au Dieu saiut en votre faveur, vous ue daignez pas même accompagner leurs prières de votre alUntion et de votre re^iccl. Vous déshoiiorez la sainte gravité des gi'inissements de l'Eglise |>ar un csfirit de dissipation, et |iar des indécences <|iii conviendroienl A {«inc A CCS lieux criminels où vous entendez des clianls profanes ; et toute la différence ({ue vous y faites ,