‹ Œuvres de MirabeauChapitre 76 sur 79 · LETTRE REMISE · texte numérisé non relu

LETTRE REMISE

friponneries les plus insig^nes. Cette t ité ne pal quMndi(;uer le pauvre^ et encourager la maavaiie loi, qui sait bientôt qu'elle n'a pour diminuer set mifi$ qu'à soudoyer des complices.

Faire rendre une justice prompte et gratnle ai évidemment le premier devoir des souveiaiiis. La jmlice {pratuite, si le juge n'a aucun intérêt à âuder hUè ne recevoir que ses gages, est bientôt rendue ; dk Ir sera écpiitablement si votre surveillance est acdvc, ai sévère ; si vous n'oubliez jamais que la séTériléacle premier devoir des rois. Cette grande réforme Am justice purement gratuite ne sera henreoaenttrilfi dans vos Etats une charge bien onéreuse ; car TOtt peuple est bon, et n'est pas processif. Mais^ aoènm ou non, ce qui est d'étroite équité est-toujoun aéo» saire. La justice, Sire, est avant l'utilité même ; e plutôt il n'y a point d'utilité sans la juEtioe. Les JHp doivent être payés du revenu public, et non desépov le nier serait absurde ; car enfin les juges ne devraiÎBtfl donc pas exister et subsister, quand bien même, éoBâ une année entière, il n'y aurait pas un procès? Safk le premier. Sire, à établir une justice vraiment g^atoift

Soyez aussi le premier souverain dans les Etals it quel tout homme qui veut travailler trouve du txnA Tout ce qui respire doit être nourri en tnvaiUatfi C'est la première loi de la nature, loi antérieure à toriB convention humaine; c'est le lien de toute société. b gouvernement qui négligerait de multiplier les ffbsistances, et qui ne laisserait pas à chaque. indifidi le libre usage et le profit de son industrie^ serait b complice et l'auteur de tous les crimes des liomiiics{l ne punirait pas un coupable qu'il ne c^unnait un aMir sinat i car tout homme qui ne trouve que r^toBÂfàlt^

A PRÊDËliiC^ïDnJiU.'lfHE II. Stë

'de son trarail, «n échange de «a stMstuteft, deriektt Vennemi naturel et légtdme (fes ftiitreS'hènunfl9;3 a le droit de guerre privée contre la bodété. ' •'■'■

Que partout, au sein des campagues camine aatoiv

des villes, des ateliers soieint ouveits à vos fndb. Que

I nous les honuhes, de ^lelque pa^s iffîh stâeot, y tron*

i iTeptleur.BulMbianceanpri]cd«tratml;qnevo«sujett

I y apprennent ce que Talent k tâups et f acdtîté.'

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