I - Ces travmx,^rejiievotuCoûttfobt'rieB,earils'M
i paieront d'eux-mêmes; ils DUTriroûY'des'déttoucfaéiaii
■ tommerce; ils feeXtîEirom lé débit dM producdons de
I Tagrlculture ; ils enrichiront le territoire de votre État
( et les finances- de Votre Majesté.
) - Voilà, Sire, leé înstîttitions 4fm CoatiiaiuMDt' i im
ft-^r^od roi, et non dîcs nienQ&ctores arïnéeede prinlégs
-«xclusils, qu'on ne peat soutenir que par des injuaticw
et des moBceaut d'or, et qui n^nrithisseilt qn'mi très-
peut noti^re d'hoffimea, ou des h^fÀtaux qui ùrémU
-natire des pauvres, à les pauvres n'existaient pas. '
^-- Sanfrdoute, hélasIil^'aaropdepaDVTestâiesvotu,
surtout â Berlin; et ces sbalfaeurenx demandait des
soius. Dans votre capitale, on ne peut le £re ans tme
émobon bien triste, le dixième des haUtaiu nçùxàt»
aumônes publiques, et ce nombre augmenta^mimittl»-
lement. Sans doute encore il &nt limiter Féundoeda
villes où il se crée, par rexceMvepopnlukb^an'aidie
de duMes qui corrompt tqotj c'est de lenr aéin qne
sort, non-seulement û nkisère, maia la ^dns ^ffiennp
de tontes les nûsères, parée qu'on- ne- sait ooiniBaK
la secourir. Les misërablet del <vffieR sont des èatt
qui ont tout perdu an moral commo an ^rjrvqoei;
mais en général ce qu'tm dâîl opposer à celtu uiiHcre,
-tODjoHrs croissante', et i
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utile et fort^ pour leqpel tout n a dm km
est propre, et non pas des fabriques nûfléfaUei im leur faste, uniquement bonnes a encoorager le liueè Uécoration, qui déjà dévore votre pays; oa cet Uptanx, source féconde de déprédaûoiiB, ulilea à kôi seuls directeurs, et qui absorbent des fimds coudé» blés, tandis que vos écoles, surtout celles da plitpqi^ sont si négligées, si misérables, que gaelqnei mi è leurs che& ont annuellement quinze écog dlumoan Que Votre Majesté rende ses sujets propres an inai par une bonne instruction, et ils n'auront d'hôpitaux.
L'instruction, Sire, vous ne l'ignores pas^i €â n des plus importans devoirs du souverain^ et c'ett M l'un de ses plus riches trésors. Le pins halifle k hommes ne peut rien qu'en formant ceux qni FcsUS rent, et dont il est obligé de se servir^ ^'en les if prenant sa langue, qu'en les familiarisant a?ec B idées, avec ses principes; la liberté de la j^ressekfli entière doit donc être au nombre de tos pmÎBi opérations ; non pas seulement parce que resMÎili cette liberté, c'est gêner l'exercice des droits natadi; mais parce que tout obstacle au progrès des laïaèi est un mal, un grand mal, surtout pour Tons^ sais pouvez tenir que de l'im^Nrimerie la jouissanoe dik vérité et de l'ofunion, ce premier ministre d»lNi rois. On vous dira, Sire, qu'en fait de liberté dsk presse^ on ne peut rien ajouter à ce qni existe à Boiv mais l'abolition de la censure^ de cette oensue m ît titile, et toujours si arbitraire, sera beaucoup. Qosiflt imprimeur se nomme à la tête du li vr e qa'Ù inmiiMI c'est assez} c'est trop peut-être. La sen^oh|eciîonif^ dense contre la liberté illimitée de la csoeyeitaî*
A FRÉDÉaiC-C^UILIiàUME II. 58^
licence des libelles. On ne voit pas que la liberté de la presse leur ôte leur danger^ parce que sous son régime la vérité seule reste. Les libelles les plus calomnieux n'ont d'empire que dans les pays où Ton n'est pas libre ^ de faire imprimer : c'est une contrebande qu'on ne ^ saurait extirper ; les gênes ne retiennent que les hon-*y né tes gens. Qu'on ne voie donc plus chez vous ce con- .traste absurde d'envoi de librairie étrangère^ qu'il est •^absolument défendu d'inspecter^ et de librairie natio^ -.nale soumise à une inquisition sévère. Que tout dur- .cule. Lisez^ Sire^ et qu'on lise dans vos États ; les lumières veulent monter de toutes parts jusqu'à votre trône» Appelleries&-vous la nuit? oh I non^ votre grande , âme ne le voudra pas^ et vous le voudriez en vain ; vous y perdriez trop^ sans obtenir même le £sital succès ^ic les étouffer. Vous lirez^ Sire^ vous commencerez ^tine noble association avec les livres : ils ont détruit des préjugés honteux et cruels ^ ils vous ont aplani la route ; ils vous ont servi avant votre naissance^ vous ne serez point ingrat envers les travaux accumulés des génies bienfaiteurs ; vous lirez^ et vous protégerez ceux qui écrivent, car sans eux que serait l'espèce humaine^ et que deviendrait-elle ? Us vous instruiront^ ils vous aideront^ ils vous parleront sans vous voir ; sans ap-^ procher de votre trône ^ ils y introduiront l'auguste vérité ; elle entrera chez vous^ seule^ sans escorte^ sans dignités ; elle n'aura ni titres^ ni cordons ; elle i ra i visible et désintéressée. Vous lirez ; i vous vo n aussi que votre peuple sache lire; vous croires avoir tout fait en recrutant chez les ai fos
démies ; vous fonderez des écoles^ vo 1 ulti >* rez, surtout dans les campagnes ; vchis 1 m, y
ne voudrez pas régner dans les tÂii ^