SCENE PREMIERE
MADAME JOURDAIN, MONSIEUR JOURDAIN
Ah mon Dieu ! miséricorde ! Qu'est-ce que c'est donc que cela ? Quelle figure I Est-ce un momon que vous allez porter*; et est-il temps d'aller en masque? Parlez donc, qu'est-ce que c'est que ceci*? Qui vous a fagoté comme cela ?
MONSIEUR JOURDAIN
Voyez l'impertinente y de parler de la sorte à un Mamamouchi I
MADAME JOURDAIN
Comment donc?
MONSIEUR JOURDAIN
Oui, il me faut porter du respect maintenant, et l'on vient de me faire Mamamouchi.
MADAME JOURDAIN
Que voulez-vous dire avec votre Mamamouchi?
MONSIEUR JOURDAIN
Mamamouchi y vous dis-je. Je suis Mamamouchi.
I. La situation amène presque nécessairement cette quettkni oa tîon analogue ; elle la suggérait de la façon la plus natarelle d«Bt les mêmes où elle est faite ; car Tusage était général alors (il l'aTiit été dn moins au temps de la jeunesse de Molière et de Mme JourdaÎA) de porter des m(»raons en temps de camayal. On n'en peut pat moinft, d'aprèt le rapprochement fait dans la Notice (ci-dessus, p. 35), voir iei une rênyait* cence de Rotrou. — Sur les momons, vo)ez au Ters laai de VÉiamréi^ tome I, p. 188, note 4.
a. Parlez donc, et quVst-ce que c*est que ceci? (i73o, 34*)