MUSIQUE DE LULLI
Le Maître à danser chante en donmmt la Ueon à m, Jourdain^,
Li, U^ U, la, U, la, la, la, la^ la, la^ la, la.
^If r If rif I I l'i i\i I u^i i
la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la,
^■f.i If Mffri^
la, la, la, la, la, en ca • den • ee« t*U toqs plaît.
i\(\ i( iif n II iii'.i 1.1 1
la, la, la, la, la jambe droî • te la, la, la.
l'j i\t { ir r'|i| iii iiiiii
ne re-mnes point tant let i-pau-lea la, la, la, la, la*
^jM rif II fil' iMi ,1 ij.i.
la, la, la, la, la, tos deoz bras sont es-tro-piés.
a; J'i-iif fir r>i if f m i ri
la, la, la, la, la, hausses la té - te, toomes la
l\f\ \t I Kfi I' iilM l'M
pointe dn pied en de «hors la, la, la, dresses rotre eorps.
I. G>pie Plulidor« p. 35 1 ci-desens (seène i de Taete n), p. 69 et 70. — » Cet engageant mennet qoe Lolli donna à ehanter an Maître de danse se trouve intimement lié an texte de HoUAre* qn'il pent seul expliquer et animer, et nous en parait aussi inséparable qne Vtdr de Janneton. U était emprunté par le eompositenr à sa putitioa réente des jMumtê mmgmfifiêêM ou plutôt dn Divêrtisstmêmt roymii an eaïaiTal précédent, devant les mêmes speetatenrs, il ayatt été dansé de«x Cob par b troupe «le Faunes qui assiste an duo dn Défit amommuc (Tojes le lU* intarméde dn JDùwHssêmmtt tome YU, p. 4S0, et p. 47a, n** Il et 14}. U se Ut, tel qui U page suÎTante, noté pour les dessus de violon, avae qanlquM petits tniti de plus, de bica légères va*
a44 APPENDICE AU BOURGEOIS GENTlLHOBfME.
Les Faunes.
,1 1 II I iH'i II I' I iii r
y, rffir:rxfifi[|iM Jiij.jij.i
riantes, et aceompagni de quatre autres partîet, a« leaiUet a3 ▼* de la cojiîe du Consenratoire dont nous avons eu à parler à la fin du tome YII. <— Comme oa le Toit, dans cet arrangement des mots sons les notes du menuet, le compositeur aurait plus d'une fois pu mieux obsenrer la prosodie, etcda lui était bien aisé. Mais les paroles saccadées entre les la /« /« du Ifattra à danser mê peuvent être que tout à fait iroproTisées et an hasard adaptées à la mâodie; leiff emploi semble trèa-spirituellement répondre à Timprém des Csnz mouTements de M. Jourdain, et le prosaSune en est marqué d*une façon plaisante sur les deux dernières syllabes de remuez et d^estropiég, qi^il iaut sans doute prononcer en diphthongues à Taide d'une très brève petite note. — Le Livret ne nona apprend point qui fit à la cour le personnage du Maître à danser ; mais la notation de cet air à la clef employée alors pour les plus hauts dessus permet presque d'affirmer que ce fut un page ou une femme travestie qui le dianta en montant de son mieux à la voix des violons ; sans doute il pouvait étro baissé, transposé (à Toctave par exemple, pour un ténor élevé), et la clef, a'il s'agissait d'un morceau détaché, imprimé à l'usage du public, ne prouverait pas grand'chose; mais les portées qu'on a sons les yeux sont transcrites d'une copie régulière de partition, copie destinée à un chef d'orchestre on à des mnsieicns qui la savaient lire et réduire an clavecin, modifier an besoin; il n'y avait auciMi motif de jamab changer pour eux la vraie clef, celle qui répondait à la voix choisie par le compositeur et entendue à Torigine. Philidor avait assisté aux répétitions et aux représentations dirigées par le maître qu*il admirait, et, on peut le croire, il n'eût voulu en rien altérer ses souvenirs. Cette cireonstance de l'organe tout féminin du petit Ifattre à danser n'est pas abeoInnMnt indifférente ; elle était assurément iaite pour donner plus de piquant à la scène oii il tient si fièrement tête an terrible Maître d'armea (voyex la fin de la note 4 ^^ !> P'8' ^)* Maintenant il est asseï probable que McXikn avait dans sa troupe même l'acteur qui convenait à ee caractère ou qui pent-dtrt en avait donné l'idée. S*il fallait désigner quelqu'un par eoojeetnre, ou pourrait songer, non pas à Baron, qui avec ses dix-sept ans était, ponr la vois, h Pige le plus ingrat, mais à Mlle de Brie, que son r6le peu latigant do Dorimène faissit paraître seulement à la fin du troisiènie acte.
PSYCHE