I . A partir da 17 ; tojot U Fhiûêt p
9. On «, par «rraw, sobatitiié 1670 à e« premitr dâffiv 1A71» daat Im ancienaM «fUtioas qai do— at et titi* uwm datet.
Quelque part que Corneille ait à revendiquer dans la tragëdie-ballet de Psjreké^ dont le plus grand nombre des vers sont de lui, elle n'a pas étè^ de son vivant, imprimëe dans son thëâtre ; mais depuis elle y a pris place, comme c'était justice. Nous n'aurions donc, pour la Notice de la pièce, qu'à renvoyer les lecteurs au tome YII, pages 279-287, des G^nvres de P. Corneille^ dans la collection des Grands Écrivains de la France^ si M. Marty-Laveaux n'avait averti là (p. 284) qu'il avait dû négliger des détails « qui ne se rattachent en rien à la part que Corneille prit à l'ouvrage, » et les réserver aux éditeurs des Œuvres de Molière, Il n'en a pas moins abrégé notre tâche. Après lui, nous n'avons plus à dire comment le sujet proposé à Molière, ou choisi par lui, avait été mis à la mode par le Ballet royal de Psyché^ ouvrage de Bensserade, dansé le 17 janvier i656, et surtout par le très-agréable roman de la Fontaine '; ni à emprunter la description de la magnifique salle, où la pièce fut d'abord représentée, à Xldée des spectacles anciens et nouveaux de l'abbé de Pure. Quant au livret publié par Ballard, et qui contient aussi une descrip-
I. On pourra toujours expliquer ainsi le choix du sujet, même en admettant que le désir de trouTer Temploi d*un beau décor ait fait chercher quelle fable permettrait de le placer. Cest ce que ferait croire la tradition que votei : « Psyché,.,, fut, dit-on, commandée à Molière, afin d*utiliier un enfer célèbre que le Gardemeuble du Roi.... avait en magasin. » (M. L. Celler, lu JMcoiv.*.. «Il XFIf sièeU^ p. jB et 76.) Il avait serri pour Zrcolë tmmntê^ en i66a {ihUem^ p. 137). — Une toile, dont on ne veut pas perdre la dépense, obligeant deox hommes de génie à s^assoeier pour une œuTre charmante! ce serait un trait singulier de Thistoire des petites causes qui ont amené de méaorablet effets.
tion citée 'par M. Marty, nous le donnerons en Appendice^. Sur le théâtre des Tuileries, digne d'un spectade qa'avait préparé la collaboration de deux mattres de la scène. Psyché fut jouée, pour la première fois, le samedi 17 janvier 167 1, comme le dit la Gazette du 24 janvier. On s*est demande s'il ne fallait pas lire le 16, au lieu du 17, la même Galette ajoutant que ce ce pompeux divertissement fut continué le 17. » Mais la faute d'impression à corriger est dans cette dernière date, qui doit ôtre lue : <c le 19. » La Lettre en vers à Monsieur^ écrite par Robinet le 24 janvier 1671, lève tous les doutes :
Le dix-sept de ce moif, tout juste, Ce ballet, pompeux, grand, angiiste,...
Fut, pour le premier coup, dansé En ce Taste salon, dressé Dans le palais des Tuileries, Pour les royales momeries, Avec tant de grands ornements, Si merveilleux et si charmants, Tant de colonnes, de pilastres.
Valants plusieurs mille piastres, Tant de niches, tant de balcons.
Et, depuis son brillant plat-fons Jusques en bas, tant de peintures, D'enrichissements et dorures.
Que Ton croit, sur la foi des yeux, Être en quelque canton des Cieux.
Dans la même lettre, Robinet constate, en témoni oculaire, que le divertissement fut de nouveau donné le surlendemain lundi (c'était le 1 9 janvier, et voilà corrigé le chiffre mal imprimé dans la Gazette) :
Biais il fant qu*ici je tous dise Que lundi je ris ce ballet.
Grâce à Monsieur Carnaralet.
Molière, qui a certiinement rédigé Tavertissement, imprimé sous ce titre : Le libraire au lecteur (ci-après, p. 268), nous apprend lui-même qu'il avait dressé le plan de la pièce, écrit
I. Robinet, dans sa Lettre en vers du 94 janrier 1671, renvoie, dès cette date, au livre du ballet, qui, dit-il, se délivre
Chex Dalard, imprÛMor da Aoi.
NOTICE. a49
Jes vers du Prologue^ ceux de tout le premier acte, de la première scène du second, de la première aussi du troisième, et que, n'ayant pas le loisir d'achever l'ouvrage aussi promptement que le prescrivaient les ordres du Roi, il se trouva « dans la nécessite de souffrir un peu de secours. » Il demanda ce secours à Corneille, qui, en une quinzaine de jours, fit les vers des scènes que le poète comique n'avait pas encore écrites, mais seulement disposées. Molière savait travailler assez vite pour employer lui-même aussi bien cette quinzaine, s'il n'avait eu beaucoup d'autres occupations, comme chef de troupe, pour préparer le grand spectacle.
Voici quelques assertions de Grimarest, dont nous avons à examiner l'exactitude sans nous inqviéter de la barbarie du style, qui n'est pas ici notre affaire : « Lorsque le Roi lui demanda un divertissement, et qu'il donna Psyché j,,, il ne désabusa point le public que ce qui étoit de lui, dans cette pièce, ne fût fait en suite des ordres du Roi ; mais je sais qu'il étoit travaillé un an et demi auparavant; et ne pouvant pas se résoudre d'achever la pièce en aussi peu de temps qu'il en avoit, il eut recours à M. de Corneille pour lui aider'. » Il se pourrait que le Roi, comme Grimarest le donne à entendre, eût simplement commandé un divertissement et laissé le sujet au libre choix de Molière ; mais comment croire qu'il n'ait pas suffi a celui-ci d'un travail de dix-huit mois pour terminer son ouvrage? Quelque témoignage, par exemple celui de Baron, avait peut-être fait connaître à Grimarest que Molière s'était mis à l'œuvre dans les derniers mois de 1670, date que semble, au reste, confirmer celle du Privilège : 3 1 décembre 1670 (voyez ci-après, p. si65). Et comme, d'autre part, Grimarest a donné, avec sa négligence ordinaire, la date de janvier 1672 à la première représentation de Pi^^A^t on s'explique son calcul des dix-huit mois. Cest tout simplement un an de trop.
Avec quelque hâte que Molière et Corneille aient dû écrire leur pièce, et si loin qu'elle les menât de leur véritable voie, c'est un fait littéraire des plus intéressants que cette accidentelle association de leurs muses. Nous avons seulement à nous occuper de ce qui, dans l'œuvre commune, appartient à