Ibidem^ p. 89. — 5. Page 639, dans Tarticle Micbbl Bàbov
NOTICE. a57
i9*iiiar8,qiiiëtoîtimmercrediyetoQ«fimiiiiiiiercredi iSayril.... La dépense générale s'est montée.... à.. .• 1989 libres lo sols....
ce Ledit jour, mercredi i5 avril, après mie délibération de la Compagnie de repr^enter Pi^ckéj qui avoit été fait» ponr le Km* l'hiver dernier, et représentée sur le grand thâU tre du palais des Tuileries, on commença [à] faire travailler tant aux machines, décorations, musique, ballet, et généralement tous les ornements nécessaires pour ce grand spectacle.
«t Jusques ici les musiciens et musiciennes n'avoient point voulu parottre en public ; ils chantment k la Comédie dans des loges grillées et treillissées ; mais on surmonta cet obstacle; et, avec quelque légère dépense, on trouva des personnes qui chantèrent sur le théâtre è visage découvert, habillés comme les comédiens, savoir :
Mlle de Rieax. BfM. Ribon.
MM. Forestier. Ponttin.
Motnier.
Champenoif.
Mlle Turpin.
Grandpré, etc.
« Tous lesdits frais et dépenses pour la préparation de Psyché.... se sont montés à la somme de.... 4359* i*. »
Ce que nous goûtons aujourd'hui dans Psyché^ c'est le charme des vers ; mais, dans la nouveauté de la pièce, si elle eût paru devant les spectateurs du Palais-Rojal entièrement dépouillée de la magnificence du spectacle qui avait émerveillé la cour, leur curiosité n'aurait pas été satisfaite. Robinet, dans sa Lettre h Monsieur écrite le a5 juillet 167 1, le lendemain du jour où la tragédie-ballet fut représentée sur le théâtre de la ville, parlait ainsi :
Psjehé^ radmîrable Psyché.,,.
Parott, la chose est bien certaine, Présentement dessus la scène.
Arec tout le pompeux arroi Qa*eUe parut aux jeux du Roi.
Que ce fût cependant le même « pompeux arroi » qu'aux Tuileries, c'est, on le pense bien, ce qu'il ne faut point prendre è la lettre. Il suffira de conqparer les indicalkM» que la pièce MouàaB. vHi 17
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imprima donne sur les décon et la mise en scène, avec celles du livre de ballet^ écrit pour les repr^ntations de la conr : on reconnaîtra que le PaUds-Aojal fut un peu plus modeste; il n'avait d'ailleurs rien ^largnë pour se rapprocher, autant qu'il ëtait permiS| de ces splendeurs que l'or du Rm pouvait seul payer.
Robinet, le t" août suivant, donnait plus de développements à sa comparaison du spectacle de la ville avec celui de la
cour:
lilec, ainti qu*aux Tuilmes, Il a les mêmes ornements, Même éclat, mêmes agréments;...
Les dirers changements de scène,...
Les mers, les jardins, les déserts, Les palais, les Geux, les Enfers, Les mêmes Dienx, mêmes Déesses....
On y Yoit aussi tons les toIs, Les aériens caracols.
Les machines et les entrées, .
Qni furent là tant admirées....
On y Toit, je m*en remémore, Tous les mêmes habits encore :
De sorte que je ne mens point En TOUS répétant sur ce point Qu*il est rrai que ce grand spectacle, Qui faisoit là crier : a Miracle 1 »
Ce beau spectacle tout royal Est encore ici sans égal.
La même lettre vante, avec une complaisance sans doute un peu banale, les acteurs, qui étaient a peu près les mêmes qu'aux Tuileries. Psyché était toujours Mlle Molière. Le rôle de l'Amour continuait d'être joué
Par ce jeune acteur tant aimé.
Qui partout le Baron se nomme.
L'auteur avait gardé la petite part qu'il s'était réservée dans l'interprétation de sa pièce :
Un Zéphire fort goguenard, Et qui d'aimer sait très-bien Tart, Aide à F Amour; et c*est, pour rire, Molière qui fait ce Zéphire,
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La Thorillîère rettâU duurgë du penoniiage da Roi :
Le grand acteur la Toriltière Fait un roi, de Psjchë le p^, Et montre toat Pair d*tin hëroi.
Celaient les mêmes acteurs qui reprësentaient les deux princes amants de Psjchë :
.... Les lieurt Hobert et la Grange Tiennent leur place arec louange.
Du Ooîsj n'avait pas été remplace dans le rôle de Jupiter, ni Mlle de Brie dans celui de Venus.
Il n'y avait donc que de très-petits changements. Flore, dans k Prologue, était nuûntenant Mlle de Rieuz,
Une ataex grande damoitelle, Blondine, gracieuae et belle,
au lieu de Mlle Hilaire, une des chanteuses qui ne voulaient se faire entendre que derrière la grille d'une loge. Parmi les nouvelles divinités chantantes, il en cite une antre, qui! n'a nommée que plus tard :
.... La jeunette Turpin
Qui chante d*un air si poupin * ;
nous avons trouvé tout à l'heure son nom dans le Registre ife la Grange. Les deux Grâces avaient été Mlles la Thorillîère et du Croisy. Celle-ci conservait son rôle; mais la première était remplacée par la jeune Beauval. Ces deux petites divinités étaient, suivant Robinet,
Deux trèt-rarisaantet mignonne», Au plus de six et de dix ans*.
Il rajeunissait beaucoup, non pas la petite Louise Beauval, née en i665*, mais, comme nous le verrons tout à l'heure*, l'aînée des deux Grâces, Mlle du Groisy.
I. Liitre en 9er$ k MûHsîêur^ du ^6 noTembre t&y%, — Robinet arait déjà parlé d'elle, cette fois arec de grands éloges, dans sa Leiirw du 3 octobre 1671. Mlle Turpin axait charmé MotuUw^