Q-après, p. a6i, et à la noie de œtte même page
»6o PSYCHÉ.
Dans les rôles des sœurs de Psychë, la mkiie lettre &ï vers
nomme Mlle Beauval, la mère de la petite Grâce, et Mlle Le-
tang :
Mademoitelle de Beaural,
Cette actrice de choix rojal,
Arec beaucoup de rëuMÎte,
De Tun de cet rôles i^acquitte,
Et Mademoiaelle Létang
En Tautre rend chacun content.
Mile Beaaval avait été d^à l'mie des sœurs dans les représentations des Tuileries. L'antre sœur, d'après le livre de Ballard, ëtait alors Mlle Marotte. Celle-ci avait-elle été remplacée par une autre actrice ? Le changement de nom le ferait supposer d'abord ; mais nous ne pouvons douter que Mlle Létang ne fût la même que cette Marotte, qui, en 1672, épousa Varlet de la Grange. E31e se nommait Marie Ragueneau de TEstang; et, avant son mariage^ on changeait habituellement son prénom de Marie en son diminutif Aforo^/e ^
Dans la distribution de la pièce un peu plus tard, voici qui est moins insignifiant, puisqu'il s'agit des rôles de Molière et de sa femme. Robinet a noté des représentations où l'on vit, pour un moment, un nouveau 2^phirey et, ce qui ne s'expliquait que par une nécessité pliis impérieuse, une nouvelle Psyché. La Lettre à Monsieur du a6 septemJ>re 1671 parle ainsi d'une maladie de Mlle Molière :
La belle Psyché, qui tout charme,
Justes Dieux I quel sujet d'alarme I
A presque passé, tout de bon,
Dans la nacelle de Caron, I Où par feinte on voit quVUe passe
Au ballet, sans qu*elle trépasse.
Mais son mal, d'abord rëhément,
Se modère présentement; ^ Et bieAtôt, étant drue et saine,
loelle reprendra son rôle sur la scène.
Il parait qu'il avait fallu un alexandrin pour célébrer l'espoir de ce prochain retour. Tant que dura la maladie, ce fut MOe Beauval qui joua le rôle de Psyché. Celui d'une des deux