‹ Œuvres de MolièreChapitre 240 sur 541 · ACTE I, SCÈNE I. i8i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. i8i

Aux attraits de notre eadette, Et, de tant de princes divers Qu^en ces lieux la fortune jette, N*eQ présente aucun a nos fers? i s 5

Quoi? voir de toutes parts pour lui rendre les armes Les cœurs se précipiter, Et passer devant nos charmes Sans s*y vouloir arrêter?

Quel sort ont nos yeux en partage, 190

Et qu'est-ce qu'ils ont fait aux Dieux, De ne jouir' d'aucun hommage Parmi tous ces tributs de soupirs glorieux Dont le superbe avantage Fait triompher d'autres yeux ? 1 9 S

Est-il pour nous, ma sœur, de plus rude disgrâce Que de voir tous les cœurs mépriser nos appas. Et l'heureuse Psyché jouir avec audace D'une foule d'amants attachés à ses pas?

CIDIPPB.

Ah! ma sœur, c'est une aventure a 00

A faire perdre la raison,

Et tous les maux de la nature

Ne sont rien en comparaison.

IGLÂURB.

Pour moi, j'en suis souvent jusqu'à verser des larmes; Tout plaisir, tout repos, par là m'est arraché ; aoS

Contre un pareil malheur ma constance est sans armes ; Toujours à ce chagrin mon esprit attaché Me tient devant les yeux la honte de nos charmes,

Et le triomphe de Psyché.

La nuit, il m'en repasse * une idée étemelle 1 1«

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