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Qui sur toute chose prévaut; Rien ue me peut chasser cette image cruelle ; Et dès qu*un doux sommeil me vient délivrer d^ellc.
Dans mon esprit aussitôt
Quelque songe la rappelle, a 1 5
Qui me réveille en sursaut.
CIDIPPB.
Ma sœur, voilà mon martyre;
Dans vos discours je me voi,
Et vous venez là de dire
Tout ce qui se passe en moi. aao
IGLAURB.
Mais encor, raisonnons un peu sur cette affaire. Quels charmes si puissants en elle sont épars, Et par où y dites-moi, du grand secret de plaire L*honneur est-il acquis à ses moindres regards?
Que voit-on dans sa personne, a a 5
Pour inspirer tant d'ardeurs ?
Quel droit de beauté lui donne
L'empire de tous les cœurs ?
Elle a quelques attraits, quelque éclat de jeunesse, On en tombe d'accord, je n'en disconviens pas ; a 3 o Mais lui cède-t-on fort pour quelque peu d'aînesse*,
Et se voit-on sans appas? Est-on d'une figure à faire qu'on se raille ? N'a-t-on point quelques traits et quelques agréments, Quelque teint,quelquesyeux, quelque air et quelque taille A pouvoir dans nos fers jeter quelques amants?
Ma sœur, faites-moi la grâce
De me parler franchement :
Suis-je faite d'un air, à votre jugement,
oè M ratrouTe le même terbe dans un autre tour: ma jalousie me promette sur ee triomphe, mon esprit jr repasse tani l« Pour être quelque peu ton ataée.