SCÈNE PREMIÈRE
L\4MODR, ZÉPHIRE.
Ooi, je me sois galunment aoqmltê 91$
De ÏML oommisskm que tous m^aTez donnée. Et du haut du rocher je Fsi, cette beauté. Par le milieu des airs doucement amenée
Dans ce beau palais enchanté,
Ob TOUS pouvez en liberté 93«
Disposer de sa destinée.
Mais Yoos me surjHrenez par ce grand changement
Qu*en votre personne vous fiaiites :
Cette taille, ces traits, et cet ajustement
Cadient tout à fait qui vous êtes, 9)5
Et je donne aux plus fins à pouvoir en ce jour
Vous reconnoitre pour F Amour ^
l\mour.
Aussi, ne veux-je pas qu'on puisse me connottre : Je ne veux à Psyché découvrir que mon cœur*, Rien que les beaux transports de cette vive ardeur 940
Que ses doux charmes y font nattre ; Et pour en exprimer Tamoureuse langueuri
Et cacher ce que je puis être
t. VoyeB ci-detms, p. «78, Bot« l, et p. 3l3, But« s. a. QiM déeoaTrir mt» eav. (1S7S, 74, Si.)
3i6 PSYCHE.
Aux yeux qui m'imposent des lois,
J'ai pris la forme que ta vois. 94s
ZÉPHIRB.
En tout vous êtes un grand maître :
Cest ici que je le connois.
Sous des déguisements de diverse nature
On a vu les Dieux amoureux Chercher à soulager cette douce blessure 950
Que reçoivent les cœurs de vos traits pleins de feux ; Mais en bon sens vous remportez sur eux ;
Et voilà la bonne figure
Pour avoir un succès heureux Près de Taimable sexe où Ton porte ses vœux. 955 Oui, de ces formes-là l'assistance est bien forte ;
Et sans parler ni de rang, ni d'esprit, Qui peut trouver moyen d'être fait de la sorte
Ne soupire guère à crédit.
l'amour.
J'ai résolu, mon cher Zéphire, 960
De demeurer ainsi toujours, Et Ton ne peut le trouver à redire
A l'aîné de tous les Amours.
Il est temps de sortir de cette longue enfance
Qui fatigue ma patience, 965
Il est temps désormais que je devienne grand.
zéPHIRE.
Fort bien, vous ne pouvez mieux faire.
Et vous entrez dans un mystère Qui ne demande rien d'enfant.
l'amour.
Ce changement sans doute irritera ma mère. 970