Brécourt mourut au mois de mars de cette année
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rôle et Brécourt pour celui de Carie, qui n'a à dire que quelques mots dans la scène iv de l'acte II et au dënouement.
Pierre de la Thorillière, dont parle le Mercure^ ëtait fils du premier la Thorillière, qui avait crée le rAle de Silvestre. Il avait succédé à Jean-Baptiste Raisin dans une grande partie de son emploi et était très-bon comédien, surtout dans les rôles de valets.
A la reprise de 1736, Facteur qui faisait le personnage de Scapin était Armand (François^Armand-Huguet) ; par la nature de son talent il était là sur son terrain.
Mais ce que le Mercure de 1 786 nous apprend de plus intéressant, c'est que les comédiens Dangeville et DubreuU, qui représentaient alors Géronte et Argante, jouèrent sous le masque; et il ajoute dans une note^ : « C*est la seule pièce restée au théâtre où l'usage du masque se soit conservé. » Cela ne donnerait-il pas à penser qu'en 1671 aussi les deux vieillards portaient le masque, et ne devrait-il pas empêcher de croire Gui Patin mal informé, lorsqu'il a parlé de l'emploi du masque dans i'Jmour médecin^} Ce retour à un vieil usage, dont, en France même, la tradition avait été autrefois suivie par les comédiens (un vers de la Suite du Menteur^ le prouve), et qui a paru à beaucoup de personnes peu vraisemblable dans t Amour médecin^ semblerait assez naturel dans les Fourberies de Seapin^ où il aurait été un souvenir de la comédie italienne, en même temps que de la comédie latine. Tout cependant n'est pas facile à expliquer. C'est aux deux pères
r. A la page 991.
a. Voyez la Notke sur cette pi^oe, au tome V, p. «67 et a68. — Rappelons que Villiert, dans la Vengetmce de» marquis^ scène vn, a parlé du masque de Mascarille sous lequel Molière c contrefaisoit <rabord les marquis. • M. Victor Foumel a exprimé des doutes à ce sujet (Us Contemporains de Molière^ tome I*', p. 3^7, à la note 4)* M. Despois, aux pages 90 et 91 de notre tome I*', pense, comme lui, qu'on aurait peine à admettre le Mascarille des Précieuses ridicules ajrant paru sous le masque; mais que s*il s'agissait du UascarilU de r Étourdi joué en province, il n*/ aurait pas les mêmes raisons d'incrédulité.
3. Le Ters 991, acte I, scène ni. Voyez, aa tone IV des CEmroê de Corneille^ la Notice da Miamteur^ p. ia7*
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seulement que Ton donne le masque*. Il convenait an moins aussi bien à Scapin, le personnage de la pièce en qui se trouve surtout le type italien. Mais le Mercure ne le lui fait pas porter, au temps dont il parle. S'il le portait, au temps de Mo» lière, comment les comëdiens de 1736, voulant apparemment rester fidèles à la tradition de 1671, s'en sont-ils ëcartës dans ce qu'elle avait de plus remarquable? Le fait est que nous ne nous figurons pas Molière se privant, par l'immobilitë des traits, des effets qu'il devait produire par le jeu de sa physionomie dans un rôle qui en réclamait la vivacité la plus expressive. Mieux vaudrait encore admettre le caprice assez étonnant qui aurait réservé à deux rôles cet emploi du masque.
Les meilleures traditions du rôle de Scapin ont été continuées, à la fin du siècle dernier et dans les premières années de celui-ci, par Dugazon; plus près du temps présent, par le très-vif Monrose, avec son rare entrain, par Samson, qui n'y mettait pas moins d'art, mais moins de verve, et par l'excellent acteur, Françob Régnier, qui a toujours brillé singulièrement dans ce rôle, depuis la première occasion qui lui a été donnée d'y paraître, à la représentation du 22 décembre i83i. A cette même représentation, Baptiste cadet jouait le rôle de Géronte avec la supériorité que depuis bien des années il était habitué à y montrer. Nous aimons peu à louer ici, à juger ceux qui sont aujourd'hui les habiles interprètes des comédies de Molière; pouvons-nous cependant, lorsque nous parlons des comédiens qui ont été le plus amusants dans le personnage de Scapin, omettre le nom de Coquelin ?
liime Bellecourt, la plus célèbre rieuse de toutes les soubrettes de la Comëdie-Française, avait été une Zerbinette incomparable par son étourdissante gaieté comme par la vérité de son jeu. Après elle, non pas immédiatement, mais plus tard, on trouva que Mlle Demerson l'égalait presque dans ce même
I. Nous ne saTons trop si le cheTalier de Mouhy {Toilettes dru* matiques, p. io5) n*a pas voulu parler de tous les acteurs de notre comédie : a L* usage ancien des masques, dit-il, s^est encore conserve dans cette pièce, o Veut-il dire quUl en était ainsi du temps même où il écrivait ses Tablettes^ publiées en 175a? Ou ii*a-t-il fait qu*interpréter à sa manière le Mercure de 1786 ?
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rôle, où l'on s'ëtait habitue à faire maladroitement des coupures, et qu'elle rëtablit dans son entier*.
La première édition des Fourberies de Scapin porte la date de 1671; c'est un in-ia de 1 feuillets liminaires, ia3 pages, et % feuillets pour l'extrait du Privilège. Voici le titre :
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