‹ Œuvres de MolièreChapitre 359 sur 541 · DES FOURBERIES DE SCJPIN^ PAR VOLTAIRE · texte numérisé non relu

DES FOURBERIES DE SCJPIN^ PAR VOLTAIRE

Let Fourheriet de Scapin sont une de cet faroei que Molière aTait préparées en proyince. U n*aTaît pas fait scrupule d*jr insérer deux scènes entières du Pédant joui^ mauTaise pièce de Cyrano de Bergerac. On prétend que quand on lui reprochait oe plagiariune*, il répondait : c Ces deux scènes sont assez bonnes; cela m'appartenait de droit : il est permis de reprendre ton bien partout où •on le trouTe. »

Si Molière a^ait donné la farce des FourherUs de Seapin pour one Traie comédie, Desprâiux aurait eu raison de dire dans ton jirt poétique * :

C*ett par Ik que Molière îllustraat tes écrits, Pteut-étre de son art edt remporté le prir. Si, moins ami du peuple en tes doctes peintiiret, U n*eût point fait touTent grimacer act figures. Quitté pour le bouffon Tagréable et le fia. Et sans honte k Térence allié Tabarin.

Dana ce sac ridicule où Scapin s^euTeloppe', Je ne reconnais plus Tauteur du Mitanthrepe»

On pourrait répondre à ce grand critique que Molière n'a point allié Térence avec Tabarin dans ses vraies comédies, où il surpasse Térence ; que sUl a déféré au goût du peuple, c^est dans set farces, dont le seul titre annonce du bas comique, et que ce bas comique était nécessaire pour soutenir sa troupe ^.

Molière ne pensait pas que les Fourberies de Seapin et le Mariage forcé valussent P Avare ^ le Tartuffe^ le Misanthrope^ les Femmes «avantes *, ou fussent même du même genre. De plus comment Detpréaux peut-il dire que a Molière peut-être de son art eût remporté le prix 9 ? Qui aura donc ce prix, si Molière ne l'a pat?

I. Tel est bien le texte de 1739 et de 1764. — a. Chant m, vers 393-400.

3. Voltaire, comme l*on voit, n'adopte pas la correction dont il est parlé plus haut, p. 401.

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