‹ Œuvres de MolièreChapitre 360 sur 541 · Son théâtre. {Édition de · texte numérisé non relu

Son théâtre. {Édition de

5. Cette mention des Femmes savantes, qui n*est pas dans Péditioa de 1739, se lit dans eelle de 1704.

ACTEURS

ARGANTE*, père d'Octave et de Zerbinette.

GÉRONTE, père de L^andre et de Hyacinte.

OCTAVE, fils d'Argante, et amant de Hyacinte.

LÉ ANDRE, fils de Gëronte, et amant de Zerbinette.

ZERBINETTE, crue Égyptienne, et reconnue fille d'Argante » et amante de Lëandre*.

HTACINTE, fille de Géronte, et.amante d'OcUve.

' «Arc H-' SGAPIN, valet de Léandre, et fourbe*.

I. Comme le fait remarquer M. Fritsche, ce nom, dans ia Je" rutalem délivrée du Tasse, est celui d*un farouche guerrier circastien : Toyez la stance lix du chant II. Molière se souvenait-il de Tavoir lu prëcisëment là? En le donnant à cette espèce de compère de Géronte, il ne semble pas y avoir attache de signification bien particulière; il ne Ta employé quUci et dans la seconde des lettres apportées par Ariste à la dernière scène des Femmes savantes. a. Et reconnue fille d'Argante, amante de Léandre. (1734*) 3. ScAPiir, valet de Léandre. (Ihidem,) — Sur le caractère de ce zanni, voyez ci-dessus la Notice^ p. SqS. — a Callot, dans ses Petits danseurs^ dit M. Maurice Sand (tome II, p. 217), représente le Scappino italien de son temps, vêtu d'habits amples comme Fritel^ lino^ le masque et la barbe, le manteau, le grand chapeau à plumet et le sabre de bois. C*est encore ainsi que Donis de Milan, directeur de troupe, jouait les rôles de valet en i63o*. Mais passant

■ Les zanni dépenaillés de Callot, dans la danse on la gesticalation violente où il les a ti admirablement taitit, agitent antonr d'eux d*ètrangefl pant d*étoffe ; mais quand ils cessaient ce jeu effréné, ils pouvaient les dénouer assex lai^ment pour en faire une sorte de sac n'aceusant presque pins aucune forme de leur corps. A voir l'ample habit de ^ea/y/rino, Tidée pourrait venir, à qui voudrait subtiliser, qu'à la rigueur il ne serait pas impossible que eef&t là l'euTeloppe ridicule dont fioileau, plus ou moins métaphoriquement, accusait Scapin, et le poète qui en forçait le rôle, de s'être affublés à la bonté de leur art. Mais jamais, suivant tonte apparence, le costume de Molière n'a même raguement rappelé ees premiers types italiens et pu suggérer une pareille comparaison avec eux ; c*e«t bien certainement à Taccessoire des tréteaux tabariniques, an vrai sac employé par Scapin pour la plus fameuse sans doute de ses fourberies que Boilean entendait lEaire allusian.

4o8 ACTEURS.

SILVESTRE, valçt d'Octave * .

NÉRINE', nourrice de Hyacinte.

CARLE, fourbe».

Deux portiurs.

La scène est à Naplet^.

sur la scène française, avec Molière et Regnard, son costume se mélange avec celui des Beltrame, des Torlopin et des Jodelet. H quitte le masque, prend des vêtements Têjé» vert et Uano, ses couleurs traditionnelles.... Le ScappUto,,., (planche 40) qoi pamt tarie théâtre italien de Paris en 17 16 reprit le costume de BrigkeUa un peu modernisé, et continua les rôles créés par Pancien Brîgnelle et par Mezzetin. » Les couleurs indiquées (p. 371) pour cette planche datée de 17 16 sont : a Toque, veste, culotte blanches à brandebourgs bleus. Manteau bleu à brandebourgs blancs. Bas blancs. Souliers de peau blanche à rosettes bleues, a Autant qu^on en peut juger par la pauvre gravure mise au-devant de la pièce dans l'édition de i68a, Molière, sans prendre le masque, ne portait pas un costume très-différent de celui que montrent la planche de M. Maurice Sand et celle de VHUtoire du théâtre italien de Riccoboni, reproduite dans le Molière et la Comédie italienne de M. Moland (p. 157) ; il avait de plus que le Scapin moderne italien une fraise au cou, et ce qu*il rappelait, ce semble, le mieux par l*habit, conmie il le rappelait tout à fait par le caractère du rôle, c*était la figure du Mascarille de fÉtourdi, telle, croyona-nous, qu^elle a été représentée, mais jeune encore et élégante (en face du ridicule marquis des Précieuses) dans le joli frontispice qui orne le tome I*' du recueil de 1666.

1. Il y a dans les éditions de 1671, 74, 8a, et dans les trois étrangères, cette interversion fautive : a Scapim, valet d^Octave, etc. — SiLvssTHS, valet de Léandre. »

2. Voyez sur ce nom aux Acteurs de Monsieur de Pourcemugnae^ tome Vil, p. a33, note 4>

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