‹ Œuvres de MolièreChapitre 365 sur 541 · Fabriques^ fabrications, inrentions · texte numérisé non relu

Fabriques^ fabrications, inrentions

4. Prouesses, traits d*élégante braToure, jolis ou aimables tours, beaux coups. La Flèche, h la fin de la 1'* scène de Tacte II de C Avare (tome Vil, p. 98), donne au mot le même sens ironique : « Parmi mes confrères que je vols se mêler de beaucoup de petits commerces, je sais tirer adroitement mon épingle du jeu, et me démêler prudemment de toutes les galanteries qui sentent tant soit peu Téchelle. » Comparez un peu plus loin (p. 419) le mot galant^ au> quel est aussi attachée une idée de hardiesse h la fois et d*élégance et d*csprit.

5. Ouvriers de ressorts et d'intrigues « rappelle, dit Auger, Texprcssion de rÉcriture : « OuTriert d*iniquité » (I*' lirre des Maehabées, chapitre nr, verset 6; compares même livre, chapitre ix, verset a3, et saint Mathieu^ chapitre vu, rerset a3). Patra, cité par Littré, a dit dans son second Plaidoyer (p. 19 de rédition de 1681) : • Un homme peut-il concevoir ees cbotes, tans concevoir en même temps une juste indignation contre l'ouvrière d*on mensonge si monstrueux ? »

4i4 LES FOURBERIES DE SCAPIN.

OCTAVE

Comment ? quelle affaire, Scapin?

8CAPIN.

i Une aventure où je me brouillai avec la justice.

OCTAVE

La justice !

SCAPIN. 4 '

Oui, nous eûmes un petit d.Qiuelé ensemble.

SILVESTRE

Toi et la justice ?

SCAPIN. >,f '

/ Oui. Elle en usa fort mal avec moi, et je me ^l^pitai de telle sorte contre Ijn^^titude du siècle, que je résolus de ne plus rien faire. Baste^ Ne laissez pas de me conter votre aventure. ^

OCTAVE *

Tu sais, Scapin, qu'il y a deux mois que le Seigneur ' Géronte, ^t mon père, s'embarquèrent ensemble pour un voyage qui regarde certain commerce où leurs intérêts sont mêlés.

SCAPIN

Je sais cela.

OCTAVE

Et que Léandre et moi nous fumes laissés par nos pères, moi sous la conduite de Silvestre, et^ Léandre sous ta direction.

SCAPIN

Oui : je me suis fort bien acquitté de ma charge.

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