‹ Œuvres de MolièreChapitre 368 sur 541 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

OCTAVB.

' Si tu Ta vois vae, Scapin, en Téut qae je dis, ta Tanrois trouvée admirable.

SCAPIN

Oh! je n*en doute point; et» sans Tavoir vue, je vois bien qu'elle étoit tout à fait charmante.

OCTAVB.

Ses larmes n*ëtoient point de ces larmes désagréables

qui défigurent un visage ;relle avoit à pleurer une

grâce touchaniei et sa douleur étoit la plus belle du

monde.")

scAPirr.

Je vois tout cela.

OCTAVB.

I Elle faisolt fondre chacun en larmes, en se jetant * amoureusement sur le corps de cette mourante, qu*elle appeloit sa chère mère; et il ny avoit personne qui n*eût rame percée de voir un si bon naturel. ^

SGAPIN.

En effet, cela est touchant; et je vois bien que ce bon naturel-là vous la fit aimer.

OCTAVB.

Ah! Scapin, un barbare Tauroit aimée.

se AFIN.

Assurément : le moyen de s'en empêcher?

OCTAVB.

Après quelques paroles, dont je tachai d'adoucir la douleur de cette charmante affligée, nous sortîmes de là ; et demandant à Léandre ce qu'il lui sembloit de cette personne, il me répondit froidement qu'il la trouvoit assez jolie^ Je fus piqué de la froideur avec laquelle

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