OITÀ
. . • IneredibUe est quantum kerum antea sapientia, Meditata mihi sunt omnui mea incommoda : kerus si redierii, JHolendum usque in pistHnog pomUandum / hahendum eompedes ; Opus ruri /aeiundumf korum mkil quidquam aeeidet animo nontm. Quidquid prmter spem eveniet, omne id deputabo esse in luero.
[Pkormion, acte II, scène i, Ters s47-a5i.)
4. Pour la faite de eette scène, Molière a troavè dans la scène m de facte IV da Pkormion (vers 608 et soirants) an plan et de bien jolis détails de dialogue ft imiter. La situation là est semblable. Touché du désespoir amoureux de Miédria, cousin et ami déroué de son jeune maître Antiphon, TesclaTe Géta s*est lait fort de soutirer à Démiphon, son rieux maître, père d* Antiphon, une grosse somme d'argent ; il trouve le rieillard et son firère Chrêmes consultant ensemble sor les moyens de £iire rompre le mariage eon* tracté, à leur grand chagrin, par Antiphon ; le fourbe se présente en négociateur heureux de cette rupture ; il raconte qu*il a obtenu du parasite I%ormion, auteur de la comédie judiciaire dont le sot mariage a été le dénoue* ment, qn*il s*emploierait lui-même à le dé£iire et recueillerait la lîemme répudiée; seulement Phormion aussi est engagé de parole arec une fismme on peu mieux dotée, et c*est TéquiTslent de la dot à laqndle il renoncera pour épouser la plus pauTre, ce sont les quelque quarante mines nécessaires ft Tacquittement de ses dettes et ft un établissement raisonnable de son petit ménage qu'il demande en retour du serrice rendu. Géta, dans le rôle duquel aucun trait ne révèle vae prolondeur de maliee eomparaUe ft celle dont
• Il a été indioné phu hant (p. 4^7, note il qoe eetle même scène de Térence corraspondail en partie ft u seèae ir de racte I de Molière.
trouble celui que nous vouIods faire est une chose que je ne puis souffirir, et je viens de consulter des avocats pour le faire casser.
SGAPUf. ^f I
Ma foi ! Monsieur, si vous m'en croyez, vous tacherezt par quelque autre voie, d'accommoder Taffaire. Vous savez ce que c'est que. les procès en ce pays-^ et vous allez vous entbncer dans d'étranges épines '.y
▲RGÀIITK.
Tu as raison, je le vois bien. Mais quelle autre voie ?
scÂPm.
Je pense que j'en ai trouvé une. La compassion que m*a donnée tantôt votre chagrin m'a obligé à chercher dans ma tête quelque moyen pour vous tirer d'inquiétude ; car je ne saurois voir d'honnêtes pères chagrinés par leurs enfants que cela ne m'émeuve j^ et, de tout temps, je me suis senti pour votre personne une inclination particulière.
ÀRGÀIITB.
Je te suis obligé.
SCÀPIN.
J'ai donc été trouver le frère de cette fille qui a été épousée. C'est un de ces braves* de profession, de ces
Seapin donne tant de preures, Géta qui n*a pat non plus, il s^en faut, le don d'une parole aussi prompte et mordante, montre beaucoup d'adresse et dTasprit à proposer et à faire accepter, une Si une, les conditions pécuniaires miies par le parasite è son concours ; il réussit à jouer les deux yieillards. Il eit vrai que le second n*est qu'une ombre d'adrersaire : gagné du premier 0Mt, concédant tout, [Sayant la plus grosse part, atan^ant encore le reste, il aide plutôt à abujier l'autre dupe. Géta n'a pas recours d'ailleurs au princ^al moyen que fait deux fois valoir Seapin avec un si comique acbameinatt. Dans la grande colère du valet contre la scélératesse et l'avidité des gens de jostiee, Molière est tout à fait original.
I. S'enfoncer dans des épines^ comme qui dirait s* enfoncer dans des hal" Usrs, dans un bois fourré ^ plein d*arbusles épineux, Figurément, c'est s'engager dans une aCTaire pleine de diCGcuItés et de désagréments. {Ifote d'Auger.) a. Avee l'addition des mots « de profession, » brupe est bien iei sjno- B, comme si communément l'italien ironique hravo^ de spadaaân, eonpe-