‹ Œuvres de MolièreChapitre 429 sur 541 · ACTE II, SCÉNB VIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÉNB VIL

SCÂFIlf.

Eh! Monsieur, songez- vous à ce que vous dites? et vous figurez-vous que ce Turc ait si peu de sens, que d*aller recevoir un misérable comme moi à la place de votre fils ?

G^RONTE.

Que diable alloit-il faire dans cette galère ?

SCAPIN

Il ne devinoit pas ce malheur. Songez, Monsieur, qn^il ne m*a donné que deux heures.

GÉRONTS.

Tu dis qu*il demande....

SCÂPIN.

Cnq cents écus.

GJROlfTE.

Cinq cents écus ! N*a-t-il point de conscience ?

Vraiment oui, de la conscience à un Turc.

GBROIITE.

Sait-il bien ce que c*est que cinq cents écus ?

SCAPIN

Oui, Monsieur, il sait que c*est mille cinq cents livres.

GlfRONTS.

Croit-il, le traître, que mille cmq cents livres se trouvent dans le pas d*un cheval* ?

SCAPIN

Ce sont des gens qui n*entendent point de raison.

GÉRONTB.

Mais que diable alloit-il faire à cette galère *?

SCAPIN

Il est vrai; mais quoi? on ne prévoyoit pas les choses. De grâce. Monsieur, dépêchez.

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