‹ Œuvres de MolièreChapitre 430 sur 541 · Dém cette gelêre · texte numérisé non relu

Dém cette gelêre

48o LES FOURBERIES DE SGAPIN.

GÉROim»

Tiens, voilà la clef de mon armoire.

Bon.

Tu l'ouvriras.

Fort bien.

g£rontb.

SCAPIlf.

GlfaONTS.

Tu trouveras une grosse clef du côte gauche, qui est celle de mon jyenier. V"

SCAPIN

GÉROWTE.V^

Tu iras prendre toutes les hardes^qui sont dans cette grande manne, et tu les vendras aux fripiers, pour aller racheter mon fils. y\j ^

SCAPIN, en lui rendant la def.

Eh! Monsieur, rêvez-vous? Je n'aurois pas cent francs de tout ce que vous dites; et de plus, vous savez le peu de temps qu'on m'a donné.

GÉROMTB.

Mais que diable alloit-il faire à cette galère*?

SCAPIlf.

Oh! que de paroles perdues! Laissez là cette galère, et songez que le temps presse, et que vous courez risque de perdre votre fils. Hclas! mon pauvre maître, peutêtre que je ne te verrai de ma vie, et qu'à l'heure que je parle, on t'emmène esclave en Alger. Mais le Ciel me sera témoin que j'ai fait pour toi tout ce que j'ai pu ; et que si tu manques à être racheté *, il n'en fkut accuser que le peu d'amitié d'un père.

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