‹ Œuvres de MolièreChapitre 439 sur 541 · Hyacorb, k ZtrèmêUê · texte numérisé non relu

Hyacorb, k ZtrèmêUê

deux dans les mêmes alarmes, toates deux exposées k la

même infortane.

xBaBiNsm.

Vous avez cet avantage, au moH^s, qne vous savez de r ^ qoi vous êtes née ; et que rappiude vos parents, que voua

pouvez faire connoitre, est capable d^ajuster tout, peut assurer votre bonheuri et faire donner un consentement au mariage qu'on trouve fait. Mais pour mot, je ne rencontre aucun secours dans ce que je puis être, et Ton me voit dans un état qui n'adoucira pas les volontés d'un père qui ne regarde que le bien'*

HYACIMTB.

Mais aussi avez-vous cet avantage, que Ton ne tente point par un autre parti celui que vous aimez.

ZBRBIRBTTB.

Le changement du cœur d'un amant n'est pas ce qu'on peut* le plus craindre. On se peut naturellement croire assez de mérite pour garder sa conquête ; et ce >{ue je vois de plus redoutable dans ces sortes d'affaires,

/ c'est la puissance paternelle, auprès de qui tout le mé-

' rite ne sert de rien. /

HTACIlfTB.

Hélas! pourquoi faut-il que de justes inclinations se trouvent traversées? La douce chose que d'aimer, lorsque l'on ne voit point d'obstacle à ces aimables chaînes dont deux cœurs se lient ensemble I

scÀPiir.

Vous vous moquez : la tranquillité en amour est un calme désagréable ; un bonheur tout uni nous devient ennuyeux; il faut du haut et du bas dans la vie' ; et les

I. L*argeiit, la fortane. -* a. Ce qae I*onpeot. (1734.) 3. Iftme de Sérigné ràonitsait haui et bas comme une sorte de nom compote inTarUble : « Il eut de grands haut et bas dans sa Tie, » c*est->à-dire plosîeurs fois da haut et da bas dans sa TÎe, de grandes TÎcissitudes. (Lettre aatographe de 1690, tome ÏX, p. 5a8.)

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