ACTE III, SGÂNB II
•CAFIII.
Votre filS| Monsieur, est en lien de sûreté; mais vous courrez* maintenant, youSi le péril le plus grand du monde, et je voudrois pour beaucoup que vous fussiez dans votre logis.
GJROITTB.
Comment donc?
SCAPIlf.
A Theure que je parle, on vous cherche de toutes
parts pour vous tuer.
ciROim.
Moi?
SCAPIN
Oui.
Et qui?
SCAPIN
Le frère de cette personne qu*Octave a épousée. Il croit que le dessein que vous avez de mettre votre fille à la place que tient sa sœur est ce qui pousse le plus fort à faire rompre leur mariage; et, dans cette pensée, il a résolu hautement de décharger son désespoir sur vous et vous ôter* la vie pour venger son honneur. Tous ses amis, gens d^épée comme lui, vous cherchent de tous les côtés, et demandent de vos nouvelles. Tai vu même deçà et delà des soldats de sa compagnie qui interrogent ceux qu'ils trouvent, et occupent par pelotons toutes les avenues de votre maison. De sorte que vous ne sauriez aller chez vous, vous ne sauriez faire un pas ni à droit', ni à gauche, qae vous ne tombiez dans leurs mains. J
I. Vont eouroi. (1874, Sa, 1734.) — n est bias pottible qu« la Uçon eomrrêz de l*éditioiB orig^ak et des troU icnagèree ae to&t q«*«w fmto dliprnarieH de la imaaièri, reprodohe par lea trait aatrat, oa q«*«w laato d*ordiographe (le pîteat 4erk par de«x r).
%, Et de Tons 6t«r. (17I4O
3. S«r la ferM dMl, qid iwîairt pht loin (p. 49S) daot etile ▼•yai teat m, p. 4i5, wilts.
Que ferai-je, mon pauvre Scapin ?
SCÀPIH.
Je ne sais pas, Monsieur, et voici une étrange aflhire. Je tremble pour vous depuis les pieds jusqu'à la tête,
et.*.. Attendez. (U m retonmey et fait iemUant d'aUer Toir aa bout da théâtre s*il 11*7 a penonna^.)
GÂBOUTBi en tremblant*
Eh?
SCAPIN I en rerenant •
Non, non, non, ce n*est rien.
GÉRORTX.
Ne saurois-tu trouver quelque moyen pour me tirer de peine?
SCAPIlf.
J'en imagine bien un ; mais je courrois ' risque, moi| de me faire assommer.
' "" GÉRONTB.
Eh! Scapin, montre-toi serviteur zélé : ne m'abandonne pas, je te prie.
SCAPIN
Je le veux bien. J'ai une tendresse pour vous qui ne sauroit soufirir que je vous laisse sans secours.
GÉRONTE
Tu en seras récompensé, je t'assure; et je te promets cet habit-ci, quand je l'aurai un peu usé.
Attendez. Voici une aflFaire* que je me suis trouvée •
I. Scapin /ait (faisant ^ 1773) semblant tTaller voir am fond du tkiàtrm 4*ily etc. (1734.)
a. ScAFXK, rwenant. (Ibidem,)
3. Coureroist dans let éditions de 167 1| 74» 7$ A* 8a, 84 A, i73o, 33.
4. An sens, très-familier, d* « objet ». De non moindre familiarité ait le « quelque cbose » du couplet suiyant de Scapin.
5. Que je me suit trouvé aToir, trouvée sous la main. La cometion qa*on s*eitpannisedansréditionde 1734: « que i*ai trouvée »,c]iange an pan le aana.