‹ Œuvres de MolièreChapitre 443 sur 541 · ACTE III, SCÂNE IL «gS · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÂNE IL «gS

fort à propos pour vous sauver. Il faut que vous vous mettiez dans ce sac et que...»

GéaOIlTBi eroyant Toir qnelqii*on.

Ah!

scÀPiir.

Non, noiii non, non, ce n*est personne. Il faut, dis-je, que vous v^us mettiez là dedans, et que vous gardiez* de remuer en aucune façon. Je vous chargerai sur mon dos, comme un paquet de quelque chose*, et je vous porterai ainsi au travers de vos ennemis, jusque dans votre maison, oii quand nous serons une fois, nous pourrons nous barricader, et envoyer quérir main*forte contre la violence.

GBRONT8.

L*invention est bonne.

SCAPIlf.

La meilleure du monde. Vous allez voir. (A put.) Tu me payeras Timposture.

GtBOWntm

Eh?

SCAPIN. ^' ' '

Je dis que vos ennemis seront bien attrapssT- Mettezvous bien jusqu*au fond, et surtout prenez garde de ne vous point montrer', et de ne branler pas, quelque chose qui puisse arriver.

I. Garder, dit rAetdcmk en 1694, « figAiSe encore neatralement prendre garde qa*iine ehoee n'arrire. GsnUs de foMàer. G^inles hUm de /aire Cela. • Compares, «a tome Vil (p. nSç et note 3) , le débat de MomtUmr dé Pcmreeamgiuicg et, «a toaeUl (p* s5n et 953), les Tera 1347 et i36o de rÉeoU dês fimumt. Dent aea Mitiuns 3 et 4, rAeadêmîe omet ffordêr^ «a tena neatre; poia, dtna aea troia demîirea, & tort, crojona-nona, elle ne le donne paa, en ee aana, «fw 4t, mab aenl amant afoe fne et ne.

n. Oe n'importe qnoi.

3. Ayex aoia de ne Tona point montfer. Le ivni aena de frémira gtdê, •aoa négation à la aaite, eat énUr, ermUdrê (de,,.) : ▼ojès le Didiennnfre de Litiré à Gaisb, Sn de 5*.

Laisse-moi faire. Je saurai me tenir... ^.

SCAPUI.

Cacher-vous : voici un spadassin qui vous cherohe. (Ea oontrefaiaant m toIx.) « Quoi? je n^aurai pas Tabantagc dé tuer ce Geronte, et quelqu^un par charité né m*eii«

seignera pas où il est? » (▲ Géront»aT«OMToizocdiBairB.) N^ branlez pas. (Reprenant ion ton eontreliH.) « Gadédis% je lé

trouberai, se cachat-il au centre dé la terre. » (▲ Gé-

ronte «Tee ion ton natnrel.) Ne VOUS montrez paS. (Tootleluifiig» gaicoB eit eappoeé de oelni qn'il oontre£ût, et leietie de Ini'.) « Oikj

rhomme au sacl » Monsieur. « Je té vaille un louis, et m^enseigne^ où put être Geronte. » Vous dierchez le Seigneur Géronte? « Oui, mordi! je lé cherche. » Et pour quelle afiairei Monsieur? « Pour quelle affaire? » Oui. a Je beux, cadédis, lé faire mourir sous les coups de vaton*^. » Oh ! Monsieur, les coups de bâton ne se donnent point à des gens comme lui, et ce n*estpas un homme à être traité de la sorte. « Qui, ce fat dé Geronte, ce maraut, ce velître ?» Le Seigneur Géronte, Monsieur, n*est ni fat, ni maraud, ni belitre, et vous devriez, s*il vous plaît, parler d*autre façon. « Comment, tu mé traites, à moi*, avec cette hautur? » Je défends, comme j^ dois, un homme d'honneur qu'on offense. « Est-ce que tu es des amis dé ce Geronte? » Oui, Monsieur, j'en suis.

I. Il n*y a qa*an point aprèt ce Terbe dans Tédition de 1734.

a. M. Adelphe Espagne (p. 18) traduit par « tête (cap) de Dlea » ce joron proTcnçal, qa*on a déjà ru aa Ballet des nations (ci-deMas, p. ai 3], et, comme ici, dan« la bonche d*an Gascon.

3. Cette indication a été supprimée comme inutile dans l'édition de 1734, qui met en italique ce que nous marquons par des guUloncts. Il n^y en a poûai dans les éditions ancienneS| et elles mettent en italique, sans parentfaèaee, lee indications qui sont ici eu petit texte et entre parenthèses.

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