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s* D dut commencer à s^en occuper vert la fia d'octobre 1671. A la date du 14 de ce mois, Fagent brandebourgeois fieok joignit
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53o LA COMTESSE D'ESGARBÀGNAS.
pour montrer que c'était lui qui était là, il ne lui fallait ni beaucoup de temps, ni un champ très-ëtendu. Il tenait en réserve bien des idées, bien des tableaux comiques, et, comme il l'a dit dans V Impromptu de Versailles^ ^ « vingt caractères de gens où il n'a point Xouché, » où il aurait touché dans de belles comédies, toutes prêtes à naître encore, s'il n'avait pas manqué de loisir et s'il avait vécu quelques années de plus. De ce fonds inépuisable il eut bientôt fait de tirer, dans une occasion si médiocre, plusieurs figures originales, qu'il a esquissées dans sa Comtesse d' Escarbagnas par un petit nombre de touches rapides, et toutefois si frappantes, que le croquis laisse entrevoir la grande peinture qu'il pouvait aisément devenir.
Le sujet avait été habilement choisi pour une pièce destinée à la cour. Celle-ci y voyait bafouées les femmes de hohereanx, qui, ayant toujours été tenues loin de sa politesse élégante, croyaient pouvoir la singer; et le noble auditoire de Saint- Germain y trouvait à rire des grands airs des comtesses de province, du pédantisme des robins et de la grossièreté des financiers.
On a pensé que Molière avait développé, comme il paraît avoir fait d'autres fois, une petite pièce ébauchée par lui en province. Il a mis la scène à Angoulême. Benjamin Fillon soupçonnait qu'il avait en effet trouvé là le modèle de la ridicule comtesse, et que celle-ci était une Sarah de Pérusse, fille du comte d'Escars et femme du comte de Baignac, à laquelle Mo* lière a donné un nom formé de l'assemblage des deux noms*. Ceux de Tibaudier et de Harpin lui paraissaient avoir la même origine angoumoise. Cette remarque, qui semble quelque peu
à son rapport une sorte d^annexe en français (Beilage), recueil de petites nouvelles et faits divers sans doute, où il est dit : c Molière travaille par ordre du Roi à faire une nouvelle comédie, qui se puisse ajuster avec ce grand ballet. » Voyez les intéressants extraits des correspondances ou journaux manuscrits de trois agents diplomatiques allemands publiés par M. le docteur W. Mangold, dans le Molière- Muséum^ année i883; celui-ci est à la page 174.