‹ Œuvres de MolièreChapitre 478 sur 541 · Tome IV, p. 3ii (édition Chëruel · texte numérisé non relu

Tome IV, p. 3ii (édition Chëruel

4. Dans Tédition, du moins, des Mémoires qui rient d^ètre citée, et qui a été donnée d*après le manuscrit autographe. On sait combien diffère le texte des éditions précédentes. Dans la collection Michaud, qui reproduit Tédition d* Amsterdam (1785), la date paraîtrait moins exactement fixée (troisième série , tome IV, p. 470, colonne 3), s*il n'était clair qu'il ne faut pas prendre à la lettre le premier membre de phrase : c Le jour que Hadcme arrira^ il y eut un ballet composé de plusieurs entrées qu'on avoit prises des anciens ballets, i

5. Gazette du 5 décembre 1671, p. 1168. — Les dates de ram- Tée de Madame^ le mardi i*' décembre 1 671, et de la première représentation du ballet, le mercredi a, sont exactement données dans le rapport de Beck (royez ci-dessus, p. Sag, note a) daté du 5 décembre. Nous en traduisons quelques lignes : « Le soir (du s), le Roi fit danser, pour dÎTertir Madame, un beau ballet, qui a été trouvé d'autant plus agréable, qu'on y a réuni tout ce qu'il y aroit de mieux dans les ballets donnés depuis plusieurs années. On joua aussi une comédie contre les Hollandois^ et ce divertissement dura de cinq heures k minuit (p. 175 des extraits). 9 M. le docteur Mangold n'a pas oublié de noter la manière bizarre dont Beck désigne la Comtesse d^Rsearhagmeu^ ayant fait attention sortont aa

deuils sur Temploi de la joamëe de Madame, à Saim-Germiûii, le 2 dëcembre, ajoute : « Le soir, on donna à cette princesse le divertissement d'un ballet que le Roi avoit fait prëpa* rer pour la régaler k son arrivée. » Ce ballet compose, comme il a déjà ëtë dit, de tout ce qui avait paru de plus beau dans les divertissements royaux des dernières années, fut appelé le Ballet des ballets. C'était le soin d'enchaîner ces divers fragments que le Roi avait confié à Thabileté de Molière. Celuici imagina quelques scèn^, dont les personnages étaient des gens réunis pour avoir le spectacle d'une pièce galante à intermèdes. Il n'y eut donc de nouveau dans le Ballet des ballets que la comédie jugée nécessaire pour servir de lien, de soudure, et une pastorale qui y était jointe, et dont aussi Molière était l'auteur. ^

Dans le Livre du Ballet des ballets publié en 167 1 par Robert Ballard nous ne trouvons l'analyse ni de la Comtesse d*Escai^ hagnas^ qu'heureusement nous possédons, ni de la Pastorale^ dont la perte est regrettable ; car des vers de Molière, fût-il probable qu'ils n'étaient pas entre ses meilleurs, ne sauraient jamais sans dommage être perdus. De cette bergerie, dont on peut se faire quelque idée par la Pastorale comique de 1667, on ne connaît aujourd'hui rien de plus par le Livre que les noms des personnages et des acteurs.

Comment le tout était -il disposé ? Le Livre donne le plan général, avec quelques détaib incomplets, qui ne fournissent pas sur tous les points des éclaircissements suffisants. Il nous apprend que la comédie était divisée en sept actes. 11 n'est pas besoin de dire que la Comtesse d^Bscarbagmu^ telle que nous l'avons, et si Ton ne savait pas qu'une pièce y était iutercalée, n'aurait pu admettre cette division. Elle est aujourd'hui en un acte, et c'est tout ce que comportent ses neuf scènes. Évidemment le rédacteur du Livre voulait que sous le nom de comédie fussent comprises et les scènes auxquelles, pour nous, ce nom

passage de la première scène, oik le Vicomte se plaint d'une a fiitigante lecture de toutes les sottises de la Gazette de Hollande ; » et il dit fort bien que cette préoccupation singulière montre ce qui avait particulièrement intéressé Thomme politique, auteur du Rapport. Supposons, à sa place, quelque Vadins : U aurait pu n« voir dans la petite pièce qu'une comédie contre Jean Despautère«

convient partieùlièrenieiit, et la PetstonAt qu'dies encadrai^iL Tous les éditeurs de Molière Tont entendo ainsi. La supposition qui a paru plausible, et que nous adoptons «ans peine, est que le juremier acte, prëcëdé du Prologue, finissait avec la seène tii de la Comtesse d'Escarhoffuu^ après Touverture des violons, annonçant le commencement du divertissem^it re* présente chez la Comtesse. On jouait alors, pour cçlle-d et pour tous les invités, la Pastorale^ que Ton doit crcûre avoir eu cinq actes, et qui amenait les intermèdes. Le .cinquième acte, qui se trouvait le sixième de toute la comédie-^ était suivi des chants italiens et espagnols. Cest à ce moment que le Receveur des tailles venait tout interrompre. Ainsi commençait un nouvel acte, le septième, qui était composé des scènes vin et ce de la comédie proprement dite, et du « reste du spectacle, » comme dit le Vicomte, c'e8t4-dire du dernier inClermède de Psyché.

L'ordre et la distribution des actes et -des intermèdes sont marqués par le Livre y que Ton trouvera draprès, à la suite de la Comtesse d^Escarbagnas^.

La troupe de Molière, appelée à Saint-Oermain ponr les Ates qui devaient être données à Madame, y arriva le vendredi 27 novembre 167 1, et n'en partit que le lundi 7 décembre '. Elle représenta quatre fois alors le Bedlet des ballets: la première fois le a, conmie nous Pa appris la Gazette du 5 décembre*. Celle du 12 décembre* parle des trois r^résentations suivantes. On lui écrivait de Saint-Oermain, en date du 1 1 : « Les divertissements de la cour ont élé continués.

I. Nous ayons abrégé ce Livre ou Livret, que noas donnons en appendice^ en renrojant, pour les morceaux pris dans de précédentes pièces de Molière, aux endroits d^où ils ont été tirés.

s. Regiitre de la Grange,

3. Voyez plus haut, p. 53a, note 5. — Beck (ci-dessus, note % de la page 599) dit, à la date du 13 décembre (p. 175 : nous le traduisons), que t le ballet fut dansé le dimanche précédent (6 décembre)^ pour la quatrième fois, en Thonueur de Madame; et, comme on ne le dansera plus ayant Noël, il est venu, pour le voir, tant de monde à Saint-Germain, qu^on pouvait a peine se remuer, si grande était la presse. »

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