‹ Œuvres de MolièreChapitre 479 sur 541 · Page · texte numérisé non relu

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par le ballet, qtd a M encore dans^ trois fois. » Ce n*tftait pas assex pour la eour, qni, ayant pris goutta brillant divèrtissementy ne tarda pas à le reprendre.

Les galantes magnificences, offertes à !a noayelle duchesse d'Orlëans, n'ayaient pas étë interrompues. On nous permettra quelques mots sur celle qui ëtait l'objet de ces attentions royales. Mme de Sëvignë, après avoir dit dans une lettre à sa fille, du 1 3 janvier 1672^ : « Il y a tous les soirs des bals, des comédies et des mascarades à Saint*Germain, » ajoutait ced, qui semblerait hyperbolique : a Le Roi a une application à divertir Madame qu'il n'a jamais eue pour l'autre. » Mademoiselle de Montpensier ne parle pas autrement, lorsqu'elle raconte* quelle impression la Palatine avait faite sur le Roi, à la première entrevue qui eut lien à Villers-Cotterets : a II en revint si charmé, que c'ëtoit la femme qui avoit le plus d'esprit, d'agrément, qui dansoit bien, enfin que feu Bladame n'étoit rien auprès ; tout ce qui étoit avec lui étoit de même. » Ces citations, quoique se rapportant au temps des divertissements de Saint-Oermain, seraient étrangères à notre sujet, si quelquesuns n'avaient conçu l'étrange pensée que Molière avait eu peutêtre la malicieuse, il faudrait dire l'indécente intention de se moquer d'une ridicule princesse, en lui montrant, pour sa bienvenue, une ridicule comtesse*. L^agrément que le Roi et toute la cour trouvèrent à la jeune femme aurait dû suffire pour avertir d'une invraisemblance, contre laquelle proteste d'ailleurs tout ce que l'on sait du bon goût de Molière et de son respect pour les personnes royales. Lorsque Madame vint en France, à l'âge de dix-neuf ans, il ne faut pas se la représenter prêtant à rire par les singularités et la rudesse qu'elle montra plus tard, ni penser au portrait tracé par Saint-Simon : a la figure et le rustre d'un suisse *, » ou à celui qu'elle-même, vieillissante, a fait de sa laideur, de sa grosseur monstrueuse : a je suis aussi carrée qu'un cube*. » Ce qu'elle eut ainsi d'inélé-

I. Lettre a37, tome II, p. 465. — a. Mémoires^ tome IV, p. 3 10.

3. Voyez le Grand dietionnaire universel du XIX* siècle^ de Pierre Larousse, à Particle Covrasss d'Escaebaghas.

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