‹ Œuvres de MolièreChapitre 485 sur 541 · SOMMAIRE · texte numérisé non relu

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SOMMÀIRB

DE

C'est une fiu'ce *, mais toute de caractères, qui est une peinture nalre, peut-être en quelques endroits trop simple, des ridicules de la proTince, ridicules dont on s^est beaucoup corrige à mesure que le godt de la société et la politesse aisée qui règne en France se sont répandus de proche en proche.

I. Dans rintitulé de l'article, la pièce est appelée par Voltaire ff petite comédie »•

ACTEURS K

LÀ œMTESSE D*ESGARBAGNAS.

LE œMTE, son ûls*.

LE VICOMTE, amant de Julie.

JULIE, amante du Vicomte.

MONSIEUR TIBAUDIER, conseiller*, amant de la Ck>mte8se.

MONSIEUR HàRPIN\ receveur des tailles *, autre amant de la Comtesse.

I. Sur la diitribution des rôles, Toyez à la Notice ci-detsas, p. 537 et 538. Voici ce que de Beauchampt, dans set Reekerehes sur les théâtres Je France (III* partie, Particularités Je la pie de quelques comédiens français ^ p. 175), dit du plus jeune des acteurs: c Le petit Gaudon fit le petit Comte dans la troupe de Molière en 1671, dans la Comtesse <CEicarhagnas, Je ne sache pas qu*il ait joué d*autre rôle depuis, ni qu*il ait mont^ sur le théâtre que dans cette occasion. » — La gniTure de i68s est intéressante. Elle montre réunu tous les personnages principaux, excepté Monsieur Harpin. Le petit Comte, une miniature de gentilhomme, en grand habit arec perruque et épée, récite, la tête haute, son Despautère, en fiice de Monsieur Bobinet, qui Técoute un doigt leré; le précepteur de campagne est de mine assez rustre et négligée, il a les cheTeux courts, les bouquets de barbe du temps, et porte une espèce de soutane à rabat uni. Monsieur Tibaudier, en robe, penche la tête d*un air doux. Le Vicomte et Julie sont tels que naturel* lement on se les représente. Ce qui doit être remarqué, c*est que la Comtesse, qui éûdt certainement ridicule de langage, d*accent et de manières, ne semble pas Têtre de sa personne; elle est encore assez jeune , et Tartiste ne Ta point dessinée en charge.

a. La Coirra, fib de la Comtesse d'Escarbagnas. (1734.)

3. Conseiller au présidial d*Angouléme, comme Tarait été Thomas de Girac, un ami de Balzac, dont parle le Dictionnaire fio» graphique ^Expillf (tome I, 176a, article Avooulémb, p. 191)* Les présidiaux répondaient à nos principaux tribunaux d*arrondiasement.

4. Castil-Blaze a fiût remarquer l'analogie qu*il y^a entre ce nom et celui d*IIarpagon (rojei notre tome VII, p. Si, note i).

5. Reeereur des taillât de Téketioii d'Angoulême, Tune des einq

55o ACTEURS.

MONSIEUR ROBINET, précepteur de Monsieur le Comte. ANDRÉE, suivante de la Comtesse.

JEANNOT, laquais^ de Monsieur Tibaudier.

CRIQUET*, laquais de la Comtesse.

La scène est à Angouléme.

de U gëDëralité de Limoges, et d'assez grande importance, puisque, d'après d^Expillj (p. 189), elle était composée de 269 paroisses, « dont la taxe pour la taille était de quatre cent nailie liTres. »

X. FaUt, au lieu de laquais, dans l'édition de 1734, ici et à la ligne suirante.

a. Le mot de criquet, par allusion à une espèce de sauterelle ainsi appelée, s'est dit et se dit encore, d'après l'Académie (1878), de mécbants petits cheTaux et de petits hommes maigres. Il est bien possible que Molière, en distribuant les rôles, ait donné à la Comtesse le ridicule d'aroir appliqué à quelque gros jeune paysan * ce nom expressif, qu'aurait pu receroir par plaisanterie un fin petit laquais TÎf et léger.

* Voy« d-aprèt, p. 56o, note 4, une citation d*AiiBè-Maitin.

LA

COMÉDIE

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