‹ Œuvres de MolièreChapitre 496 sur 541 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

fort rudement pour ma tète, et vous me Tavez déboîtée. Tenez encore ce manchon, ne laissez point traîner tout cela, et portez-le dans ma garde-robe. Hé bien, où vat-elle, ou va-t-elle? que veut-elle faire, cet oison bridé* ?

▲NDRÉB.

Je veux, Madame, comme vous m'avez dit, porter cela aux garde-robes *.

LÀ COMTESSE

Ah, mon Dieu! Fimpertinente. Je vous demande pardon. Madame. Je vous ai dit' ma garde-robe, grosse bête, c'est-à-dire où sont mes habits.

ANDRÉE

Estrce, Madame, qu'à la cour une armoire s'appelle une garde-robe?

LA COMTESSE

Oui, butorde, on appelle ainsi le lieu oii l'on met les habits.

ANDRÉE

Je m'en ressouviendrai, Madame, aussi bien que de votre grenier qu'il faut appeler garde-meuble.

LA COMTESSE

Quelle peine ^ il faut prendre pour instruire ces animaux-là !

I. On • Ta ci-detwt, p. 5o5, note a, ce qne Faretière entendait pro* pmnent par ow«mi bridé,

%, Noat n*aToni pat tu d*atttre eiemple de gûrdf-robe employé an plane! de cette façon. Littré en cite an de Montaigne (liyre I, chapitre m, tome I, p. a5), pour « chaise percée >, mais au aingulier. Le mot pourrait bien aroir eu aa dix-septième siècle le sens qa*aTait dès lors et a encore sMê^ et Ton comprend combien la Comtesse est choquée de l'acception à laquelle se prête ce pluriel de la réponse d* Andrée.

3. {A Jmiie.) Je vous demande pardon, Madame. [A Amtirée.) Je foai ai dit. (1734.)

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