‹ Œuvres de MolièreChapitre 5 sur 541 · I. D*une manière exacte, complète · texte numérisé non relu

I. D*une manière exacte, complète

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Tiieei Bérénice^ que l'on joua le vendredi aS. Notre comëdie ne reparut que huit jours après, le vendredi 5 décembre. Elle fut donnée six fois ce mois-là :

Vendredi 5 décembre, Bourgeois gentilhomme Dimanche 7 — Idem,

Mardi 9 — Idem,

Vendredi 19 ^ Bourgeois gentilhomme Dimanche 11 — Idem,

Mardi ^3 — Idem,

Une lettre en vers de Robinet, écrite le ao de ce mois de décembre, fait grand éloge du jeu des acteurs de <c la digne troupe du Roi » chargés des rôles de la comédie héroïque de Corneille et de la comédie-ballet de Molière. Dans la première, ils ce font très-bien leur personnage, »

Ainsi que tous pareillement Font dans le Bourgeois gentilhomme^ Où la Grange, en fort galant homme, Fait le rôle qui lui sied mieux, SaToir celui d*un amoureux^.

Dans sa lettre de la semaine suivante (27 décembre), le même nouvelliste parle encore du Bourgeois gentilhomme à propos d'un spectateur qui ne dut pas paraître beaucoup moins amusant qu'un Turc. S*il était venu plus tôt chez nous, il aurait pu, à défaut de l'ambassadeur du sultan, donner ridée dUntroduire dans la Cérémonie les figures étranges de sa nation. C'était don Mathéo Lopez, ambassadeur du roi d'Arda en Guinée, qui, le 19 décembre, avait été reçu à l'audience du Roi. Ce nègre y avait paru avec trois de ses fils. La cour s'était sans doute beaucoup réjouie lorsque, arrive au pied du trône, il en avait monté trois degrés, se prosternant trois fois le ventre contre terre, avait mis les doigts sur ses yeux et s'était tourné de côté, comme indigne de regarder Sa Majesté en face^. Robinet nous apprend qu'il fut, avec sa famille, diverti gratis par les comédiens :

L'ayant, Tautre jour, chez Molière,

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