A Madame Jourdaim
2. En d*autres termes, eoaune il va dire i Tinstant, pour être mienz pris, « le langa^ qn« boos parloni . »
io6 LE BOURGEOIS GENTILHOMME.
MADAME JOURDAIN
Cela s^appelle comme oo veut l'appeler.
MONSIEUR JOURDAIN
C'est de la prose, ignorante.
MADAME JOURDAIN
De la prose?
MONSIEUR JOURDAIN
Oui, de la prose. Tout ce qui est prose, n'est point vers; et tout ce qui n'est point vers, n'est point prose*. Heu', voilà ce que c'est d'étudier*. Et toi\ sais-tu bien comme il faut faire pour dire un U?
NICOLE
Comment?
MONSIEUR JOURDAIN
Oui. Qu'est-ce que tu fais quand tu dis un U?
NICOLE
Quoi?
MONSIEUR JOURDAIN
Dis un peu, U, pour voir ?
NICOLE
Hë bien, U.
Qu'est-ce que tu fais?
NICOLE
Je dis, U.
MONSIEUR JOURDAIN
Oui ; mais quand tu dis, U, qu'est-ce que tu fais ?
NICOLE
Je fais ce que vous me dites.
I. N*est point vers, est prose. (1O74, 8a, g4 B, 1734.) Y a-t-il une fiiate dans l'original? Est-ce Molière qai a voulu que M. Jourdain s*embronillftt ici font à fait?
a. Hé. (1734.)
3. Voilà ce que c'est que d'étudier. (1G84 A, 94 B, 1730, 33, 34.) Compam ci-dessus, p. 96, note 3.