‹ Œuvres de MolièreChapitre 78 sur 541 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

MONSIEUR JOURDAIN

O rétrange chose que d'avoir affaire à des bêtes! Tu allonges les lèvres en dehors, et approches la ma* choire d'en haut ^ de celle d'en bas : U, vois-tu ? U. Je fais' la moue : U.

NICOLE

Oui, cela est biau.

MADAME JOURDAIN

Voilà qui est admirable.

C'est bien autre chose, si vous aviez vu O, et Da, Da, et Fa, Fa.

MADAME JOURDAIN

Qu'est-ce que c'est donc que tout ce galimatias-là ?

NICOLE

De quoi est-ce que tout cela guérit ?

MONSIEUR JOURDAIN

J'enrage quand je vois des femmes ignorantes'.

MADAME JOURDAIN

Allez, vous devriez envoyer promener tous ces genslà, avec leurs fariboles.

NICOLE

Et surtout ce grand escogriffe de maître d'armes, qui remplit de poudre^ tout mon ménage.

MONSIEUR JOURDAIN

Ouais, ce maître d'armes vous tient fort au cœur*. Je te veux faire voir ton impertinence tout à l'heure, (il fiît

apporter les flearets, et en donne un à Nicole .) Tiens. RaiSOU

I. Vojex ct'dessas, p. 85. —a. Voit-tu? Je fais. (16741 Si, 1734.)

3. Voyez et-det«ut, à la Notice (p. 33), rindieation d*aoe teène At^Nmies d* Aristophane, entre Strepsiade et son fib, qne rappelle ce passage de la scène de Molière.

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